‹ Leçons d'optique physiqueChapitre 114 sur 168 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

Amplitudes.

Intensités.

Amplitudes.

Intensités.

ISTBSt-ITn.

so"

'lO"

Oi779

Ces nombres prouvent que la précision des expériences n'est pas très-grande, car l'intensité de la lumière réfléchie, au lieu de croître ou de décroître régulièrement, présente de petites oscillations. Ainsi pour l'acier, la lumière étant polarisée dans le plan d'incidence, on a, pour l'intensité de la lumière réfléchie à no degrés, 0,608; à 3o degrés, 0,63/1; à 4o degrés, 0,608. Cependant la marche générale des phénomènes est évidente. Le pouvoir réflecteur total décroît jusqu'à 5q ou 60 degrés, puis croît de nouveau jusqu'à Tincidence rasante : il passe donc par un minimum. Le rapport des intensités des composantes du rayon réfléchi polarisées parallèlement et perpendiculairement au plan d'incidence décroît depuis l'incidence normale et atteint son minimum lorsque l'incidence est d'environ 80 degrés, puis il croit jusqu'à l'incidence rasante.

379. Empérieiice* e»toriiiiétrii|UMi de Parties et die de là Wrowomtmjm et P. Demiiiui. — Les observations calorimétriques sont susceptibles de plus de précision que les observations photométriques et ont confirmé les résultats généraux de ces dernières.

Forbes ''^ a reconnu que le pouvoir réflecteur des métaux pour in chaleur décroit à partir de l'incidence normale el présente un certain minimum pour croître ensuite jusqu'à l'incidence rasante.

iVf M. de la Provostave et P. Desaius ^'^' ont trouvé des nombres qui se rapprochent de ceux de M. Jamin. Leurs expériences ne sont pas nombreuses, et voici leurs résultats pour l'acier. Ces résultats indiquent les intensités de la chaleur réfléchie.

CHALRLR POLARISÉE POUVOIR

ANGLKS , I TéA tt

A'inriàuntp, dans le plan perpeDdkalairtfnent

<riiirjdenrp. au plan d*ineidenre. lolal.

So" 0,694 0,468 0,081

L'incidence de 76 degrés a été choisie parce qu'elle correspond au maximum de polarisation. La chaleur employée était la chaleur solaire.

M. Jamin avait trouvé, pour le pouvoir réflecteur de l'acier :

Sous rincidence Zo" 0,600

Il y a donc une concordance assez .<atisraisante. Les nombres qui dans le tableau représentent le pouvoir réflecteur total pour In chaleur ont été obtenus en prenant la demi-somme des intensités des composantes du rayon réfléchi polarisées parallèlement el perpendiculairement au plan d'incidence. En mesurant directement le pouvoir réflecteur total do l'acier pour la chaleur sous l'incidence de 3o degrés, MM. de la Provostaye et P. Desains ont trouvé le nombre 0.090.

L'important dans ces expériences est d'opérer sur des faisceaux de même composition calorifique. Or, les rayons de chaleur peuvent se modifier diversement en traversant le Nicol; le baume de Canada surtout peut avoir de l'influence. Aussi, quand on veut se servir de

to Edinb. Tmii*., Xllf. - Phii. \tag.. (3), VJII, aMJ.

W C. R„ XXXI, 5i î. — 4»m. d^ rhim. w //^ phyg., (3), XXX , îi;^.

chaleur polarisée , il faut prendre un prisme biréfringent assez épais pour séparer les deux faisceaux polarisés, et, quand on veut opérer avec la chaleur naturelle, il faut prendre un faisceau assez large pour qu'après avoir traversé le prisme les deux faisceaux se recouvrent en partie, et c'est alors la partie commune aux deux faisceaux qu'on emploie.

On pourrait aussi, pour recomposer de la chaleur naturelle, faire traverser aux rayons de chaleur naturelle un prisme de Nicol et une lame de spath d'un quart d'onde dont la section serait à &5 degrés de la section principale du Nicol. Mais, pour qu'il y ait identité dans toutes les circonstances des phénomènes lorsqu'on opère soit avec la chaleur naturelle, soit avec la chaleur polarisée, il faudrait, dans les expériences sur la chaleur polarisée, laisser la lame de spath, mais en rendant sa section principale parallèle h celle du Nicol.

Pour le métal des miroirs, MM. de la Provostave et P. Desains ont trouvé les nombres suivants :

CHALEUR POLARISÉE POUVOIR

ANGLES I — ^.^^^^^ r^flecteor

dHocidence. dans 1« plan perpendicalairemenl

d^incîdenee. aa plan dMneidenee. Uiln.

La loi de Potter est moins évidente ici ; cependant on voit qu'à partir de l'incidence normale les variations du pouvoir réflecteur sont très-faibles jusqu'à une certaine valeur de l'incidence assez considérable. Le pouvoir réflecteur total du métal des miroirs, mesuré directement sous l'incidence de 3o degrés, s'est trouvé égal à o,656.

Quant au rapport des intensités des deux composantes, on tire des expériences de MM. de la Provostaye et P. Desains sur le métal des miroirs les résultats suivants :

Angles d'incideDce 3o" 5o' 79%5 8o'

Rapport des intensités .. . 0,931 0,789 o,&6& 0,^69

Ces nombres ne sont guère d'accord avec ceux de M. Jamin; mais

il n'y a pas lieu de s*en étonner, car les alliages employés dans les deux séries d'expériences pouvaient être de composition différente.

Les résultats obtenus par MM. de la Provostaye et P. Desains pour le platine et pour l'argent sont moins exacts. La lame de platine avait été mal polie, et les nombres trouvés pour ce métal ne méritent aucune confiance. Pour l'argent, les variations du pouvoir réflecteur total avec l'incidence sont très-faibles. Lorsque la chaleur incidente est polarisée dans le plan d'incidence , le pouvoir réflecteur total de l'argent est 0,8 sous une incidence de 3o degrés et 0,98 sous une incidence de 80 degrés. Si la lumière est polarisée perpendiculairement au plan d'incidence, les variations du pouvoir réflecteur sont à peine sensibles.

Un autre point mis en évidence par MM. de la Provostaye et Desains, c'est l'influence de la nature de la chaleur, c'est-à-dire de son indice de réfraction, sur les phénomènes. Ils ont trouvé que l'or, le cuivre ont des pouvoirs réflecteurs différents suivant la région du spectre à laquelle correspondent les rayons calorifiques. Il en est de même pour l'argent, l'acier, le métal des miroirs, le platine et tous les métaux blancs; pour tous ces métaux la variation du pouvoir réflecteur avec l'indice de réfraction du rayon a lieu dans le Tuéme sens.

MM. de la Provostaye et Desains ont trouvé les nombres suivants pour l'incidence de 3 o degrés :

POUVOIR RÉFLKCTKDR TOTAL.

^ (leTnnl laquelle

l^»ciitelli. éloit une lame de verp.

de o"* d e[Mi8seur.

Métal des miroirs o,835 0,7/io

Ai^t 0,955 0,910

Platine 0.790 o,655

En résumé, si la lumière incidente est naturelle, le pouvoir réflecteur des métaux décroît depuis l'incidence normale jusqu'à une incidence comprise entre 5o et 60 degrés, pour croître ensuite jusqu'à l'unité pour l'incidence rasante.

Si la lumière incidente est polarisée dans le plan d'incidence, le

Vkrdbt, VI. — Optique physique. , 3C

pouvoir réflecteur croît depuis l'incidence normale jusqu'à Tincidence rasante.

Si la lumière incidente est polarisée perpendiculairement au plan d'incidence, le pouvoir réflecteur décroît depuis l'incidence normale jusqu'à une certaine incidence qui donne un minimum très-différent de zéro, pour croître ensuite jusqu'à l'incidence rasante.

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