‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 97 sur 275 · XIX · texte numérisé non relu

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5) conduite de Joseph d’Arimathie et de se amis. jo RTE pere me de de corps de Jésus dans les linges avec des aromates parce qu’ils le voyaient bien mort. Au reste, ils ne le le déposèrent de la croix que lorsque le soldat eût percé le côté avec une lance, comme le raconte le texte sacré : ( Un des soldats perça le côté avec une lance, et il en sortit du sang é avec de l’eau » (JEAN, xix, 34).

1 euves indirextes de la mort de Jésus- Chris On prouve indirectement la mor e Jésus- Christ en faisant voir que la survivance du Sauveur

2) L'attestation concordante de plusieurs témoins dignes

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après le crucifiement est physiquement et moralement impossible.

À. [MPOSSIBILITÉ PHYSIQUE DE LA SURVIVANCE DU CHRIST APRÈS LE CRUCIFIEMENT. 1) Avant d'être crucifié Jésus avait été cruellement flagellé, couronné d'épines, accablé de coups, il était tellement épuisé qu'on dut requérir l’aide d’un passant, Simon de Cyrène, pour le secourir.

2) Dans cet état d’ d'épuisement il est resté trois et même peut-être six heures sur la croix. En fallait-il plus pour

mourir?

3) Le coup de lance dans le côté était suffisant pour l’achever, en supposant qu’il eût conservé un souffle de vie.

4) Enfermé pendant quarantc-huit heures dans un sépulcre, enveloppé d de plusieurs suaires, ligotté dans des bandelettes avec cent livres de nard et de parfums, Jésus- Christ, affaibli à l’excès, devait certainement rendre l’âme dans ces conditions, en admettant même, — ce qui est impossible, — qu’il ne fût pas mort après la descente de la croix.

B. IMPOSSIBILITÉ MORALE DE LA SURVIVANCE DU CHRIST APRÈS LE. CRUCIFIEMENT. Î) 1 y aurait quelque chose d’incompréhensible dans cette hypothèse du Sauveur, Së survivant dans cet état misérable, et, à moitié mort, se traînant dans quelques localités voisines, puis apparaissant à saint Paul par hasard, et liant conversation avec lui.

2) Comment cet homme, se s survivant, usé par la douleur, la santé ruinée, a-t-il pu convaincre s j As

qu’il était réellement le Dominateur de. je , le Vainqueur du sépulcre, et le Prince de la vie? il ap-

paraît clairement, dans tout teur ministère apostolique,

que cette persuasion avait jeté chez eux de profondes racines, (Act. IV, 33).

3) apôtres endurant le Persécution, voire le martyre, a Eee mures L en faveur de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, pas mort du tout, caché probablement dans quelque village, assistant impassible aux souffrances de ses disciples qui le croient bien mort et ressuscité... Voilà ce qu’il faudrait admettre dans l’hypothèse de la survivance du Christ après le crucifiement. Peut-on imaginer quelque chose de plus contraire au bon sens?

4) La haine des Juifs rend encore moralement impossible Ta survivance du Christ aprés leon ant Ces ennemis de Jésus Veillaïent avec un soin jaloux à ce que leur victime ne pôt leur échapper. Or la haine ne désarme pas facilement elle ne lâche pas sa proie. Aussi bien, Renan en convient-il lui-même, car, pour lui le plus solide argument de la mort de Jésus c’est la haine des Juifs!. ;

LECTURES

Une mort historique, ABBé FRÉMONT, Divinité de Jésus-Christ, tif, pp. 377-384.

Les objections de Celse, Mcr FRÉPPEL, Origine, t. IL, pp. 252-355.

Le dernier mot de l'opposition, AsBé FREMONT, La divinite de Jésus- Christ et la libre’ pensée, t. IX, p.392.

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