‹ Leçons d'histoire romaine république et empireChapitre 3 sur 29 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

quelques superfluités et tours oratoires, qui plaisent moins au lecteur qu'à l'auditeur.

Faut-il répéter ce que j'ai dit à propos des Leçons d'Histoire grecque, à savoir, que « ce volume n'est pas un livre », mais une suite d'études autonomes, disposées après coup dans l'ordre chronologique des sujets traités, si bien que des morceaux contigus peuvent avoir été composés à dix ou quinze ans d'intervalle et dans un ordre inverse? On ne s'étonnera donc point d'y trouver des répétitions, — qui n'en étaient pas pour l'auditoire du moment, — des figures historiques présentées tantôt de face et tantôt de profil, des retours sur les mêmes causes qui. au cours de trois siècles, expliquent la genèse, la prospérité et le déclin de l'Empire romain. En revanche, je ne pense pas qu'on y trouve de contradictions. Les idées maîtresses qui donnent de l'unité à ce produit de travaux intermittents ne sont pas de celles dont un esprit arrivé à sa maturité change suivant l'humeur ou la mode du jour. Ce sont celles d'un libéral impénitent, affranchi de toute attache dogmatique ou doctrinaire, qui, n'ayant plus à craindre le despotisme d'en haut, redoute celui d'en bas, mais qui, d'autre part, se garde d'un pessimisme outré et se plaît à écrire au bas de ces pages : Liceat sperare timenti.

29 juin 1909.

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