Ibid
PA
nombreux qui les écoutent, ils présentent la doctrine de Jésus-Christ toute défigurée. Aussi bien ont-ils la t4- «ne belle quand on songe à l'ignorance et à la mauvaise foi qui règnent un peu partout. Et il leur est facile de faire des objections qui s'adressent, non pas à ce que l’Église enseigne, mais à ce qu'ils lui font enseigner. Un exemple typique de déformation, c'est celui du mystère de la Très Sainte Trinité (221).
IT. ILS RAPETISSENT LA VÉRITÉ. Souvent les adversaires cachent une partie de la vérité. Ce qu'ils en montrent est exact, mais séparé de la partie qu'ils escamotënt, n’est pas absolument vrai, et peut donner lieu à des conséquences absurdes. Ainsi l’Église enseigne que Dieu est à la foi infiniment bon et infiniment juste. Or les adversaires se contentent de proclamer que Dieu est infiniment bon. Sa justice, ils ont bien garde d’en parler. 7 En en faisant un chaleureux éloge de la bonté divine, ils arrivent à cette conclusion : Donc l’enfer est impossible !
III ILs EXAGÈRENT LES FAITS. Um bon moyen d'arriver à leur but est l’exagération. Un fait s'est-il produit, particulier, unique, aussitôt ils s’ei emparent, le généralisent, le multiplient, et naturellement, en tirent une conclusion injuste. Un ou deux .Qut-ils été indignes de leurs fonctions ? :ls s'écrient tout 1t de suite : « Les papes sont des criminels ! »
IV. “Its RÉPÉTENT TOUJOURS LES MEMES FAUSSE- TÉS SANS JAMAIS ÉCOUTER LA RÉPONSE. ( De toutes les figures de rhétorique, disait Napoléon, la répétition est ‘a plus éloquente ». Les adversaires de l’ Église le savent bien. Ts répètent sans cesse les mêmes vieilles objections sens jamais écouter la réponse. Ils mettent
Où mettant mnéilamnnisenens j scastimnméneeitinrnt dépinénnniei tpm ootan é
en ratique la recommandation de Voltaire : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ».
« Dans une réunion publique, un candidat chrétien était interrompu à chaque phrase par cette question : « Parlez-nous donc de la Saint-Barthélémy ! » D'abord il essaya de passer outre et d'exposer son programme : ce fut en vain ; la même interruption revenait sans cesse. Alors, prenant son parti : « Eh bien oui, s’écriat-il, je vais vous parler de la Saint-Barthélemy ! » Mais aussitôt les interrupteurs entonnèrent l’Internafionale, et il fallut lever la séance. Ce qui n'empécha pas, à la réunion suivante, le même candidat d'être interrompu à ses premiers mots par cette question :
Parlez-nous donc de la Saint-Barthélemy ! »
274. Comment se défont les objections contre ’Église.— Les adversaires de l’Église sont atteints
‘une maladie contagieuse que l'on pourrait appeler l’objectionite. Ils voient partout des objections, ils en trouvent partout. L'’ennemi pour eux c’est l’Église. La
d’un cas contagieux a une do iteà-tenir/ envers lui-mémeeÿenvers le malade. Pour lui-même, il
doit tâcher de ne pag contracter la malgdie. Quant au malade, il doit essayer de le guérir.
C'est la corduite que nous devons tenir à l'égard des malac .tteints d’objectionite. Nous devons d'a-
bord he pas prendre le mal et ensuite tâcher d’en guérir Quotre roisin.
1. CQXpUITE 4 L'ÉGARD DE Nous-MEMEs. La conduite à l'égard de nous-mêmes pett se famener à deux
préceptes : il ne faut ni nous éonner de l'objection, ni
surtout nous en efrayer.
A. NE PAS NOUS ÉTONNER DE L'OBJECTION. En religion, ilya toujours eu des objections, et il y eu aura toujours. A ft üremicre page de l'histoire du monde, on en trouve une dans la question du serpent à Êve : « Pourquoi Dieu vous a:t-il fait cette défense ? » L'Église est Ta grande géneuse. C'est dire que les occasions ne manquent pas d: lui lancer toutes sort. :'accusations.
B. NEpPas NOUS EFFRAYER DES OBJECTIONS. L'ob- -etion parait-elle redoutable? Soyons tranquilles, ce n'est pas encore cette fois que l'Église en mourra. Semble-t-eMe-mouvette 7? — Ne craignons rien, elle n’est que renouvelée et l’Église l'a déjà réfutée cent fois. Estelle neuve réellement? N'en soyons pas plus effrayés pour cela. L'Église n’en aura pas moins la réponse et le dernier mot lui restera. La vérité est une, et l'Église la possède.
ÏT. CoNDuiTE A L'ÉGARD DES ADVERSAIRES. De deux choses l'une, ou/ no connaissons la réponse, ou
je le la connaissons L: nous T4 connaissons, TT PE CUS voir cependant si elle à pour cause l'ignorance ou la maurqise foi. Si nous ne connaissons pas le réponse, il faut répondre quand ñ même, et voici comment : j;
A. PAR DES RÉPONSES GÉNERALES. La meilleure réponse générale que l’on puisse apporterf est celle fondée surl'autorité de l'Église. Dites à votre adversaire : je l’admets, il y a là une difficulté pour vous et pour moi; mais deux faits sont certains : le premier, c'est que l’Église enseigne telle vérité ; le second, c’est que l'Église à été fondée par Jésus-Christ qui ést Diëir ct à été autorisée par lui ñ enseigner Ja vérité. Je m'en tiens
là On peut faire appel aussi aux plus grandes infelli-
PSE CES
Béape
gences de tous les temps qui ont admis telle ou telle véritée contestée, say
B. PAR DES RÉPONSFS-RENVOIS-: Cette manière de répondre consiste à renvoyer les objectionnistes à ceux qui par devoir doivent éclairer leurs doutes et résoudre leurs difficultés. Rencontrez-vous quelqu'un qui vous consulte sur une question de droit, de médecine ou de théologie, renvoyez-le à un avocat, à un médecin ou à un prêtre, si vous n'êtes pas au courant d’aucune de ces trois sciences.
C. PAR DES RÉPONSES-QUESTIONS. On vous attaque sur les Dragonnades, surl ’Inquisition. Demandez à l’adversaire : Qu'est-ce donc que les Dragonnades ? Où ont-elles eu lieu? en quelle année? sur l’ordre de qui? en quoi consistent-elles? Vous constaterez la plupart du temps combien les ennemis de l’Église savent peu de choses. C’est ainsi que vous en rencontrerez qui attribueront l’oraison dominicale à saint Dominique “comme son nom l'indique !» qui ne pardonneront pas”aux Jésuites d'avoir brûler Jeanne d'Arc morte un siècle avant leur naissance ! ! etc., etc. !
D. PAR DES RÉPONSES-BOUTADES. Ces réponses s’adressent surtout aux objectionnistes de Parti-pris qui veulent nous ridiculiser. A quoi bon discuter avec eux ? Il faut leur fermer la bouche par une bonne petite im-
pertinence qui mettra les rieurs de notre côté.
IL est bon d’être au courant des différents moyens d’en sortir honornblement lorsque nous sommes aux prises avec les ennemis de l’Église, dont la méchanceté
et l'igmorance surtout n’ont plus de limites.
1. Quelques exemples de bonnes et spitituelles boutades, La Ré. Ponse, août 1908, pp. 233-234.
Quant aux objections contre l’Église, il est difficile de les réfuter toutes dans un maneul. Aussi bien, dans les trois leçons suivantes, nous nous contenterons de répondre aux principales.
LECTURES
L'ignorance religieuse à l’époque actuelle, P. D'AULNY. L'ignorance religieuse chez nos contemporains,p. 18.
Les causes de l'ignorance religieuse, ibid., pp. 301-310.
Les remèdes à l'ignorance religieuse, ibid., pp. 348-375.