‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 216 sur 275 · VaLTon, Droit social, pp · texte numérisé non relu

VaLTon, Droit social, pp

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droits. race

2) Quand il s’agit/de matières mixtes, c’est-à-dire de matières sur lesquelles les deux puissances exercent concurremment un droit de juridiction, il faut bien considérer l’ordre auquel se rattachent ces matières. Si elles regardent principalement l’ordre nâturel, comme les questions dé contfat, etc., alors chacun des deux pouvoirs peut exercer sur elles une pleine juridiction selon les exigences de sa finA Lorsque les matières se rattachent surtout à l’ordre rel, comme le contrat de mariage élevé à la dignité de sacrement par Jésus-Christ, l Église seule 4 droit sur ce qui con:titue le contrat, par exemple, la détermination des conditions de sa validité, et sur les effets qui en sont inséparables, comme l’éducation religieuse des enfants. Quant aux effets civils où temporels du mariage, tels que les successions, le pouvoir civil a le droit de s’en occuper pourvu qu’il tienne compte de sa subordination vis-

à-vis de “ Re mr res spirituelles ou strictement temporelles, À va sans dire que chaque pouvoir exerce son droit indépendamment de l’autre.

250. Entre l’Église et l’État il ne peut y avoir de séparation complète, absolue.— 1) Cette séparation est impossible. Comment en effet supposer que deux sociétés vivant l’une à côté de l’autre, composées des mêmes sujets, ne se rencontrent point un jour a:. l’autre? Par séparation faut-il entendre de la pa:t de l’État un athéisme officiel, c’est-à-dire la nége:.on

théorique ou l'exclusion pratique de toute religion; soit naturelle, soit révélée ? Alors elle est condamnable comme un crime envers Dieu et un attentat à la raison. Signifie-t-elle, cette séparation, indifférence «bsolue en matière de relig'on, ou neutralité religieuse ? Il faut encore la condamner parce que l'indifférence et la neutralité religieuses ne sont que de l’athéisme officiel déguisé

2) Qu:. faut-il penser de la neutralité confessionnelle ? Cette neutralité existe lorsque l’État ne fait alliance avec aucune religion, confession religieuse, mais .lni accorde le droit de vivre et de s'organiser selon ses propres règlements. En soi, en thèse, la neutralité confessionnelle est condamnable, car seule la vraie religion a le droit d’être protégée par l'État. Mais dans l’Aypothèse, dans la réalité des faits, et lorsque les circonstances l’exigent, l'État peut tolérer les faux cultes, pourvu toutefois que ceux-ci se maintiennent dans les limites de l’ordre et de la morale. Cependant l’État uoit laisser à la vraie religion une pleine et toujours entière liberté dans ‘. :complissement de sa mission et l'exercice de ses oits. (C’est l’enseignement de Léon XIII. («Si l’L.ise juge, dit ce grand pape, qu’il n’est pas permis de mettre les différents cultes sur !e même pied légal que la vrai religion, elle ne condamne pas pour cela les chefs d’ États qui, en vue d’un bien à atteindre, ou d’un mal à empêcher, tolèrent dans la pratique que ces divers cultes aient chacun leur place dans l’État, » (Immortale Dei.)

251. Entre l’Église et l’État doivent exister parfois des rapports concordataires.— Le concordat

est (jun arran accor uel l’É-

glise concède à l’État une part dans l'exercice des pou- RSR en

voirs qui lui sont propres, et l’État s'engage à protéger les intérêts He TÉMse selon te ôde convenu. » / Les parties co contractantes sont le Souverain Pontife agi — sant comme pasteur de l’Église universelle, et le chef de : État, empereur, roi ou président.9 Le but des concor-

als est de rétablir entre l’ Église et l État les relations à concorde un instant interrom ues..> Leur utilité on ne saurait la contester, car à l’Église fs apportent la protection “Tégale et officielle, à l’État ils procurent

la paix en nr aux dissensions religieuses qui

choses Pas RES et. mix irtes.

252. Comment l’Église rend service à la Société civile.— 1) Nous pouvons résumer tous les services que l’Église rend à la société civile en disant qu’elle est pour elle une source de paix et de tranquillité. En effet, par ses enseignements, l’ Église donne äux lois un appui. #En proclamant que toute autorité vient de

ieü, e assure aux gouvernements la prompte obéissance des e des sujets. Et cette doctrine de l'orge dti pouvoir, qui est ee de l Église, « «n'est pas seulement la plus véritable, elle est la plus salutaire qui se puisse concevoir. Si, en effet, l'autorité de ceux qui gouvernent est une dérivation du 50 wysoir-de Dieu même, aussitôt et par là même, elle acquiert une ignité plus qu’humaine ; ce n’est pas sans doute, cette grandeur faite d’absurdité et d’impiété que rêvaient les empereurs païens quand ils revendiquaient pour eux-mêmes les honneurs divins ;: mais une grandeur vraie, solide, et communiquée à l’homme à titre de don et de libéralité

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