‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 35 sur 275 · Dieu est le créateur de tout ce qui existe · texte numérisé non relu

Dieu est le créateur de tout ce qui existe

1) Tout être, Dieu excepté, est tingept, et donc a reçu son existence d’un autre. En effet le pro- 4 pre de l'être. contingent est de n’avoir pas en lui la, &e | raison de sa propre existence. Cet autre qui est cause de l’être contingent, se donne-t-il lui-même son existence, ou la reçoit-il d’un tiers? Et pour ne pas remonter indéfiniment — ce qui est absurde — il faut arriver à un être nécessaire, source de tout ce quiest. Or ce nécessaire, nous l’appelons Dieu lequel n’a pu 4e | de rien.7 Si Dieu n’a pas fait le mond jen, il a dû p’ se servir d’une matière préexistante. Alors il ne serait

ps TEE pren. absolument indépendant, puisque,

tance divine? Dans cette hypothèse, Dieu serait le 4 41, | monde, et par conséquent, ni simple, ni immuable, n%e D; parfait, car le monde est composé, muable et impar-

fait. — Est-il plus sage d'admettre que la matière a été | incréé? Ce serait encore la suppression de l’absolue | indépendance de Dieu ; dans ses opérations, en effet, 1

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il dépendrait et de la quantité et + l1 : ualité de cette matière.

2) Dieu seul peut créer, parce : à li: ul a une pyissance infinie ; car entre l'existence +! le néant, il y à une distance infinie.— La créatio » CL usgsi 1n acte | libre. La nécessité dé és te La “eg ou de Dieu. Elle ne peut pas v.., ! à . celui- | ci est un être contingent qui pourrait re is 'ster. | Elle ne vient pas de Dieu: il n'yacuwunsc: . voulu

nécessairement par Dieu, c’est lui-riême (29).

3) La fin que Dieu s’est proposée en créant le monde, c’est aussi lui-même. Il répugnerait que Dieu, absolument parfait, tende vers un but autre que lui, parce que le but à obtenir est comme une perfection, ug,com-

plément que ne Dale pas enc LAPS r Die n possède tout "TPE TYPE cause détefminante | de l’action, ce pour quoi l'on agit. Est-il «convenable

pu que, pour se mettre en opération, Dieu subisçe l'in-

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fluence d’une cause étrangère ? F

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32. Dieu conserve toutes” choges. — Non Seulede ment Dieu a créé tous les êtres, mais par un acte de sa toute-puissance il continue de leur donner l’existénce qu’ils peuvent perdre à chaque instant. C'est Ta gn-, serrghion. Les créatures dépendent absolument” de celui qui les a tirées du néant; elles sont toujours contingentes, c’est-à-dire, impuissantes à exister par ellesmêmes. Et donc, au second ou au troisième moment de leur durée, elles sont aussi incapables de se donner l'existence qu’au premier moment. C’est pourquoi, par une action positive et directe, Dieu leur conserve l'être dont il les a si bénévolement gratifiées. Dieu ne

1. Pour ce qui conéerne l'origine de la vie, Cf. Leçons de Psychologie, pp. 14, 15, 16.

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se contente pas de conserver négativement les êtres : c’est-à-dire de ne pas les détruire, tout en les laissant persister d'eux-mêmes dans leur existence. Cette conservation a le tort de mettre sur un pied d'égalité la cause première et les causes secondes, lesquelles ne conservent leurs effets que d’une façon négative. La conservation positige est une création contiguée. Elle n’est pas un acte distinct de la création. C’est le même acte appelé création par rapport au prenier, et conserrgtion

Lolo, hosalle

aets

Par rapport aux autres instants successifs de la même Corel

existence. T'htuet 4e 33. Le concours divin.— 1) Le concours est acte a Aoleu y :

, par leq eu intervient dans les actions naturelles des créatires. T Ta Conservation les créatures persérèrent dañS l'existence, par le conçaurs, elles sont aidées dans leurs opérations. Ce concours, dont il est question ici, est distinct de la grâce par laquelle Dieu les assiste dans leur vie surnaturelle.Z Tout ce que les créatures sèdent vient de Dieu : elles dépendent

agir, sans que ne, jl faudrai absolue dépens uf resté, fac est To Joùrs proportionnée à l’exj cermÜr, les créatures ont besoin de Dieu à chaque instant pour persévérer dans leur existence. V£Elles ont donc aussi besoin de lui pour agir.

Dieu concourt-il au péché? Nullement. Dans l’acte mauvais, il faut considérer le côté matériel et le , Q . , n ne coté moral. Ainsi quelqu'un lève Le bras pour tuer son ee É $ —— — voisin, Dieu qui a créé ce membre concourt à son mouvement — c'est le côté matériel — mais il ne con-

court pas à son mouvement en tant qu'ordonné à la TES

mort du voisin — c’est le coté moral ou le péché, qui dépend totalement de la cause seconde. RC TPS /3 34. La Providence.— La Providencé ‘ést l’action à Lu par laquelle Dieu dirige toutes les créatures et les con- : | p duit"à des fins dignes de sa sagesse infinie. '» 1) Créa‘ teur de toutes choses, Dieu a conçu un plan et un ordre que les êtres créés doivent réaliser et suivre. « Considérée en Dieu, la Providence est la conception de l’ordre, elle est éternelle 4 daus les créatures, elle est l'exécution de cet'ordre, elle est temporelle, et on l’appelle gouvernement divin. Etant un être intelligent et tout-puissant, Dieu a dû concevoir un plan qu’il a ensuite exécuté ?.

2) Il est ARE etienne de intelligence divine, ont toujours existé les idées archétypes dont les choses de ce monde sont les réalisations plus ou moins parfaites. Mais l'intelligence et la science de Dieu, que seraient-elles sans sa toute-puissance? Il a donc mis aussi à exécution ce plan admirable, autrement dit,

il gouverne le monde. Infiniment bon, Dieu pourvoit

aux besoins de tout ce qui existe. C’est dire que la

Providence divine s’étend à tout, aux grandes comme

aux petites choses. — Et d’ailleurs, la providence d’un À être est proportionnée à sa causalité. Plus un agent |

produit, plus grande et intéressée est sa sallicitude. Or | Dieu est Ia cause de tous les êtres, des plus grands comme des plus petits.

3) D'autre part, Dieu, souverain sage, ne peut pas être comparé au père de famille inconstant et paresseux qui abandonne ses enfants à eux-mêmes après leur avoir donné la vie.

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