R. P. Cuasix, S.J., La Science et lu Religion, p
physiques et moraux qui existent sur cette terre. Comment concilier l’idée d’une providence juste et bonne avec les fléaux de toutes sortes qui accablent l’humanité. ARTE | ES R
Réponse. —1) Pour répondre à toutes ces arguties, il suffit de recourir à la comparaison de saint Augustin. Le grand évêque d’Hippone se plaisait à montrer l’univers comme une sorte d'atelier. Il y a bien des choses qui de prime abord nous paraissent inutiles, voire nuisibles, comme certains outils de l’ouvrier qui ne disent rien à ceux qui ignorent son métier. Orle grand ouvrier c’est Dieu, et l’univers est son atelier. Rien ne s’y fait sans sa permission ; tous les événements qui s’y succèdent, il s’en sert comme autant d'instruments pour arriver à la réalisation de ses desseins.
2) N'oublions pas aussi que nous jouissons du libre arbitre. Combien de malheurs dont nous sommes volontairement les causes ! Pour éviter tous les maux, eût-il mieux valu œue nous fussions privés de notre liberté? Dieu est infiniment bon et juste, il a tout prévu, voilà une vérité ; nous sommes les maîtres de nur actes, en voilà une autre. Puisque nous sommes trop bornés pour pouvoir concilier parfaitement ces deux vérités, — c’est en cela que consiste le mystère de la prédestination,— est-ce une raison de les rejeter? Les maladies et les autres épreuves, quand nous les savons accepter comme il faut, tournent toujours à notre véritable avantage. Faisons notre devoir, tout notre devoir, et jamais nous n’aurons à nous plaindre de la Providence.
LECTURES GuiserrT, Les Origines.
Picarn, Chrétien et Agnostique.
VacaAnT, Dict, apolg., art. Providence.