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POLARISATION ELLIPT. PAR LES CORPS NON MÉTALLIQI/ES

le til : si le déplacement est égal à l, la difl'érence de phase cherchée sera, d'après ce que nous venons de dire, r- -•

Quant au rapport des amplitudes des deux composantes du rayon elliptique , il est égal à la tangente de Tangle que fait la section principale de l'analyseur avec une des sections principales du compensateur. On peut donc, à l'aide du compensateur, déterminer la différence de phase des deux composantes d'un rayon elliptique suivant deux directions rectangulaires quelconques et le rapport des amplitudes de CCS composantes.

Si les sections principales du compensateur sont parallèles aux axes de la vibration elliptique, la différence de phase des deux composantes parallèles à ces sections est égale à 7 * H résulte de là que , si h l'aide de la vis micrométrique on déplace l'un des prismes du compensateur d'une quantité égale à -, de façon que le compensateur, dans la partie qui est en regard du fil, produise une différence de marche égale à j> il suffira, pour déterminer les directions des

axes de la vibration elliptique, de faire tourner le compensateur jusqu'à ce que la frange obscure, qui occupe le milieu de l'image extraordinaire, coïncide avec le fil. Les sections principales du compensateur sont alors parallèles aux axes de la vibration elliptique.

Pour déterminer le rapport de ces axes, on fait tourner l'analyseur sans toucher au compensateur, jusqu'à ce que la frange placée sous le fil soit aussi noire que possible. La tangente de l'angle que forme la section principale de l'analyseur avec l'une des sections principales du compensateur est égale alors au rapport des axes de la vibration elliptique.

Dans les expériences oii il a appliqué le procédé que nous venons de décrire à la mesure de la polarisation elliptique produite par la réflexion sur les corps transparents, M. Jamin s'est servi du même appareil que pour ses expériences sur la réflexion métallique (378. 382).

La lame réfléchissante est fixée verticalement sur le support qui se trouve au centre du cercle. Une lunette fixe amène sur la lame réfléchissante un rayon qui est polarisé par un Nicol fixé dans cette

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lunette. Une seconde lunette mobile sur le cercle gradué et munie également d'un Nicol reçoit le rayon réfléchi. C'est en avant de cette lunette qu'on place le compensateur, de sorte que les rayons réfléchis traversent le compensateur avant d'arriver sur l'analyseur. Pour faire une observation, on se place sous une incidence voisine de l'angle de polarisation complète, et on dispose le polariseur do faron que la lumière soit polarisée dans un plan qui approche d'être perpendiculaire au plan d'incidence; les deux comj)osantes du rayon réfléchi auront alors des intensités comparables, et on pourra, à l'aide du compensateur, déterminer, en opérant comme nous venons de l'expliquer, les directions des axes de la vibration elliptique sur le rayon réfléchi et le rapport de ces axes.

Tout sera donc connu, sauf l'intensité absolue de la lumière réfléchie; mais on sait qu'elle ne difl'ère que très-peu de la valeur donnée par la théorie de Fresnel.

A 00. Dliitiiiatloii des milMtaiiceii po«itiire« et des miImteiiCMi nésattires, — Il nous reste à voir comment on détermine sans ambiguïté le signe de la différence de phase des deux composantes du rayon réfléchi.

Si nous partons de l'incidence rasante où le plan de polarisation du rayon réfléchi est du même côté du plan d'incidence que celui du rayon incident, on peut représenter le mouvement vibratoire de la composante du rayon réfléchi qui est polarisée dans le plan d'incidence par

msm wTt I ,p — V 1 '

et le mouvement vibratoire de la composante polarisée perpendiculairement au plan d'incidence par

nsm îiTT ( 'r — ^ ) •

Recevons maintenant le rayon réfléchi sur le compensateur, et supposons que la section principale du premier prisme de ce compensateur coïncide avec le plan d'incidence, de sorte que la couiposaiîte du rayon réfléchi, polarisée dans le plan d'incidence, pénètre

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