LA PLANTE CONSIDÉRÉE DANS SON ENSEMBLE
§ I. — Durée.
Un grand nombre de plantes ne parcourent pas, dans le cercle de leur existence, l’année tout eulièrc; elles germent au printemps et meurent avant le retour de l’hiver : on PUnlrl>nnBiU les appelle plantes annuelles (plantæ annutt). Quelques-unes1" voient deux printemps, et on les nomme pour celte raison plantes bisannuelles ( pl . biennes ),■ celles-ci ne produisent | pi guère, durant la première année, qu’une rosette de feuilles voisine du sol : ces feuilles se desséchent ordinairement à l’approche de la mauvaise saison ; au second printemps, la tige s’allonge, elle fructifie, et la plante meurt ensuite comme les végétaux annuels. Les espèces dont ladurée ne s’étend pas au delà de deux ou trois a ns, portent le nom d’herbes (ficrbw) ; leur tige est en général molle , aqueuse, et résiste peu aux efforts qu’on fait pour la briser. D’autres plantes au contraire donnent des fleurs et des fruits pendant un grand nombre d’années; on les nomme vivaces (pl. perennes). Parmi ces PUnt« riYK«. dernières, il en est qui , plus voisines des herbes et appelées communément de ce même nom, ne prolongent leur exis mt i„
lence que par une portion d’clles-mêmes végétant sous la m |wr 1m iKion. terre; et, chez elles, on voit tous les ans se renouveler la |>arlic qui s’élevait au-dessus du sol et a porté des fleurs et des fruits : c’est à tort que l’on dit de ces plantes qu’elles sont vivaces par les racines, car , ainsi que vous le verrez plus tard , leurs prétendues racines sont des tiges souterraines, et leurs liges annuelles de simples rameaux. Chez d’autres plantes vivaces, une tige fort courte, presque toujours également souterraine, donne naissance à une touffe de rameaux d’une consistance dure et ligneuse, qui ont plus ArfirtMra**. de trois à quatre pieds, cl ne dépassent guère trois à qua-