SAINTS SONT OBJET DE FOI
Ici cependant une distinction s'impose. Parmi les textes qui sont paroles de Dieu ex omniparte^ les uns deviennent objet importante. ^ç^ [q[ essentiellement, et les autres accidentellement.
Essentiellement , s'ils appartiennent à la substance de notre foi chrétienne : — a quœdam enim sunt per se subs- {o\o^>^nii\cihmcni. tautia fulci )) , rcmarquc saiut Thomas; — tels sont, par exemple, les mystères de la Trinité, de l'Incarnation, etc.
Accidentellement ou secondairement ^ s'ils demeurent en dehors de l'objet nécessaire de la foi : — <( quœ quidem ignorari sine periculo possunt ab his, qui Scripturas scire non tenentur, sicut multa liistorialia » (3).
A cette seconde catégorie se rattachent aussi les textes de l'Écriture, qui sont divins seulement ratione scriptionis. Nous devons croire, en effet, que les paroles des impies, par exemple, ou celles qui furent prononcées par des personnages non inspirés, ont réellement été dites (au moins quant au sens) dans les circonstances indiquées. La raison en est que ces paroles et assertions sont consignées telles quelles dans l'Ecriture, « quam fides supponit Spiritu Sancto dictante promulgatam esse » (4)-
(1) Encyc, cit.,, p. 89.
(î?) Eiicyc. cit,, p. Ai-
(3) In 11 Smf., (lisl. xii, 7. 11, nrl. •?. — Comp. Summ. theol., 2' 2*% q. n, art. 5.
(/,) S. Thomas, ïn II Sc7il., loc. cil.
Les textes delà Bil)Ie o/)Jet de foi.
Distinction
Textes objet (le
Texte; objet de foi kleiiteliamcnt
SECTION DEUXIÈME