‹ Leçons d'introduction générale théologique, historique et critique aux Divines EcrituresChapitre 45 sur 251 · i) Les circonstances d^d\iovà l'exig-aient · texte numérisé non relu

i) Les circonstances d^d\iovà l'exig-aient

Il est certain que l'époque qui suivit la captivité fut une époque de restauration nationale et religieuse. Revenus au pays de leurs pères, les Juifs travaillèrent activement à relever les murailles du temple et de la cité. De leur côté, les chefs du peuple, Zorobabel, Esdras, Néhémie, s'appliquèrent à réformer les abus, et déployèrent le plus grand zèle pour faire observer les préceptes mosaïques. Il y a donc toute probabilité, qu'ils firent alors aussi une collection générale des livres saints. « Comment eussent-ils négligé des écrits, qui tenaient de si près aux principes fondamentaux d'une religion, dont ils avaient été les restaurateurs » (i)? Tout exigeait qu'Esdras s'occupât de cette importante collection.

(i) Cf. Fabricy, Des titres primilifs de la révélcUion, t. I, p. 78.

88 LEÇONS IJ'IXTRODLTCTIOX GÉNEUALE

Ksiias a promulgué Aiissi bicii, mil Hc pouvait Ic fairc mieux que lui. C'est ce -nncn iiu . ^^^^^ J'Ecrilure insinue assez clairement; car Esdras y est

appelé scriba velox in lege Moysi : erudiUu in s^ermoni-

fms et prœceptis Domini^ et cœremoniis ejus in Israël (/ Esd., VIT, 6, II).

2* preuve 4. — 2) Lcs 1 racUtions juives Y ^iïwm^nX..

prise (les Iradilions '' ^ *'

juives. Nous trouvons des vestig^es de ces traditions a) dans un

a) Dans le Taimiid. passagc du Talmud dcvcnu classique sur la matière (i) : r( Nos docteurs nous ont transmis cet enseig-nement... Qui a écrit les livres saints? Moïse écrivit ses livres. Josué écrivit le sien... Ezéchias et son collège écrivirent Isaïe, les Proverbes, etc. Les hommes de la Grande Synagogue écrivirent Ezéchiel et les Douze, Daniel, et le rouleau d'Esther. Esdras écrivit son livre, et continua les généalogies des Paralipomènes jusqu'à son temps. Et ceci est la confirmation de la parole du maître. Rab. Juda dit avoir appris de soi^maître qu'Esdras ne monta point de la Babylonie avant d'avoir continué les généalogies jusqu'à son époque; après cela il monta ».

Sans admettre absolument les détails de cette heraïtha du

Talmud, nous devons reconnaître que tout n'y est pas faux (2).

Critique du passage ^ç, ^yj y ç^^^ j|^ notammcut dc la collection des Proverbes

talmudiquc cite. i J

par les théologiens d'Ezéchias, est exact, et conforme à Prov., XXV, I . Il est donc permis de penser que, d'après l'enseignement de la synagogue, Esdras compléta le recueil des livres saints dressé par ses devanciers, en ajoutant ses propres récits à la collection de ceux qui existaient déjà (3).

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