‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 48 sur 275 · CP · texte numérisé non relu

CP

CIVILE. Pour ‘que l’ordre règne dans la société trois choses sont indispensables : 1) une autorité qui dirige les membres : 2) la soumission des membres à cette

autorité ; 3) des lois justes et efficaces qui déterminent les rapposts des membres entre eux et avec l'autorité. Or, sans Dre pas d'autorité réelle, pas de soumission véritable, pas de lois justes et efficaces.

1) Sans religion pas C’autorité réelle Z L'autorité vient de Dieu, et elle est un élément essentiel à la saciété. En effet, comment concevoir que plusieurs individus, libres, de tempérament et de caractère difrerents, lendent s un ommune sans un f suprême qui imprime à chacur une impulsion” efficace ? Ce chef, par ailleurs, ne peut pas commander en son propre nom puisque ses sujets lui sont égaux devant la nature. Il faut donc qu'il se présente à eux comme le représentant d’une autorité plus haute, sans égale, devant qui toute créature Hechit, Tantonté de ieu.

Et c’est la religion qui enseigne cette vérité.

. . ce Le jrs 2) Saus religion pus de amission véritable. £ Le

à EE : : { , devoir n’est qu’un corrélatif du droit. = donc le droitætsdt À Let Gif 5 -

de commander ou l'autorité ne-peutLé+ religion, il en est de même du devoi i leurs, où trouver en deho igion un motif suflisant, capable d'amener l’homme à entreprendre a lutte contre s°s inclinations égoistes et à remplir à l'égard d'autrui tous les devoirs de justice et de charité?

jours préféré ay bien particulier? Mais quelle influence peut bien avoir cette pensée sur gelui qui ne croit ni en

Sera-ce la pensée du bien général, lequel doit être us}

Et d'ail. 4 ©

ten anne en ren manne mm emma

db, |

Die: n'en la vie future, qui ne cherche que le bonheur de

la vie présente ? Au reste, le bien général n'a ordinaire-

ment pas le don d’émouvoir outre mesure la masse des

gens ; et pourquoi lui sacrifier un bien certain, d’un

intérêt immédiat, comme l’est le sien propre ? - , Sera-ce le sentiment de l'honneur ? Cor De date.

s’inspir pas de l’idée du devoir, et, par suite, de l'idée

de Dieu, raison dernière, immuable de lobli ation.

De plus, il change avec les é s, les lieux et les per-

l'honneur ne peut être une règle de ç ite, la même Re

pour tous. hermasstancs, das duvest Sera-ce la culture de l'esprit? Sans doute la connais {As

sance de nos devoirs peut avoir une certaine influence {gags

sur la moralité de nos actes. Mais la vertu ne se con-

fond pas avec la science, et pour mener une vie vrai-

ment honnête il faut une force que peut seule donner la

religion. Au demeurant, les statisques prouvent que

| les gens instruits ne sont pas toujours les plus moraux.

Et parmi eux, toutes choses égales d’ailleurs. les crin EL RSS. À F

sont plus nombreux S ignorants, #;

Sera-ce enfin /a joie que procure la pratique ac

vertu? Si la fidélité au devoir a ses avantages, le vice

de son côté ne manque pas de séductions auxquelles

malheureusement l’homme ne reste pas toujours insen-

sible. Aussi bien par inclination, il n’est pas tou-

jours porté à suivre les attraits de la vertu. 11 lui faut

donc une norme plus fixe, une règle plus puissante qui

soit capable de l'arracher aux plaisirs mpeurs des

passions mauvaises et lui faire comprendre la beauté sereine du sacrifice. Cette norme, cette règle, c’est la

religion !.

Î. Ci TERRASSE À po‘ogétique “hrécienne p SJ

22 ntm joe

Pr rer P 3) Sans religion pas de lois justes et efficaces. «1° La loi, pour imposer une obligation véritable, supposg-

ww L

dans celui dont elle émane ure autorité réelle et, dans celui à qui elle s’adresse, une dépendance incontestable. Si donc, sang Dieu, l'autorité devient t impossible et la

dépendance une chimère. comment la loi pourrait-elle

imposer une obligation ? th \ «2° Supposons mé” Le que, sa er devant Dieu,

la loi puisse lier devant les hommes. ne sera-t-elle pas bien souvent enfr'inte ou éludée? Jamais elle ne s'étendra aux actes internes ; impossible donc de couper le mal dans sa :acine. Quant aux actes externes, les délits secrets, ies crimes cà à ntrainte. : TPE UE

€ 3 nan la loi est dérisoire si elle n’est pas suffisamment sanétionnée Si Ja religion ne montre pas au cr crime l’abîme des enfers, si elle ne fait pas luire aux yeux ux de la vertu l'espoir d’une félicité éternelle, nul

châtiment, nulleÆécompense ne peut retenir l’homme Fes le devoir'#

Ajoutons que la nécessÿé de la religion pour la s0ciété civile a été rec#fnue par les philosophes, les hommes d’Etat et les fublicistes les plus illustres.

€ La religion est le fondement de l'Etat et l’attribution principale de la magistrature publique : elle est vraiment la citadelle et le rempart de la constitution du pays.» PLATON.

« Nous savons que la religion est le fondement de la société civile, et que sans elle rien ne prospère parmi les hommes.» BURKE.

1. VaLvrkexs, Foi et Raison, pp. 178, 1F9. Berrrix, La criminalité en France. Désirs, La morale tvolutionniste. Dr GRASSET. La moarl: scientifique Etvdes, 2 nov, 1608.

SE

ORAN EU TRES Semen nr

Etrange: —

7 ét io RER Sn is ct dt soucie rotin 7 |

« La religion et la morale sont les soutiens les plus indispensables de la prospérité publique.» WAsHING- TON.

« La religion est la première considération de l’ordre politique et l’unique fondement des Etats.» Lapou- LAYE.

«La religion demeure aujourd’hui ce qu’elle a été dans tous les temps, le premier besoin des sociétés.» LePLay.

LECTURES

La vraie cause de la décadence de la religicn est la disparition et La déformation de la foi, R. P. Weiss, Le péril religieux, éd, 1906, p. 37.

Une morale sans Dieu par le dévouement altruiste, Agé pe Bro- GLIE, La Réaction actuelle contre le positivisme.

Esprits forts, Bossuer, Oraison funèbre d’ Anne de Gonzague.

Page 1