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comme les mystères, par exemple, car il y a toujours
Proportion entre ]a faculté et san objet. TT 2) De leur côté, les préceptes positifs ou surnaturels, ‘ dépendant de la volonté libre de Dieu, échappent aussi | aux investigations de la créature raisonnable, laquelle ne peut jamais les connaître, s’ils ne sont pas révélés. La révélation des vérités et des précep'es de la religion surnaturelle est donc absglument néces: aire. Il va sans dire que cette révélation absolument néces- 4 Q aire ose que l’homme a été élevé à une fn s rna- … turelle. Cette fin, T ne faut pas l’oublier, est un don purement gratuit de la munificence divine.
60. La Révélation est moralement nécessaire : ur les vérités et les préceptes de la religion na- ( turelle.— Il ne s’agit pas de chaque vérité naturelle ni de chaque homme en particulier, mais de l'ensemble des vérités, et de tout le genre humain dans les conditions actuelles. + La nécessité morale de la Révélation vient des obstacles nombreux qui eussen empêché l’homme, laissé à lumréme;-d’arriver à une connaissance convenable des vérités naturelles, nécessaires au salut. Ces obstacles rendent la raison humaine incapable de posséder la certitude sans crainte d'erreur Et cette impwssaucs, OÙ nous sommes en face de la vérité est manifeste | chez les individus, chez les peuples et chez les savants. HA. IMPUISSANCE DE LA RAISON HUMAINE CHEZ
1 LES INDIVIDUS. La faute onigine issant
l'intelligence de l’homme intacte en elle-même, lui a certainenient entevé beaucoup de cette facilité, de cette souplesse dont elle était dotée au sortir des mains de son Créateur. Cependant, malgré sa f: blesse native, la raison humaine n’en reste pas moins apte à atteindre nat D nn
le vrai. Mais pour en arriver là, ele est soumise à plu- SIUrS conditions qui sont loin de toujours se réaliser.
Coiment, en effet, parvenir à la connaïssance de la vérité, — et surtout de la vérité religieuse, — sans un
temps relativement long, sans une bonne santé et un milieu favorable? L'étude n’exige-t- elle pas encore une
volonté ferme, une intelligence dépassant la moyenne et un certain éfat de fortune? Le manque total et même partiel de ces conditions empêche l'homme d’acquérir d’une façon suffisante la connaissance de toutes ces vérités dont Ta Besoin Dour se cenver— Ô pour se sauver. Or, l’expérience quotidienne démontre abondamment que c’est le plus gzand nombre qui ne peuvent réaliser ces conditions.
B. IMPUISSANCE DE LA RAISON HUMAINE CHEZ LES PEUPLES. L'histoire témoigne que tous les peuples ont grossièrement erré sur les vérités religieuses du moment qu’ils ont plus ou ne En gnements de la Révéi ‘on primitive, et tant qu'ils n’ont pas reçu
cernes Il n’y a pas d’absurdités qu’ils n’aient SOutenues et pas d’outrages à la morale dont ils ne se soient rendus coupables. Au dire de Bossuet !, les peuples païens les plus éclairés de l’antiquité, com-
me les Chaldéens, les Phéniciens, les Grecs et les Romains, étaient remarquables par leur ignorance et leur
superstition en fait-de religion. Chez eux, «tout it était Dieu, excepté Dieu Lui même, et les vices recevaient un
hommage particulier.»
Nous devons dire la même chose des (Chinois, des Indiens, des Scythes, des Gaulois, des Germains, des peuples de l’Amérique et de ceux de l'Océanie. 4« Aussi, presque partout, avant la prédication de l'Evangile, l’intempérance, la lubricité, les sacrifices humains, les