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CRIST4UX A DEUX AXES. DISPERSION DES AXES

raisott dé symétrie , cette même droite pour bissectrice ; mais les plans de ces axes pourront avBÎr des directions différentes et être situés dans des azimuts quelconques sans être nécessairement perpendicataires enti^ eax. Le borax, ainsi que Tônt observé & peu près simultanément Herscbel ^^^ et Nôrremberg ^^\ présente ce niode de dispersion, oii les axes des différentes couleurs sont situés dans des plans différents et ont une bissectrice commune.

ù"* Si les axe» optiques d'une certaine couleur sont situés dans le plan de symétrie qui contient les deux axes cristallograpbi(|ues indinés l'un sur Tiiutre, les axes de toutes les couleurs sont nécessairement situés dans ce plan ; mais, comme aucune direction n'est déterminée dans ce plan , les axes optiques des différentes couleurs peuvent ne pas avoir la même bissectrice. Neumann a constaté ce genre de dispersion dans les cristaux de gypse ^^^ ; dans ces cristaux , les axes optiques des différentes couleurs sont situés dans le même ptan , mais n'ont pas la même bissectrice. De plus , si Ton vient k élever la température, on remarque que des deux axes optiques qui correspondent à une certaine couleur l'un se déplace nola^lemefit plus que l'autre, d'où il faut conclure que la ligne moyenne relative k cette couleur change de direction quand la température varie. Ainsi les axes optiques d*une même couleur ne sont pas des lignes physiquement identiques dans les cristaux qui se rapportent au même type que le gypse.

Les cristaux du système triclinoédrique ou à trois a\es inclinés ne présentent plus aucun axe cristallographique nettement détei^ miné : aussi peut-on retrouver simultanément dans ces cristaux les deux modes de dispersion qui existent séparément dans le gypse et dans le borax, c'est-à-dire que les axes optiques des différentes couleurs sont situés dans des plans différents et n'ont pas de bissectrice commàne.

Ge phénomène a été observé pour la première fois par Neumann sur le «cristaux de succinàte d'ammoniaque; il a été constaté depuis,

•'* Cormp.htallirhi. tt // y». , VI , 77.

•'' /Ht/;- ^""- wvn, j'io.

sur un grand nombre d'autres cristaux appartenant au système triclinôrhombique, par MM. Grailich, Lang et Descloiseaux ^^^

236. PlténomèiiM pv«iluito pur le 'mélanse de i««morpliés« — De Senarmont a reproduit artificiellement

un certain nombre des phénomènes que nous venons de décrire^ en faisant cristalliser ensemble des cristaux isomor{)hes ^*'). Il arrive souvent, en effet, que Tisomorphisme cristailographique nVntratne pas l'isomorphisme optique, et que dans deux cristaux isomorphes les plans des axes optiques sont rectangulaires. Le sel de Seîgpeité et le tartrate double de potasse et d'ammoniaque sont dans ce cà$; si Ion fait cristalliser ensemble ces deux sels, en augmentant grar duellement la proportion du sel ammoniacal, on observa une série de phénomènes analogues k ceux que présente ie sulfate de soude. Lorsque la proportion du sel ammoniacal est. très-petite , les 9xe$ de toutes les couleurs sont situés dans le même plan. et les axes rouges font un angle plus grand que les axes violets. A mesure quo la proportion du sel ammoniacal augmente, l'angle des axes diminue^ et en même temps les axes rouges se rapprocherit des axes violets; les axes de ces deux couleurs finissent par se confondre, piiis les axes rouges passent en dedans des axes Violets et se confondent* dé sorte que le cristal est a un axe pour les rayons rouges. Les axes rouges se séparent ensuite, mais dans un plan perpendiculaire à leur plan primitif, de façon que les axes violets et les axes rouges se trouvent dans des plans rectangulaires et que le cristal est à un axe pour une couleur intermédiaire. Enfin, l'influence du sel am-rmoniacal devenant prédominante, tous les axes se trouvent réunis dans le plan des axes rouges.

237. Appareil de M. Cïrailleli peur 1» meeure de Taiifle des axée optiques. — Il nous reste à décrire les instruments à l'aide desquels on mesure l'angle des axes optiques. L'appareil de Soleil (212) peut servir à cet usage, mais il donne des résultais

(*' Grailich, Krystallogi^aphiêch-oplische UnUmuchungenyWien^ i858. — Lang, Wien. Ber,, passim. — Desclobcaux, Aitn, des tnineSf XI, 'j6i; XI Y, 339. ^*^ Arm. de chim. et de phya» , C^) ^ XXXJll, 391.

CRISTAUX A DEUX AXES. DISPERSION DES AXES. 185 pea précis. M. Grailich a construit un appareil à la fois plus simple et plus exact que celui de Soleil, et qui permet de mesurer l'angle des axes optiques dans des- conditions oii cette délcrmination est impossible par la méthode ordinaire. Il arrive souvent, ea effet, lorsque la lame est taillée perpendiculairement à la ligne moyenne^ que l'angle formé par les axes avec la normale est supérieur à Tangle limite de réfraction : la direction de l'axe dans le cristal ne correspond alors à aucune incidence réelle, et, tant que la lame se trouve en contact avec l'air, il est impossible d'apercevoir simullanément dans la figure formée par les courbes isochromatiques tes deux foyers des lemniscates. Le procédé de M. Grailich consiste à diminuer l'angle apparent des axes en plaçant la lame cristalline dans un milieu plus réfringent que l'air. Il se sert k cet effet d'unç huile transparente ou d'un mélange d'alcool et de sulfure de carbone dont l'indice de réfraction peut varier entre ;,38 et 1,75, limites entre lesquelles sont compris les indices de la plupart des cristaux. L'appareil de M. Grailich (fig. 39) se compose d'une cuve de verre on de métal A, percée sur ses parois verticales de deux oriiices B et C placés l'un en regard de l'autre. Ces orifices sont munis de viroles dans lesquelles sont fixés le polariseur et l'analyseur, qui sont des Nicol d'une épaisseur très-faible. La cuve est remplie d'un liquide dont l'indice diffère peu de celui du cristal; elle e.st fermée à sa partie supérieure par un disque circulaire de verre D qui porte sur sa circonférence une division en degrés. Ce disque est traversé en son centre par une tige métallique T qui porte à sa partie inférieure une pince dans laquelle on fixe la lame cristalline i cette nt- 'S' pince est réunie k la tige au moyen

d'une charnière et poul tourner autour d'un axe horizontal. La lame cristalline étant taillée perpendiculairement à la ligne moyenne, on la place dans la pince , et on commence par rendre le plan des axes optiques heneontal. Aret effet, on dispose ^n avant de l'analyseur

an fil horizontal qa'on observe avec une loupe, et on fait tourner là pince aulôar de la charnière jnsqu'à ce que la ligne qui passé par les deux foyers des lemniscateS coïncide avec le (il. Si les dem foyers ne sont pas visibles siinnltanément, on peut se servir de Ik ligne Ûb symétrie des courbes qui entourent l'an des foyers. Pour mesurer l'angle apparent des axes optiques, on fait tourner la tige T de façon que les deux foyers des lemniscates coïncident successivement avec un fil vertical qui croise le fil horizontal : la tige porté une alidade munie d'un vemier qui se meut sur la division du disque D-, on peut donc connaître l'angie dont elle a tourné, angle qui n'est autre que l'ange apparent des aies. Connaissant les indices du liquide et du cristal, on pent déduire de l'angle apparent des axes leur angle réel.

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