‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 62 sur 275 · À pr PouLriquer, Le Miracle et ses suppléances, p · texte numérisé non relu

À pr PouLriquer, Le Miracle et ses suppléances, p

8. LOREN:EL LI, Philosophiæ Theroticæ, Institutiones, vol. IL P. 51!

Dieu, ni voulu par lui et ordonné à sa gloire. C’est pourquoi aussi, le miracle ne déroge pas à l’ordre moral, lequel consiste dans la relation immédiate de la créature raisonnable à Dieu, Parce que cette dérogation serait contraire à l’ordre universel, et Partant, la négation de

Dieu lui-même. Ë A 1

Le miragle est donc une dérogation à l’ordre parti-\,, , culier, une suspension, non pas de toutes les lois, maïs de .. F qu telle loi du monde physique. es" à 65. Divisions du miracle. — On peut assigner aux PF,

miracles trois degrés, suivant lesquels il dépasse plus ou moins les fgrces de la nature.

1) Lé Gegr suprême. Sont classés dans cette pre-

mière catégorie les faits qui mêmes, dans leur pu d 2x substance, dépass les forces naturelles Le 2 7 PR lieu, Tien. ’état glorifié du corps humain.

2) LE degré intermédiaire. A cette classe appartie ment les faits qui dépassent les forces de la nature, none à — pas en eux-mêmes, ans Tr une mais dans le A sujet où ils se réalisent ; par exemple, la résurrection d’un mort, la vue rendue à un aveugle. La nature peut produitg la vie, mais non dans un mort, ou causer la Vue, mais non dans yn aveugle.

3) Le FAC SR Ici prennent rang les faits qui dépassent les forces de la nature ni quant à leur subslance, ni quant au sujet dans lequel ils se réalisent, mais quant au prode el au procédé suivant lesquels ils sont prduits, pa exemple, lorsque quelqu’un est uéri subitement de la fièvre sans l'emploi de remèdés, ou sans le processus habituel que suit la nature dans ses guérisons.

+: 64 Possibilité du miracle.— Le miracle est possible du côté de Dieu qui en est l’auteur ; du côté de l’hom-

me pour le bien duquel il est ordinairement opéré : du côté des lois de la nature dont il est une dérogation.

Pr DU MIRACLE DU CÔTÉ DE DIEU. 1) füniv n'est pas la mesure de la science et € la puissance divines. En effet Dieu connaît autre chose ù il g fait; s’il en était autrement, sa science serait inférieure à la nôtre qui dépasse le réel pour embrasser le vaste domaine du possible. Non seu-

lement il conréaît un ord iffé i qui existe,

— Particulier et fini, — n’ayant pas épuisé la plénitude infinie de la science et de la puissance divines, le maître Créateur reste t ujours libre et le changer ou d’y déroger, (La même volonté toute-puissante qui a créé et qui conserve les forces de la nature, qui agit en elles, avec elles et par elles, peut aussi, sans elles et sans le concours des causes moyennes naturelles, produire des effets, élever ou modifier leur efficacité naturelle.!»

2) Outre la science et la toute-puissance de Dieu, le /fMiracle maniféste encore sa sagesse et sa providence. En effet, de toute éternité, dans Île plan divin, les miracles, comme les faits ordinaires, devaient servir à Dieu de ., moyens d'exécuter ses desseins en vue du salut éternel de l'humanité. Il est certainement possible à Dieu de

réaliser ce qu'il a conçu de toute éternité.

ÿ"8. OSSIBILITÉ DU MIRACLE DU CÔTÉ DE L'HOMME.

) L'homme est naturellement porté à croire au j Cette inchination doit avorr un objet réel ou correspondant, sans cela, il faudrait admettre que la nature, partant Dieu, nous a trompés, puisqu'il aurait mis en nous une tendance sans terme, inutile. Si donc le mira-

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