VIII TABLE ET SOMMAIRE
Entre e'poux, intimité domeslique et supériorité naturelle du mari, mais sans mundium marital organisé comme impliquant un pouvoir de droit sur les biens et sur les actes de répouse. Discussion quant à Tétat des mœurs et de la coutume sur ce point. Exemples de Berthégonde et de Frédégonde.
Nulle association conjugale, ayant le mari pour chef, n'apparaît consacrée, en droit, ni quant aux effets de vie commune, ni même quant aux enfants, moins encore quant aux biens.
Le régime des biens envisagé surtout chez les Francs, — La dos ex marito : ses caractères, son origine et ses raisons d'être. — Le morgengab. — L'apport des femmes, pour qui n'existe nulle incapacité.
Dans les mœurs, jouissance conimune et concours ordinaire des époux, malgré leur indépendance réciproque. Preuve par l'exemple de Frédégonde et Chilpéric à l'occasion du mariage de leur fllle Rigonthe.
Les nouveaux textes : l» dans la loi Burgonde. qui vient affirmer une puissance maritale sur les biens de l'épouse; 2® dans la loi Riptuiire, qui consacre l'entière liberté de la donation maritale, la pleine capacité pour les femmes de s'engager avec leurs maris, et qui assure à la veuve une dot légale et subsidiaire, avec un tiers de la collaboratio, — Caractère de ces textes vraiment organisateurs pour toute la population barbare et romaine.
in. LA DIRECTION CHRÉTIENNE
18* COURS. — L'influence et la direction du Christianisme DANS notre droit MATRIMONIAL 456
L'influence chrétienne s'est exercée, sur toute l'institution du mariage, comme une véritable direction commencée dans la société romaine du Bas-Empire, plus puissante encore sur les barbares et dans leurs royaumes après leur conversion.
D'où elle a été surtout tirée. La Genèse, les Évangiles, et les Épîtres de saint Paul. Indication des textes fondamentaux.