U PLANTE CONSIDÉRÉE
trc fois la hauteur d'un homme, qui portent pendant plusieurs années, des fleurs et des fruits, et que l’on a appelés des tiges, parce qu’on n’a point fait attention à la tige Son» - ai loi*- véritable qui les produit. Ces plantes vivaces portent le nom d’arbrisseaux ( frutices ). Celui de sous-arbrisseaux ( suffru tires) a été donné aux espèces qui ne s’élèvent guère audessus de trois pieds, et qui ordinairement ne portent point de bourgeons écailleux. Pour la plupart des botanistes , un sous-arbrissrau n'est réellement qu'un arbrisseau plus petit ; mais quelques-uns ont appliqué le premier de ces noms aux plantes dites communément vivaces par les racines et annuelles par leur tige. Les plantes vivaces les plus remar- A.i.rn, quables sont les arbres (arbores), végétaux , ligneux et gigantesques dont le troue unique , toujours simple dans sa partie la plus basse, se ramifie à une certaine hauteur, étendant au loin scs branches et son feuillage.
Les plantes annuelles emploient rarement à parcourir le l,, Mpr„,10„, cercle de leur existence la belle saison tout entière, et il en u. est même qui germent, se développent , fructifient et meu- [M-. n«oim..ic. r(nl jang pçgpaçg ,je quelques semaines, telles que certaines espèces printanières, le Drabavema, le Saxifraga tridaclylites, le Chamagroslis minima. Il y a plus : l’existence de la même espèce peut être abrégée ou rendue plus longue par des circonstances plus ou moins favorables, par une humidité plus ou moins grande, une chaleur plus ou moins intense. On sentira cependant qu’il n’y a rien d’absolument inexact à convenir que la plante qui nait et meurt dans la même année, s’appellera annuelle, et qu’on appellera bisannuelles celles à qui il faudra deux printemps, avant de parvenir au dernier terme de leur existence. Mais il est des végétaux , surtout sous les tropiques, qui se corn portent, dans le cours de leurs développements, absolument comme nos plantes annuelles , et qui pourtant vivent bien
DANS SOX F.NSF.MIII.K.
davantage. Je puis citer, entre autres, ees Bambous qui font, dans les forêts primitives, l’admiration du voyageur.
Il faut à ces herbes immenses plusieurs années pour qu’elles puissent élever jusqu’à cinquante ou soixante pieds, leur lige souvent presque aussi dure que le bois , et parvenir à l’époque, de leur floraison. Mais, quand elles ont porté des fruits, elles se dessèchent et meurent comme la Graminée la plus humble de nos climats si froids, comme le Chamagrnstis minima ou V Airaprœcox, plantes presque éphémères. La première fois que j’entrai dans une forêt entièrement formée de l’espèce de Graminée appelée vulgairement Toboca. j’éprouvai un véritable ravissement en voyant ces tiges d’un aspect presque aérien, qui , hautes de quarante à cinquante pieds, se courbaient en arcades élégantes, se croisaient en tous sens, entremêlaient leurs immenses panicules cl laissaient entrevoir l’azur foncé du ciel à travers un feuillage étalé comme un lapis à jour ; alors la plante était en fleur ; je repassai quelques mois plus tard , la forêt avait disparu : dans l’intervalle , les fruits avaient succédé aux fleurs ; ils avaient mis un terme à la végétation de la plante ; scs tiges s’étaient desséchées, elles s’étaient brisées, et il n’en restait plus que des débris gisant sur le sol. D’après tout ceci, il est clair que des différences de durée , souvent fort variables , caractérisent assez mal les plantes, du moins hors de notre zone, et qu’il est plus rationnel de distinguer les espèces qui fleurissent une seule fois pour mourir ensuite, et celles qui ,
portent des fruits pendant plusieurs années. Avec M. de ■££££!.? p°~ Candollc , nous donnerons aux premières le nom de mouocarpienncs (/>/. monocarpeœ ), et aux secondes celui de polv • carpicnnes (/>/. polycarpcœ).
Mais cette division même est loin d’être parfaite. Telles r>iv..i..n j,. plantes équinoxiales, le Kicin et la Belle-de-nuit ( Ricinut oqiirnnm et no-
. ....... . . . . . IrrsrjiintBri fort
communia. Mirabilis Jalapa), sont polycarpicn nos en