Gouraun, ouv. cit., p
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LA RELIGION : 87 À. PRO. Le PÊE FAT 6) Les anges Ons peuvent produire des
phénomènes qui dépassent les forces de l’homme. La nature angélique est en effet supérieure à la nature humaïne. Aprés la chite, les démons sont restés ce qu’ils étaient, et ce qui les distingue des bons anges, «’est la Perversion de leur volonté. Mais cette puissance des auges et des démons reste naturelle et est toujours limitée. Aussi bien, ils ne peuvent l'exercer qu'avec la Permission de Dieu. C'est dire que les anges et les dé- Mons sont capables de faire des choses prodigieuses, choses tout de même que la nature est en puissance à produire, comme, par exemple, transporter un corps avec une grande rapidité à une distance considérable. Ce qui est merteilleux, ce n’est pas le transport du corps d’un lieu à un autre, — cela ne dépasse pas sc nature, — mais c’est d’être transporté aussi rapidemeni et à une si grande distance. Dans tout cela, il n’y a rien qui soit au- ës forces de toute la nature
créée. Quant à la résurrection des morts, les anges et les démons ne pourront jamais l'accomele nes Tee phr, car le cada vre n’est pas en puissance à la Vie+ < ;en lui, il n’y a rien qui postule le souffle vital qu’il a perdu. Et s’il le recouvre ce souffle, il faudra aitribuer ce phénomène à une force essentiellement au-dessus de la nature, à Dieu qui seul peut ramener a vi éteinte Er fe DE et les démons ne peuvent exercer leur puissance sans ja Permission de Dieu, nous ne OUVOns pas supposer que la sagesse et la bonté divines laissent l’iomme se tromper invinciblement. C’est pourquoi il y a toujours certains
signes au moyen desquels nous ouvons discerner les
1raw miracles des prestiges diaboli : 2 D Ces signes sont les suivants G + fe nature et l’éclat F me,
” des oeuvres. La puissance de Dieu ne conpaft pas de mn
De. M D
Le
limites ; celle des démons est bornnée. Aussi tout ce qu ils font ne dépasse pas les forces de la nature. Jam is, par exemple, ils ne pourront changer la substance des choses. Leurs prestiges nous étonnent parce qu'ils sont
en dehors des conditions habituelles, voilà tout.
b' La manière dont leurs oeuvres s’opèrent. Les intermédiaires dont Dieu se sert ordinairement pour opérer un miracle, sont des hommes dignes de lui, vertueux et saints, n'employant que des moyens convenables et honnêtes. ‘Les suppôts du démon, s'ils Taffchent l’immoralité, sont souvent orgueilleux, d’une con-
e * LT er z duite équivoque, et leurs PEocédés sont presque tou-
ignes et
jours ipd rotesques.
c) LA (ut des oeuvres. Secourir l'humanité, promouvoit leY intérêts de la religi en ce monde, exciter la piété, rappeler aux hommes le grand amour de Dieu, tel est généralemen es vrais miracles, Les
démons, si parfois ils singent avec plus ou moins de suc-
cès les véritables thaumaturges, la plupart du temps, tout de rue 1 mn se favoriser l'erreur, l’irréligion et-la débauche!. ne # 7. {bjection. — Les guérisons réputées mira- A uleuses sont dues à des causes naturelles. Elles sont l'effet de la suggestion, de la confiance, ou mieux, selon l'expression des savants, de la foi qui guérit. RÉPONSE.—1) Etant données les relations qui existent entre le moral et le physique?, on ne peut pas nier Y que la suggestion, la confiance, ne produise d’excellents résultats, parfois même des guérisons. Mais il ne F faut pas exagérer, et il serait faux de prétendre que toutes les maladies peuvent être guéries par la suggestion.
1. Cf. VALVEKENS, ouv. cit. p.237. 2. Leçons de Psycologie, p. 94.
2) Ily» les maladies fonctionnelles et les maladies organiques. Les maladies fonrtionnelles résultent du mauvais fonctionnement des organes, lesquels, en euxmêmes, sont intactes. Les névroses, comme l’hystérie sous toutes ses formes, lc. paralysies, les contractures, etc., sont des malad'es fonctionnelles. Ces maladies, la suggestion peut les guérir, et les cas de guérison ainsi obtenues sont nombreux! ; ils peuvent s'expliquer par des causes naturelles. Cependant n'’allons pas croire que la suggestion fait disparaître toutes les affections uerveuses’. À preuve, ces “éternels” sujets d'expérience dans les hopitaux. Ajoutons qu’une maladie purement nerveuse à son origine peut devenir facilemt organique si elle se prolonge. Pour ce qui est de Lourdes, par exemple, si toutes les guérisons qu’on y obtient étaient l'effet de la suggestion, de cette foi inébranlable, de cette excitation confiante causée par les cérémonies, la procession du saint Sacrement, comment expliquer la disparition subite de maladies incurables chez des enfants n’ayant pas encore l’âge de raison et sur qui tout ce culte extérieur n’a aucune influence ?
3) Les maladies organiques comportent une lésion, une altération anatomique de l'organe, telles sont la tuberculose pulmonaire avancée, les cancers, le: caries, les fractures, etc. Ces maladies sont généralement incui ‘bles ; quand elles sont susceptibles de guérison elles exigent beaucoup de soins et de temps. Et donc, pour être supprimées, les maladies organiques incura-
1. A Lourdes, ces guérisons sont laissées de côté. et, avec raison on ne les classe pas parmi les miracles. Cf. Berri. Hist. crilique
- des événements de Lourdes; Dr DE GRANDuAISOoN DE Bruno, Vingt
guérisons à Lourdes discutées médicalement : BorssaRtr. (Futres de Lourdes. 4
2. Cf. Diet. Apol. de la Foi cath., fase.ITI, col. 708-711, art. Con rulsionnaires.
dl «
bles demandent une cause qui dépasse toutes les forces de la nature. Aussi bien leur guérison constitue un vrai miracle. Si elles sont curables, le miracle consiste dans la façon subite dont elles disparaissent. Les forces de la nature agissent lentement, et pour obtenir une guérison, un temps relativement long leur est absolument nécessaire