Or^ du premier fait nous concluons que le recueil
conséquence du '- ^ ^
i"fait. mosaïque ne s'accrut d'aucun écrit qu'on pût mettre, en vertu
d'une décision générale quelconque, sur le même pied que les livres du Pentateuqiie. X.\\ssï^])0\xv les enfants d'Israël, la Loi, les cinq livres de Moïse, demeurèrent-ils toujours, — avant
(i) Cf. Josciihc, I0C. cit.
[•2) Vers l'cpoqr.e de Néhémie.
comme nprès la captivité, — les livres canoniques par excellence; « les antres livres, dit jnstement M. Loisy, fjirent adjoints à la Loi comme participant à son esprit et à sa dig'nité, comme propres à la mieux faire connaître et pratiquer » (i). A bien prendre, ils n'en étaient tous que <( la continuation historique et la confirmation relig-ieuse » (2).
consj^quencedu ^^ — j^y gecoud fait nous coucluons quc, grâce aux lumiè-
res des prophètes, et des hommes que le ciel investissait d'une mission divine (3), plusieurs coWcciionH particulières d'écrits sacrés vinrent s'ajoutera la collection primitive (4)- A mesure donc qu'ils paraissaient, les livres inspirés durent être reconnus comme tels, et distingués des autres, — sinon placés, eux aussi, à côté du Pentateicque (cf. .7(9-9., xxiv, 25-27 ; / Rois^
Analogie prise de N'cu fut-il pas dc même, — proportiou gardée, — pour le dansTiC^iise chrô'' Gauou du Nouvcau Testament dans l'Eglise chrétienne? Des communautés particulières dressèrent des listes ou Canons d'écrits inspirés; peu à peu, ces Canons furent consacrés par l'usage; enfin la fixation solennelle et définitive se fit au concile de Trente.
tien ne
Confirmalur.
Le respect des
12. — Ce qui est sur, au moins, c'est que ces recueils sacrés
étaient gardés par tous avec un religieux respect; on puisait
jniis poin'ieur col- ]A, pour Ics citcr, dcs tcxtcs d'autorité inconlesiahle^ infailli-
Icclion d cents sa- " 1 '
<''<^*' ble^ divine. — Ainsi les prophètes ont de nombreuses réfé-
Lusage qu'en font reuccs Bux Psaunies. aux Proverbes, au livre de Job, aux
les prophètes. ■' ^ '
premiers livres historiques (5). Les prophètes eux-mêmes se font mutuellement des emprunts. Joël, par exemple, cite Abdias; Osée cite Amos; Isaïe cite Joël et Amos; Nahum, Sophonie, Habacuc citent Isaïe. Qui donc ignore combien Jérémie aime à fondre dans sa phrase et, dans son style, maintes expressions qu'on rencontre chez ses devanciers (6)? Conrii-sion. Coucluons dc là quc, pendant la période qui s'écoula de-
puis Moïse jusqu'à l'exil, le Canon juif de l'Ancien Testament, sans être formé encore complètement, ni surtout arrêté et clos, se constituait pourtant peu à peu, et de siècle en siècle s'enrichissait d'éléments nouveaux.
(il On. cil., p. 33.
(■'.) C:r. Wogné, op. rit., p. ()3.
(3) Cf. supra, pp. 78-S().
(/i) Cf. // Vat\, XXIX, 3o; Prov., xxv, i; Ezech., xiii, () ; Dan., ix, *>. (.'■)) Cf. Trorlioii. hilrod. f/rru'V., I. l.p. loO, not. 7.
(0) Kiipcr, Jeremias lih. sac. inlcrpres, etc. — Voir aussi Trorlion, /." Prophète Jérémic, Inlrod. p. 18; Coriiciy, Inlrod. spec. in iib. Vet. Test., I. II, p. 3<)/|.
LEÇON DEUXIÈME
Le Canon judéo-palestinien de l'Ancien Testament, depuis l'exil jusqu'à
l'ère chrétienne.
Pourquoi distinguer un C^inon judéo-palestinien de l'Ancien Testament, après l'exil. — Promvilg-ation de ce Canon par Esdras; trois groupes de preuves'à l'appui de ce fait. — Ce qu'Esdras fit pour la consLitulioQ du Canon. — La collaboration de Néhemie. — Le Canon judéo-palestinien ne fut point clos par Esdras; arguments qui le démontrent.
Objet de la leçon.
1 . — Jusqu'à la captivité de Babylone, les Juifs ne connurent point d'autre séjour, d'autre patrie, que la Palestine; Jérusalem étai# l'unique centre de leur activité relig-ieuse et nationale. Mais après l'exil, nombre d'entre eux restèrent dispersés à l'étranger, loin des frontières de Juda ; beaucoup notamment se fixèrent en Egypte, aux environs d'Alexandrie.
C'est à l'histoire du Canon de l'Ancien Testament en Palestine^ que cette leçon est exclusivement consacrée.
DémoBstration.
4« preuve, prise des circonstances historiques.
2. — Après le retour de l'exil, le Canon juif, accru de tous les livres parus depuis moïse, fut officiellement sanc- TIONNÉ ET PROMULGUÉ PAR EsDRAS (v® sièclc aV. J.-C),