DOUTER
+rénsuepenses
2) L'annonce de l'événement doit être certaine, ne laisser place à aucun doute. Une prédiction conjecturale basée sur des probabilités ne saurait être appelée pro- Phétie. D De Eee
3) : L'événement doit être futur. On ne prédit pas ce qui a été, mais bien ce qui sera.
4) L'événement anno oùt pas être connu dans ses causes ee de tel ou tel phénomène, le médecin qui prévoit l’issue d’une maladie, le politique avisé qui annonce une révolution, ne sont pas des rnrophètes, car ils voient tous ces événements dans leurs causes naturelles, et qui les produiront infailliblement. La véritable prophétie a pour objet des choses contingentes, c’est-à-dire, qui peuvent arriyer ou n’arriyer pas, dépendantes de la Libre volonté de Dieu et de la libre vol mes. Au contraire, les événements que prédisent le physicien, le médecin,
. et le politique, ne dépendent pas de leur libre volonté, -
et c’est pourquoi ils arriveront nécessairement. * 72. Possibilité de la prophétie, — La prophétie | 0 Le ns possible si Dieu connaît l'avenir, et s’il peut nous com- : muniquer cette connaissance. Or Dieu, la science et la
Puissance mêmes, a certainement la connaissance des ge ce, " choses futures et est capable d’en faire part aux hom-
mes.
A. Dieu coNNaîr L'AVENIR. 1) Poyr Dieu, tout estprésent. Et donc, l’avenir, comme toute autre chose, est objet de sa science 1]limitée. —
2) L'immutabilité divine Suppose en Dieu la connaissance delaventr. En effet, si Dieu apprenait les événements futis au fur et à mesure. il passerait de l'ignorance à la Connaissance de ces mêmes événements : alors
il serait soumis au changement. ER MT nee ere ecesnte née
3) La providence divine ne se conçoit pas sans la con naissance de l'avenir. Comment Dieu pourraitgouverner tous les êtres s’il ignorait les événement futugs ? ÂTavanceit-a détermine les lois que chaqu créature devra suivre, il à prévu que es êtres agiron librement ou nécessairement. Cette prévision ne peu exister sans la connaissance de l’aven
B. DIEU PEUT COMMUNIQUER 1 NNAISSANCE DE L'AVENIR. 1) Il a déjà été prouvé que la Revélation est possible. Dieu est donc capable de rénéler, de communiquer la connaissänce u’il possède de l’avenir.
Nora — portés à désirer co naître ce quiest futur. Cette tendance, comment l’ex-
iquer, si la prophétie répugne? On ne peut admettre une inclination naturelle sans un terme approprié.
3) L'histoire des peuples témoigne en faveur de la possibilité de la prophétie, car tous ont cru à ce signe de la Révélation, entre ‘autres, les païens, les juifs, et les chrétiens. =
73. Objections. — I. D’après Voltaire, la prophétie est impossible, parce que, pour prétire l’avenir, il faut le connaître, et l’on ne connaît pas ce qui n’existe pas encore. à
RÉPONSE.— 1) Pour Dieu, il n’y a pas d’avenir. Tout lui est présent.
2) L’avenir n’est pas le néant, il est une réalité, pas présente, mais future, tout de même, une réalité qui existe soit dans les causes qui le préparent, soit dans l'intelligence divine. Le phénomène annoncé par le savant existe dans les causes qui, au moment arrivé, le produisent nécessairement. Quant aux événements
1. Cf.VALVERENS, ouv. cit., pp. 245-247 ; TERRASSE, ouv. cit., p. 129.
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qui dépendent d’une volonté libre, lesquels constituent l’objet de la véritable prophétie, ils sont une réalité existant de toute éternité dans l'intelligence divine, et que, partant, Dieu ne peut pas ignorer. Ces événements passent de l'existence idéale à l'existence réelle par un acte libre de la volonté divine.
IT. La prescience de Dieu, sans laquelle la possibilité de la prophétie ne se concoit pas, répugne à la liberté humaine.
RÉPONSE.— La prescience ne détruit pas notre liber-
É té. Dieu prévoit ou mieux voit comme libres les actes |
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que nous devons accomplir librement, et nécessaires, ceux que nous devons accomplir nécessairement. Cette prévision ou vision ne chaage donc pas la nature de nos actes, ni n’en violente l’exécution. « Sans doute, l’homme fait les actes que Dieu a prévus, mais il ne les fait pas parce que Dieu les a prévus ; au contraire, Dieu ne les a prévus que parce que l’homme devait les faire librement sous le regard divin.»
C’est dire que la prescience de Dieu est une conséquence de nos actes. Ainsi la prescience de notre salut comme de notre condamnation éternels est le résultat de la prévision de nos bonnes actions librement accom- ,plies et de nos péchés librement commis?.
Da: L 74. Constatation de la prophétie.— 1) Sous cer- s (lAains rapports, la prophétie peut être assimilée à un ff {} fait sensible quelconque. Comme lui aussi on peut ’ la reconnaître soit par le témoignage des sens, soit par
celui de l’histoire. En e et, l’annonce d’une chose à ve-
nir et son accomplissement sont un fait extérieur, perceptible aux sens.
1. Teérieasse ouv. eit., p.130 2. Cf. JT. Siméox, Ls prescience divine et l« liberté humaine.
2) Il est facile de voir que l’événement prédit n’est pas connu dans ses causes naturelles. Celles-ci sont de deux sortes: physiques et morales. Les causes physiques produisent infailliblement eur effet, une éclipse de lune ou de soleil, par exemple; elles sont aveugles et n’ont rien à voir avec les bbres volontés dont dépendent les faits qui constituent l’objet de la véritable prophétie. Les causes morales, comme celles qui engendrent tel changement politique, tel bouleversement dans-la-saciété, n’ont Das Te présivion et l’exactitude de la vraie prophé-
tie. L'assurance bien caractéristique des véritables prophètes est ignorée des sociologues et des politiques, si pénétrants et si avisés soient-ils. Aussi bien les causes naturelles physiques ou morales des événements, portent toujours en elles un cachet propre qui les rende facilement connaissables.
3) Quant aux fausses prophéties, elles sont possibles comme les faux miracles. Afin de les discerner des véritables nous n’avons qu’à nous servir des moyens mis en usage pour faire la distinction entre les vrais et les faux miracles (66). F
// 75. Fc-ce probante de la prophétie. — 1) La vé- Ne able prophétie ne peut avoir que Dieu pour auteur.
Elle est donc une preuve rigoureuse de la divinité de
la religion en faveur de laquelle elle est faiter.
a) La définition de la prophétie démontre sans aucun doute sa causalité divine.-ZPour prophétiser, en effet il faut connaître l'avenir d’une façon certaine Z # Or cette connaissance certaine de l'avenir est le prc propre de Dieu
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1. Annoncez-nous « es choses futures, et nous saurons que vous ètes Dieu”, (4s, 41).
“Voici deux choses réciproques : s’il y a des prédic tions, il y a des
DS Et à a des dieux, il y a des prédictions” (Cicéron, De 3, Liv. I, C.v.)
seul, puisque pour Dieu, tout est présent. D'autre part, l’avenir, objet de la prophétie, est une réalité qui ne peut être connue dans ses Causes naturelles, réalité cependant conçue de toute éternité par l'intelligence divine.
b) Les peuples ont toujours admis la causalité divine de la véritable prophétie.
2) Comme pour le miracle, Dieu ne peut pas permettre que de vérita les solent faites en faveur des fausses religions. Ce serait consacrer officiellement l'erreur, le mensonge et l’imposture. ds