LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST
SOMMAIRE.— 98. Importance du miracle de la Résurection — 99. Preuves directes de la mort de Jésus-Christ.— 100. preu- Christ,
ves indirectes de la mort ce Jésus-(
98. Importance du miracle de la Résurrection.— La résurrection du Sauveur est le plus grand argument en faveur de la divinité du christianisme. Elle est la preuve éclatante de la mission divine de Jésus- Christ et en même temps de sa divinité. En effet, se ressusciter soi-même est une oeuvre divine au premier chef. Par sa résurrection Jésus-Christ apparaît comme le Maître de la mort. Sa vie, le Fils de l’homme la dépose quand il le veut et il la reprend quand il le veut (JEAN, x, 18). Peut-on exiger une preuve plus forte de sa divinité et de celle de ses enseignements?
Jésus-Christ lui-même vent à sa résurrection pour prou ivinité de sa mission. Aux a un signe de sa mission, il riposte : « Cette race méchante et adultère réclame un prodige : on ne lui en donnera point d’autre que celui du prophète Jonas ; car comme celuici fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un poisson, àinsi le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Marrareu, x11, 39, 40.) É
La résurrection a été aussi le grand argument de la prédication de saint Paul. Dans un passage célèbre de
la première Epitre aux Corinthiens (xv), le grand apôtre fait bien voir la relation qui existe entre la religion et la résurrection de Jésus-Christ. Il y met en relief le double caractère à la fois dogmatique et moral de ce grand fait : dogmatique, la résurrection, en effet, est la base de nos croyances, car comment ne pas croire sur parole un tel témoin, moral, parce que la résurrection du Christ devient le gage de la nôtre: « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit-il en résumé, la prédication apostolique est vaine (sans consistance, comme une fable) ; nous qui prions, qui souffrons, qui luttons dans l’attente de la résurrection, nous sommes les plus malheureux des hommes!.»
Et saint Paul ne parle pas, comme le prétendent les modernistes, d’une résurrection purement idéale, d’une survie simplement métaphorique de Jésus-Christ en tant que modèle de la nôtrg, car en s’adressant aux Thessaloniciens (I Ép., IV) pour les confirmer dans la foi en la résurrection du corps, il tire argument de la résurrection du Sauveur comme d’un fait au-dessus de tout conteste : «Comment peut-on douter de la résurrection du corps, leur demande-t-il, quand on sait que Jésus est ressuscité.»
Pour que la preuve de la Résurrecti i ble, il faut D et vraiment ressisçité. pds: