‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 78 sur 275 · Compendium Seripturae Sacræ.p · texte numérisé non relu

Compendium Seripturae Sacræ.p

ta

ple, du caractère de leur doctrine, de leur style, ou encore, RS Se . °4L% qe de la langue dans laquelle ils ont été composés. 2A leur tour les preuves extrinsèques se subdivisent en preuves@directes et en preuvesindirectee. On appelle a PE US . PRE ef .

preuves extrinsèques directes les témoig 2s qui de leur nature constituent un argument scientinquement recevabie en faveur de ce qui est en question. Ainsi les affirmations émanées de témoins recommandables par leur science et leur sainteté, contemporains ou très rapprochés des événements, racontés dans les Evangiles, sont une preuve extrinsèque directe de leur authenticité.

Les preuves egtrinsèques indirectes ne prouvent pas d’elles-mêmes ce dont il s’agit, mais, étant données les circonstances, elles concourent d’une certaine façon à le démontrer. Les païens qui, aux premiers siècles de

l’Église, attaquèrent les Évangiles, ont. témoigné inY L2p La

rectement en faveur de leur authenticité. Er

82. Preuves extrinsèques directes de l’authenticité de ngiles.— Les plus anciens manuscrits des Évang. -i aient été conservés remontent seulement aux Vie et Ve siècles. Mais avant le IVe siècle, à la fin, au milieu et à la première moîtié du Ile siècle, leur existence est attestée par de nombreux ouvrages ecclésiastiques qui les citent dans leur langue originale ou déjà traduits.

L A LA FIN pu Ile SIÈCLE. Au témoignage de la tradition, entre l’an 175 et l’an 200, les nombreuses florissantes « églises qui bordent le grand lac romain de la Méditerranée » connaissent et utilisent ;:s quatre Évangiles.

1) Tatien. En Syrie, vers 175, Tatien rédige en syriaque, pour l’usage des fidèles d’Edesse, une sorte d'harmonie des quatre Évangiles.

nm en rien mere nee

" 2) Clément d'Alexandrir (160-217). Entre 190 et 203, en Egypte, Clément ! Alexandrie compose ses S{ro- , :<HeEXan(re |

e mm CRT . ; ““ates et ses ITypolyposes où il cite fréquemment les q— ne, ——__—

/ ) quatre Évangiles.

3) Tertullien (145-230). A Carthage entre 190 et : 220, Tertullien, dans son livre Adgersus Marcionem

/ donne beaucoup de citations empruntées aux quatre Évangiles et déclare explicitement que saint Matthieu, aint Luc, saint Marc et saint Jean en sant les auteurs.

4) Saint Irénée (120-202). Dans les Gaules, saint lrénée, évêque de Lyon, entre 177 et 189. publie son grand Traité contre les hérésies! Lans cet ouvrage les Évangiles sont textuellement cités très souvent. Le grand évêque y déclare que le nombre quatre des Évangiles doit être admis comme définitif : il n'ya et Qil ne peut y avoir que quatre Évangiles, ni plus ni moins»: c’est (l'Évangile quadriforme quiest dominé par un seul esprit.»

5) Le canon de Muratori. Ce document qui remonte à l'an 185, appelé Canon Muratori (du nom du savant | italien qui l’a découvert et publié en 1740) et où l’on j trouve des textes des Évangiles tels qu'ils étaient lus dans l'Église Romaine entre 170 et 200, atteste que dès cette époque les quatre Évangiles faisaient partie du recueil biblique.

Il ressort de ces documents, a) qu'à la fin du Ile siècle, les quatre Évangiles sont lus et employés d'une façon intense. dans toutes les églises du monde romain, b) qu'ils sont considérés comme un patrimoine sacré dans les Églises, c) qu’en se basant sur la tradition même on lesvr. it et on les procleme d’origine apostolique.

cb

HE gi

2thbean

H+ PTT

sec

sit | dites

M en vs svhnaser dont does di à

DE PTÈTÉ PSC

Hé « Sr à 4 Léa

Ré

oi | tt

nd da es Lotiiraseeas ut à

LA RELIGION lil

Si, à cette époque, c’est-à-dire à la fin du Ile siècle, les É vangiles eussent été tout récents, comment en expliquer l'usage aussi universel et aussi solidement établi, comment rendre compte de la croyance aussi générale et aussi sûre que l’on avait en leur origine 4postolique ? L'état de la tradition concernant les É vangiles au dernier quart du Ile siècle, € nous oblige à les rapporter à une époque déjà éloignée, au moins à la seconde sinon à la troisième génération antérieure, c'est-à-dire au moins à la fin du Ier siècle!,»

Ajoutons qu’à la fin du Ile siècle, la tradition. loin de se perdre dans la nuit des temps, était au contraire très vivante. Cent ans à peine séparaient les générations d'alors de l'âge apostolique. Il était très facile de remonter aux origines par la chanîe ininterrompue des anciens, gardiens des traditions. Clément d'Alexa: rie se réfère à son maitre Pantène, disciple immédiat des presbytres (anciens) qui entendirent les apôtres. Saint Trénée se réclame de saint Polye arpe, évêque de Smyrne, de Papias, et d'autres presbytres asiastes, disciples de l’apôtre saint Jean et héritiers directs de ses enseignements.

Nous pouvons donc conlure que la tradition existant entre les années 175 et 200 établit d’une facon très solide l’ancienneté des Evangiles et leur autorité au Ile siècle?,

IT. Au muet pu 1] le SIÈCLE. 1) Saint Justin (100gax 170). a) Dans s ue avec Tryphon (150-160) et surtout dans ses Apologies du christianisme, adressées (vers 150-152), l’une à l’empereur, l’autre au sénat ro-

Lepix, Dict, Apoogétique de la Foi eath. fase. V. VE col.1600 LEPIN, ibid.

Dis num FA

main, il (€ mentionne des livres, qu’il désigne généralement sous le nom de « Mémoires des apôtres», mais qu’il appelle aussi ailleurs «les Évangiles », I Apol. ,xxxunr, LXVI, LXVII, C. etc. Ces livres sont si estimés des chrétiens qu’on a coutume, nous apprend-il, de les lire, le dimanche, dans le lé es ncurremment avec les écrits des prophètes, I Apol., LXvIt, !.» F6) De plus, ce que saint Justin donne sur les oeuvres et les enseignements de Jésus, 1 emprunte à saint Matthieu, à sairt Luc et à saint Marc. Bien qu’il ne cite pas textuellement saïnt Jean, il y a cependant dans les Apologies certaines formules et une doctrine qui nous font bien voir leur dépendance à l'égard du quatrième Évangile. Ces « Mémoires des Apôtres » dont saint Justin fait mention s’appliquent donc directement aux quatre Évangiles de saint Matthieu, de saint Luc, de saint Marc et de saint Jean.

2) Papias (95-150). Au dire de saint Irénée, Papias d’Hiérapolis avait été un auditeur de saint Jean et un compagnon de Polycarpe. Dans ses Exégèses des discours du Seigneur (135-150), il a consigné deux notices concernant les origines des Évangiles de saint Marc et de saint Matthieu. D’après l'opinion généralement admise par les exégètes, ces deux notices se rapportent bien à nos Evangiles actuels de saint Matthieu et de saint Marc, et non à des écrits antérieurs’. On croit aussi que Papias a dû connaître notre Évangile de saint Jean. Quant â celui de saint Luc, les fragments conservés ne permettent pas d’affirmer qu’il l'ait oonnu. Cependant la connaissance des trois autres porte natu-

Page 1