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Appureil de Soleil. Le plus ancien des appareils desti

fA2 POLARISATION CHROMATIQUE.

aés k l'observation des phénomènes de [tolarisalion chromalique dans ta lumière convergente est celui de Soleil, qui se prétn à In mesure de i'an^e des axes optiques. Dans cet appareil (lig. 18) les rayons solaires sont reçus sur un miroir en verre noir qui fait avec l'axe de l'appareil un angle de 35*9 5', de façon que les rayons réfléchis dans la direction de cet axe soient entièrement polarisés dans le plan d'incidence. Chaque point du miroir peut être regardé comme l'origine d'un cône de rayons réfléchis dont l'ouverture est égale au demidiamètre apparent du soleil. Ces rayons sont reçus sur une première lentille A, dite lentille collective ou lentille d'illumination, qui -donne en C, dans son ])lan focal principal, une image très-petite du soleil. La lame cristallisée est placée en D, un peu au delà de l'image réelle C. Chaque point de celte image C est le sommet d'un cône de rayons ; mais si on considère parmi tous ces rayons ceux qui sont parallèles à une certaine direction, on voit qu'ils traversent la lame cristallisée sous la même épaisseur et dans la même direction, Fif. iS. et qu'ils se trouvent tous, par conséquent, au

sortir de cette lame, dans le môme état de polarisation. A une certaine distance de la iame D se trouve une seconde lentille B qui fait converger en un même point les rayons qui ont traversé ]»arallt'lement la lame D. 11 se formera donc dans le plan focal principal de cette lentille B une image dont chaque point correspond à un faisceau de rayons qui ont traversé parallèlement la lame crbtallisée, les directions de ces faisceaux étant différentes pour les difl'érents points de cette image. Dans le plan focal principal de la lentille B se trouve un micromètre K placé à l'orifice d'un tuhe R; le même tuhe porte une troisième lentille E qui sert de loupe et avec laquelle on observe l'image qui se produit en K; cette lentille E peut s'éloigner ou se rapprocher du micromètre.

Enfin une tourmaline T, placée entre la loupe E et Toeil de l'observateur, fait fonction d'analyseur. Il est indifférent que l'analyseur soit placé ainsi entre la loupe et Tœil, ou immédiatement après la lame cristallisée ; car, le passage des rayons à travers les lentilles ne leur communiquant aucune différence de marche, on observe toujours les mêmes apparences que si le dessin coloré se formait réellement dans le p)an du micromètre K.

Etant données les coordonnées j; et y d'un point situé dans le plan du micromètre, il est facile de calculer l'angle d'incidence I sous lequel les rayons parallèles qui vont converger en ce point traversent la lame cristallisée, et l'angle a; que le plan d'incidence de ces rayons fait avec la section principale de la lame. Prenons en effet pour origine le point où l'axe de l'appareil rencontre le plan du micromètre, et pour axe des x une droite située dans ce plan et parallèle à la section principale de la lame. Nous aurons, en désignant par d la distance de la lentille B au plan du micromètre,

tangl

\^c?Tf

tang(y = |-

Les angles I et &> étant connus, on peut calculer, à l'aide des formules données précédemment pour le cas de l'incidence oblique, la coloration que doit présenter le point considéré.

21 A. ApiNir^l de pra|ectl#B de H. Dulioeq. — L'appareil de M. Dubosq (fig. 19) est destiné à la projection des phénomènes. Une grande lentille A, d'un décimètre de diamètre, reçoit la lumière solaire réfléchie par un héliostat. Les rayons qui traversent cette lentille vont former en a une image très-petite du soleil; mais, avant d'arriver en a, ils sont polarisés par un prisme de Nicol ou de Foucault placé en N. La lame cristalline est placée en L, à une petite distance du plan focal principal de la lentille A, de façon à recevoir tous les faisceaux divergents de lumière qu'on peut considérer comme émanant des différents points de l'image a. Au delà de la lame, en B, se trouve une seconde lentille qui fait converger en un même point tous les rayons qui ont traversé parallèlement la laine cristallisée ;

lûa POLARISATION CHROMATIQUE,

il se forme ainsi une seconde image en a', dans le plan focal principal de ta lentille B, et chaque point de cette image correspond à un faisceau de rayons qui ont traversa la lame dans une direction dé-

Il faut remarquer que ce n'est pas en a', mais au foyer conjugué de l'image a que le faisceau réfracté par ta lentille B présente les plus petites dimensions transversales. Pour que les eipériences aient un certain éclat, il faut opérer avec une lumière intense, à cause de l'amplification de l'image. La lumière solaire peut être remplacée par la lumière électrique; les cbarbons doivent alors se trouver au foyer principal d'une première lentille qui donne un faisceau de rayons à peu près parallèles.

215. Vlimwmtf* p«l»rlMia* 4*AaUel. — Le microscope polarisant d'Amici'" permet d'étudier les phénomènes produits par les lames cristallisées qu'on ne peut obtenir qu'en trè.i-petlts fragments, et de constater les changements de structure que présente une même lame en des points très-rapprochés. Cet instrument a rendu de grands services à la minéralogie; il a servi aux expériences

<') A>m.dtrhin>.ftitphsi.,(3), XII, iiA.

LUMIÈRE CONVERGENTE OU DIVERGENTE. 145 de M, Grailicb, les plus complètes et les plus précises qui aient ^té bites sur les caractères optiques des minéraux.

Le microscope d'Amici(fig. so) se compose d'un polariseur, d'un système de lentilles destinées à éclairer fortement la lame cristallisée , d'un second système de lentilles destinées à faire converger en un même I point les rayons qui traversent paral-

I lèlement la lame, enfin d'un micros-

cope qui amplifie l'image ainsi for^ mée et d'un analyseur qui la colore.

Le polariseur consiste en une lame de verre M Inclinée de SS'qS' sur l'axe de l'instrument : la lumière solaire est renvoyée sur celte lame à l'aide d'un miroir étamé M'. Deux lentilles A el B, dont la première a quelques centimètres de distance focale tandis que la seconde est à foyer très-court, font converger très-fortement les rayons solaires. Ce système constitue ce qu'on appelle l'éclairement de Dujardin. La lame crJstal- Fif. 9*. Une est placée en L un peu au delà du

plan focal principal du système formé par les lentilles A et B; cette lame se trouve ainsi fortement éclairée par des faisceaux de rayons parallèles qui forment entre eux des angles considérables. Une troisième lentille C fait converger en un même point chacun des faisceaux de rayons parallèles -, il se forme ainsi une image réelle dans le pian focal principal de cette lentille. C'est cette image réelle qu'on observe avec le microscope Ë muni d'un analyseur N placé entre l'oculaire et l'œil. Le cercle oculaire de la loupe doit être assez éloigné de celte loupe pour qu'on puisse interposer un spath servant d'analyseur.

VwMT, VI. — Optique

R. pHéffOM^NES DES CRISTAUX A D\ K\K.

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