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rellement à croire qu’il n’a pas complètement ignoré l'Evangile de saint Luc.
III. À LA PREMIÈRE MOITIÉ DU Ile SIÈCLE. 1) Epitre de saint Clément. L'ancienne homélie parue vers 130-150, dite Ie Epître de saint Clément, cite diverses paroles évangéliques dont le texte paraît emprunté à saint Matthieu ou à saint Luc.
2) Le Pasteur d'Hermas. Vers 115-150, le Pasteur d’Hermas. sans citer expressément les textes évangéliques, y fait allusion dans un certain nombre de passages. Il semble s’être inspiré de saint Marc et de saint Matthieu.
3) Saint Polycarpe. On trouve dans sa lettre (108- 118) onze citations des Êvangiles et des allusions aux Êpiîtres de saint Jean. Il aurait donc aussi connu l'Évangile du même apotre que ses Êpîtres supposent.
4) Saint Ignace d’Antioche. Vers 107-117, saint Ignace, allant subir le martyre à Rome, écrit ses sept Épîtres où l’on trouve plusieurs passages qui font allusion au texte de saint Matthieu et de saint Luc.
5) Saint Clément de Rome. Dans son ÊÉpître aux Corinthiens, vers 95, saint Clément de Rome allègue des sentences du Seigneur qui SQht én relation étroite avec
83. Preuves extrinsèques indirectes de l’authenticité des Évaugiles.— 1) Les écrits apocryphes Dès le premier temps de l’Église, les écrits apocryphes apparurent en grand nombre ; il y eut aussi des évangiles apocryples. Les évangiles apocryphes qui sont des transformations des falsifications, ont été rejetés comme D a seul accré.
dité auprès des chrétiens. Les apocryphes supposent
dore l'Évangile vrai comme la monnaie falsifiée sup- TT, PRÉ
pose la bonne. Or, au
Ile siècle, existait déjà un
rand nombre d’évangiles apocri hes. Les Évanci. g (PoCry} £
les canoniques ou véritables remontent donc au ler
siècle. a