‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 76 sur 275 · VALVEKENS, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv. cit., p

Point n’est besoin de dire que ces trois Révélations

nt les mêmes dans leur Partie naturelle et non dans la partie positive. La Partie positive, comme les lois et les cérémonies prescrites au peuple juif, par exemple, avait pour but de les Préparer à l’arrivée du Messie. Celui-ci venu, tout le cérémonial de la religion mosaïque devait disparaitre : c’est en ce sens que nous disons que la Révélation Mosaïque avait un caractère transitoire.

Dans la Révélation Primitive la loi est orale et le sacerdoce appartient au père de famille, Dans la Révélation Mosaïque la loi est écrite et le sacerdoce aaronique a succédé à celui da père de famille. Dans la Révélation chrétienne, la loi est écrite et orale (contenue dans l’'Ecriture Sainte), et le sacerdoce est celui de Jésus-Christ.

La divinité de la Révélation primitive et de la Révélation Mosaïque se trouve Prouvée par la démonstration de la divinité de la Révélation chrétienne : celle-ci étant le développement et le Couronnement de celle-là.

80. Les monuments écrits de la Révélation chrétienne, — La Révélation chrétienne est'un fait, et Comme tous les faits, elle se Prouve par le témoignage écrit, ou l’histoire. Or, les documents historiques où a été enregistré le fait de la Révélation chrétienne, ce sont les Livres Saintst.

Mais pour que ces documents, ces Monuments écrits, à bon droit appelés sources de la Révélation, méritent créance, il faut qu’ils réunissent les conditions requsegg

c’est-à-dire, ils doivent étrekuthentiquestintègres et véri- sd a diques. a ”

1. Toutes les vérités révélées par Dieu n'ont pas été écrites dans les livres saints. Un certain nombre ont été matière d'enseignement oral et nous sont arrivées par la tradition orale, conservées d'âge en âge par l'Église, La tradition orale suppose donc l’Église, c'est pour- Quoi nous ea parlerons dans la deuxième partie de cette ouvrage.

Avant de faire cette démonstration, nous allons énumérer les livres dont se composent les Saintes Ecritures.

L’Ecriture Sainte est un recueil de 72 livres, dont 45, antérieurs à la venue de Jésus-Christ, forment l’Ancien Testament, et 27, écrits après Jésus-Christ, constituent le Nouveau Testament.

Les livres de l’Ancien Testament se divisent en trois classes :

I. LES LIVRES HISTORIQUES : /La Genèse, histoire des origines du monde 2l’Erode, histoire de la sortie d’Egypte ; le Lévitique, recueil des lois et des ordonnances imposées aux lévites ou prêtres ; les Nombres, le démembrement des Israélites et énumération de leurs stations dans le désert ; le Deutéronome ou seconde loi, les préceptes ajoutés aux commandements du Sinaï. Ces cinq premiers volumes réunis forment le Pentateuque.

Parmi les livres historiques il y a encore le livre de Josuéz le livre des Juges, le livre de Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes ou supplément aux autres l'vres, les deux livres d’Esdras (le second est aussi connu sous le nom de livre de Néhémi),

livre de Tobie le livre de Judith, le livre d’Estker et les deux livres des Machabées. Le nom de ces différents livres indiquent leur objet.

IL. Les LIVRES DIDACTIQUES. Ces livres s’appellent encore doctrinaux ou moraux et se subdivisent en livres poétiques et sapientiaux. Les livres poétiques sont : le livre de Job ; } les Psaumes, hymnes sacrées au nombre de cent-cinquante ; 4 les Proverbes, recueil de sentences morales. Les livres sapientiaux sont : l'Ecclésiaste, qui montre la vanité des biens de ce monde: le Cantique des cantiques, qui traite de l'amour divin ;

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la Sagesse, l'Ecclésiastique dont les maximes morales concernent les personnes de toute condition. Les Proverbes peuvent être aussi mis au nombre des livres sapientiaur.

III. LES LIVRES PROPHÉTIQUES. Ces livres portent les noms des prophètes, des quatre grands : Tsaie, Jérémie, les lamentations de Jérémie (Baruch, petit prophète, est joint à son maître Jérémie), Ezéchiel et Daniel ; des douze petits : Osée, Joël. Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie.

Les livres du Nouveau Testament se divisent aussi en trois classes :

I. Les Livres HISTORIQUES. Ce sont les quatre évangiles de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Luc, de saint Jean, et les Actes des Apotres.

IL. Les LIVRES pipAcTIQUES. Ce sont les vingtet-une épitres, dont quatorze de saint Pgul, une de saint Jacques, deux de saint Pierre, trois de saint Jean et une de saint Jude. |

IT. LES LIVRES PROPHÉTIQUES. C’est l’Apocalypse de saint Jean.

Les livres saints tendent tous au même but : assurer le bonheur temporel et éternel de l’homme. Ils ont été composés à diverses époques par des écrivains de caractère et de génie différents.

Les livres de l’Ancien Testament ont éte écrits en hébreu, ceux du Nouveau Testament, à l’exception de l’évangile de saint Matthieu, en grec. On croit généralement que saint Matthieu a écrit e o-chaldéen.

La Révélation chrétienne est contenue en partie dans les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mais l'incrédulité moderne s'attaque surtout aux Évangiles.

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à ces quatre livres (qui racontent l'origine, les actes, les discours et les souffrances de Notre Seigneur Jésus- Christ.»

C’est pour ;:.01 nous nu:s bornerons aux livres évangéliques. € ‘ussi bien, somme le disait naguère M. Brunetière, i‘ 1 y a qu'une question de laquelle tout dépend : Jésus-Christ e:t-il Dieu ou bien n'est-il qu'un homme ? S'il n'est pas Dieu, l'Ancien Testament croule avec le Nouveau. S'ilest Dieu, au contraire, l'origine divine de l'Ancien Testament est prouvée par là même, puisque d’un bout à l’autre, il ne tend pour ainsi dire qu’à préparer Jésus!.»

Mais avant d'établir la divinité de Jésus-Christ, il est nécessaire de démontrer la valeur historique des écrits qui racontent sa vie, ses paroles et ses oeuvres.

Ces écrits sont inspirés : mais ici nous faisons abstraction de ce caractère pour les considérer comme des livres purement humains. Nous allons prouver qu'ils ont l'autorité suffisante pour que tout homme sensé puisse sans crainte y ajouter foi.

LECTURES

Aveur, FRANCOIS CoPpéE, La bonne souffrance, préface,

Par l'Eucharistie, Retour à la Sainte Eglise. G. Got. Correspondant, 10 oct. 1910.

Motifs de croire, MGR D'Huzsr, Conf, 1892, D'or

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