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cle est conforme à la nature humaine, il n’y a pas | A d Limpossibilité de ce côté.
Cette inclination, Caractéristique de la créature | raisonnable, à croire aux miracles, «l’histoire en porte ; le témoignage de tous côtés. On arrive sans doute à comprimer cette tendance, à se persuader qu’on l’a détruite en son coeur : mais, outre que ces efforts prouvent la réalité de ce qu’on veut détruire, il en reste toujours des racines rebelles à toutes les industries de la libre pensée. Les plus incrédules, après avoir rejeté la foi au surnaturel, gardent toujours un coin de leur esprit ouvert à ce qui en est la hideuse contrefaçon : les hommes les moins croyants sont d'ordinaire les plu superstitieux. Convenons donc que nous sommes pa nature portés au miracle!.»
C. PossIBILITÉ DU MIRACLE DU CÔTÉ DES LOIS DE p LA NATURE. Les 422 ]
que sont contingentes : Dieu S créer ou de ne les crée Das. Au reste, comme nous le verrons plus Toin, ces lois qui sont les relations des causes parti-
culières à leurs effets Propres, ne constituent pas l’essence de ces mênes causes, laquelle esgence est immuable.
Mais du moment qu’elles existent, ces lois, il est ai cette nécessIle TouteTO TE ronde ce étpnnelret non ab. solue. Et donc, Dieu qui pouvä r un. rdre diffé-
rent de celui qui existe, peut aussi modifier cet ordre, y déroger, après l’avoir établi. C’est dans cette modifi-
cation, dans cette déro ation que consiste le miracle.
65. Objections.— 1. Le mire Fer re déroga- :tion aux lois de la nature, contredit la science. Celle-ci ! Cas 7 en effet affirme la firité de ces mêmes lois.
| 1. De Bonnior, Le miracle et ses contrefuçons.p. 51,
RÉPONSE. — 1) La firité ou la stabilité des lois de la nature est conditionnelle, c’est-à-dire, elle suppose que Dieu en est l’auteur et ne veut pas les modifier ou en empêcher les manifestations. Cette modification, cependant, le créateur reste toujours libre de la produire.
2) La science n’a qu’à constater et à exprimer cette Stabilité conditionnelle des lois de la nature, car elle (n’est pas un moule, mais un miroir ; elle ne façonne pas son objet, elle réfléchit les objets tels qu’ils sont en eux-mêrmes!.»
3) Cette stabilité conditionnelle veut dire que les lois de la nature sont consiantes, mais non immuables ; en d’autres termes, les lois de la nature persévèrent dans le même état, mais il n’est pas impossible qu’elles changent à un moment donné.
4) Au reste, le miracle ne détruit pas la constance des lois de Ja nature. Le fait miraculeux suspend les effets de la loi dans un cas Particulier, mais la loi reste ce qu’elle est, Sa nature n’est pas changée, elle persévère dans le même état, bref, elle est toûjours constante. Parce que Lazare a été ressuscité, il ne s'ensuit pas pour cela que tous les morts reviennent à la vie; la loi de la nature d’après laquelle les cadavres ne sortent pas du tombeau, reste vraie, constante.
5) Quand il y a miracle les lois de la nature restent intactes comme Puissances, mais leur efficacité est paralysée ou suspendue Par une force plus haute. Quelque chose d’analogue se passe dans l’ordre naturel. N’estce pas un principe fondamental de la science « que les effets des forces inférieures sont neutraliéss ou modifiés quand une force supérieure s’exerce dans un cas donné?» ?