‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 26 sur 251 · OPINIONS PLUS LIRRES SUR L'ETENDUE DE L'INSPIRATION · texte numérisé non relu

OPINIONS PLUS LIRRES SUR L'ETENDUE DE L'INSPIRATION

telles ont pu s'introduire, et se sont introduites en réalité, ici et là, soit dans l'original, soit dans les versions. La saine critique en jugera.

Inspiration 10. — Nous crojons quc Tagengement génp:ral des choses,

de \' agencement , i i^-i i > • - / i ' ^ i>

général. daus la Bible, n a point échappe a l influenge inspiratrige de

Dieu.

Preuve. Pour s'cn convaincrc, il suffit de se rappeler que c'est l'Es-

prit-Saint, qui seul a été eause première dans la rédaction des Écritures; voilà pourquoi il en demeure \ auteur principal , Or, aurait-on vraiment le droit de le regarder comme X auteur principal de la Bible, si Vordonnance générale de ce livre sacré n'était point son œuvre? Il est donc permis d'affirmer que c'est lui qui parle dans l'Écriture. C'est lui qui raconte, qui raisonne, qui démontre, qui ménage les transitions et conduit le récit ; c'est lui, en un mot, qui déroule le fil des idées : Secus non ipse esset auctor sacrœ Scripturœ xiniversce (i). confirmatur. Aïnsi le Comprirent les Pères et les interprètes catholi-

ques, qui se sont efforcés d'harmoniser, de concilier les textes historiques de la Bible, persuadés qu'ils étaient que la

» suite des faits et l'enchamement des idées sont, comme les

pensées et les faits eux-mêmes, à l'abri de toute inexactitude; car (( Ipse(Deus)...ita scribentibus adstitit,ut ea omnia eaque sola quae ipse juberet, et recte mente conciperent.., et apte infalUbili veritate exprimèrent » (2).

gencemTrT panî- H- — ^uc quatrième opinion, que plusieurs contesteront, cM/ier des phrases ^^^j^ ^^^^ no\\?> scmblc uéaumoius très admissible, veut que

est inspire TinsPIRATION DIVINE SC Soit étCuduC à I'aGENGEMENT PARTIGU-

LiER DES PHRASES ct à l'ÉLOGUTioN de l'Ecriture.

Preuves. j^,^ — Nous pouvous citcr à l'appui de notre sentiment :

s Augustin. t) saint Augustin. — L'évèque d'Hippône, traitant de l'élo-

quence et de la littérature bibliques, fait cette remarque : « Est quaedam eloquentia... quae viros divinos decet »; puis il ajoute : n Hac illi (auctores sacri) locuti sunt... Neque enim hsec liumana. industria composita, sed divina mente sunt fusa et sapienter et eloquenter )>{?>).

Léon XIII. 2) Léon XIII. — Dans le passage de son Encyclique, rapporté

plus haut, le pontife ne parle pas d'une simple assistance, par

(i) Encyc. cit., p. l\0.

(•^) EncLtC. cit., p. 40.

(3) De Doctr. christ., lib. iV, cap. vi, n» r|; cap. vu, n. 21.

5c opinion : les ornemenH littérail'es

sont.

i7isph'cs.

Remarque.

Preuve.

laquelle Dieu aurait seulement guidé Tauleur sacré dans la rédaction littéraire des saints livres, mais de l'ijispiration proprement dite, et telle que nous l'avons définie. Aussi bien, expliquant sa pensée davantage, produit-il à Tappui de son assertion deux textes, — Tun de saint Augustin, l'autre de saint Grégoire, — qui dissipent toute équivoque, et finalement il conclut avec la tradition : « Deum ipsum per sacros auctores e/ocutum (fuisse) » (i).

13. — Une cinçuième oinnion contestée, mais que nous admettons encore, veut que I'inspiration divine se soit étendue même aux détails et ornements littéraires, qui contribuent à relever l'excellence des Ecritures, et à en illustrer l'enseignement.

Il ne s'agit plus ici, comme tout à l'heure, du ton général, ou de l'élocution biblique envisagée dans l'ensemble, mais des détails littéraires, c'est-à-dire des figures de langage : — métaphores, comparaisons, prosopopées, etc., — considérées soit isolément, soit par rapport au style qu'elles colorent, qu'elles embellissent, et à la pensée qu'elles rendent plus saisissante.

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