‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 88 sur 275 · Mar Gourgup, ouv. cit, pp · texte numérisé non relu

Mar Gourgup, ouv. cit, pp

par le Sauveur, car les expressions dont il a fait usage, «seraient d’un fou si elles n'étaient d’un Dieu », (Mgr Bougaud.)

9). Valeur de l’affirmation de Jésus-Christ.--N suffit pas que le Sauveur ait affirmé sa divinité. On peut se demander ce que raut son affirmation. Notre- Seigneur a été accusé de mensonge et d’ im posture par une certaine école. Pour quelques-uns, l'est un halluciné, un maniaque, un visionnaire. RE

A. JÉSUS-CHRIST N’EST NI MENTEUR NI IMPOs- TEUR. 1) Son enseignement prouve sa grande sincérité. Il Re A ses disciples, il dit : « Dites oui, dites non, n’ajoutez rien . plus ; si quelque chose vient ensuite, c’est de trop.

2) La conduite qu'il tient vis-à-vis de ses apôtres … loin d’être celle d'un imposteur. Il ne se sert pas de ces ménagements auxquels ont ordinairement recours les mystificateurs. Leurs faiblesses il ne cesse de les

démas r et avec une franchise admirable il les

reprend pour les moindres fautes, et leur prêche la‘ plus haute perfection.

3) Quand il s'adresse aux foules, il ne les flatte guère et il n’a pas peur de leur dire : «Qui de vous me convaincra de péché?» Et les doctrines qu'il leur prêcue, au lieu de les séduire, sont plutôt de nature à les rebuter, tant elles ont un caractère difficile et austère.

4) La sainteté et l'humilité éminentes de Jésus ne ‘adrent pas avec le mensonge et l’imposture. Cette sainteté, ceux qui ont vécu avec lui, l’ont reconnue. Saint Pierre saluait en lui le Saint et le Juste, et Jean- Baptiste l’appelait l’Agneau de Dieu. L’apôtre bienaimé, saint Jean l’évangéliste, déclare que Jésus « n’a jamais péché ». De son côté, saint Paul l'appelle le

€ Pontife san. tache », Jésus était aussi un humble.

Il faisait beaucoup de miracles, mais souvent il lui arrivait de dire : * N’en parlez pas». Il s’attachait de préférence 1 Le its, aux humbles et aux pauvres.

5) Désin‘- +, OU4, miséricordieux, tel fut encore le Sauveur : ;; ‘te sa vie. Sont-ce bien là les qualités domaaite: le ces hommes pour qui le mensonge et la fouri, sont les principaux moyens de s'imposer à l'aiicnii. de et contemporains?

B. Jésus’ .., N1 HALLUCINÉ, NI VISION- NAIRE. 1) Le soucis +, par le Rédempteur dée montre qu’il n’etait F5 «ou, un visionnaire. « Lei

fou ne réussit jamais. Il n’a Pas été donné jusqu’iur à l’égarement de l'esprit d'agir d’une façon sérieuse srle la marche de l’humanité ». C'est Renan qui paun ainsi. Pour lui, Jésus-Christ n'était ni un fou, ni halluciné.

2) La doctrine d'un halluciné manque de cohésion dans l’ensemble. Et, quoique parfois, sur certaines questions, il y ait lueur de vérité, sur d’autres, par contre, pullulent les plus flagrantes contradictions. Dans l’enseignement de Jésus, à part les vrais solutions des grands problèmes qui intéressent l'humanité, nous Y trouvons de la cohésion, un enchaînement et une harmonie parfaite. Tout se tient, tout se développe vers un seul et unique but. I] n’y reste pas la moindre place pour introduire une hypothèse plausible à la folie.

3) Jésus-Christ est un génie devant lequel pâlissent tous les grands hommes de l’histoire. Mettant de côté sa divinité, on peut affirmer sans crainte qu’il est

maître. Le système de Hégel est mort et ruiné comme toutes les oeuvres uumaines. Une seule philosophie est debout ; dix-huit siècles l’ont si peu usée, que c’est à peine si l'humanité commence à la comprendre. C’est la doctrine de celui qui, seul, a pu dire aux hommes : «Si vous tenez à ma parole, vous connaitrez la vérité, et la vérité vous affranchira!».

4) Les adversaires de Jésus reconnaissent qu’il n’es’ pas un visionnaire. «J'avoue écrit Jean-Jacques Rousseau, que la majesté des Ecritures m'étonne IN sainteté des Évangiles parle à mon coeur.

« Voyez les livres des philosophes avec toute leur pompe... comme ils sont petits auprès de celui-là !

«Se peut-il qu’un livre à la fois si sublime et si simple soit l’ouvrage d’un homme? Se peut-il que celui dont il raconte l’histoire ne soit qu’un homme luimême? Est-ce là le ton d’un ambitieux sectaire ou d'un enthousiaste?» Ces paroles mémorables pour être placées dans la bouche du vicaire savoyard, n’en représentent pas moins les propres idées du philosophe de Genève. Combien d’autres incrédules ont rendu des témoignages semblables en faveur de Jésus et de sa doctrine?!

5) L'influence de plus en plus grande qu’exerce le Sauveur sur l’humanité prouve d’une façon péremptoire que son oeuvre n’est pas celle d’un fanatique ou d’un halluciné. « Nous vivons du Christ : le Christ a imprimé sur nos intelligences et sur nos coeurs sa marque profonde, dont nous ne pourrions nous débarrasser ni nous séparer. Il a vaincu l’espace. et, d’un bout du monde à l’autre, tout homme lettré qui se res-

1. LaBOuLAYE, Etudes morales et phisilophiques, p. 56. 2. Cf. Durcessy, À pologisies laïques au XIXe siècle.

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pecte doit connaître Son nom et posséder son Évangile dans un rayon de sa bibliothèque, fut-il musulman ou boudhiste. Il à vaincu les passions humaines, et, malgré les hurlements de toutes les passions humaines ameutées, de l'avarice traquée dans ses derniers repaires, de l'impureté et de tous les crimes, il a maintenu droite, à travers tous les siècles, l'affirmation superbe de ses principes, avec toutes leurs conséquences : et toujours s’élancera son Magnifique non possumus deant les tyrannies du coeur, devant les tyrannies des sens, devant les tyrannies de la raison révoltée, devant ‘es tyrannies de l’orgueil indomptable. Qu'il soit dans la bouche du Pontife suprème de notre Eglise ou dans la bouche du dernier des chrétiens, ce mot demeure la defense Suprême, l'asile sacré de la vérité : c'est le Christ qui a planté en nos coeurs. comme un drapeau de liberté, cette croix sainte, cette croix libératrice!y.

Jésus-Christ n’est donc ni un menteur ni un fou. Aussi son affirmation est-elle d'un grand prix.

Concluons cette leçon par ce Passage caractéristique de Sainte-Beuve : « Prenez les plus grands modernes antichrétiens, Frédéric. Laplace, Goethe : quiconque à méconnu complètement Jésus-Christ, regardez-y bien, dans l'esprit ou dans le coeur, il lui à manqué quelque chose.»

LECTURES

L'affirmation, Rovr UN, Lecons et lectures d'A poloyctique, pp. 36$-

Adoration hypocrite, Mür Baux ARD, Un siècle de l'Eglise de France. p. 173 .

Examen de conscience de M. Renan, Mar D'Hvrsr, Mélanges philosophiques, p. 520.

1. Pourix et Lounir. Conférences de Saïnt.Roi h, Vie, La Divinité de Jésus-Christ, pp. 108, 109.

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