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CHAPITRE XXII

oqm- .om 1» Le verlicille qui se montre dans la fleur au-dessus de la

«'taminet. *

corolle est celui des étamines ( stamina ) ; ce sont les organes mâles de la plante ( organa mascula). On trouve des espèces phanérogames auxquelles manquent , soit la corolle , soit le calice ou même l’une et l’autre enveloppe ; il n’en est pas qui soient sans étamines, ou du moins sans ce qu’elles présentent de plus essentiel.

p.rtio. do i cu- Ces organes, dans l’état le plus complet ( f . 301), se composent du filet ( filamcntiim ) et de l'anthère (an/Acra). filet Le premier est un support ordinairement menu et fili-

forme, au sommet duquel l’anthére se trouve placée.

AmWro. Celle-ci, seule partie indispensable de l'étamine, est une

sorte de petite bourse, qui renferme le pollen ou poussière fécondante ( pollen ) , et se compose le plus souvent de deux loges parallèles (Joculi). La portion de l’anthère qui, plus ou moins continue avec le filet, se trouve entre les deux loges.

ETAMINES.

porte le nom de conneelif (connectt'eum) ; ces dernières sont formées de deux valves ( vahœ , valvulœ) inégales entre elles, et dont la rencontre s’appelle suture ( sulcus , sutura), noms qui, comme nous le verrons, ont été, d’après de fausses analogies, empruntés au fruit mûr. Lorsque le pollen s’échappe de l’anthère, les valves se séparent par le milieu de la suture, et on voit alors, dans la loge, une cloison (septum) qui, naissant de sa partie intérieure, ou, si l’on veut, la plus voisine du connectif, s’étend plus ou moins vers la suture et l'atteint rarement. Il est nécessaire de distinguer, dans l’anthère, le dos cl la face (dorsum, faciès). C’est au dos qu'est communément attaché le filet, il est plus égal que la face, et l’on n’y distingue ordinairement point les loges ( ex. Pilocarpus pauci/lorus , f. 302). La face est opposée au dos ; les loges s’y dessinent en relief, laissant entre elles un sillon plus ou moins profond ; la suture se porte plus de son côté que de celui du dos, et, par conséquent, la plus étroite des deux valves est celle qui tient à la face (/a même étamine, f. 301). Les côtés ou les bords de l’anthère ( lalera ) sont naturellement intermédiaires entre la face et le dos. Afin de bien s’entendre, et d’avoir des points fixes pour déterminer les positions relatives, il faut prendre la largeur de l’anthère (laliludo) du point d’attache à ses deux bords, et la longueur ( longitudo ) en sens contraire : c’est ainsi que nous considérons la longueur cl la largeur de la feuille, dont l’ctaminc n’est, comme nous le verrons, qu’une modification.

Après avoir passé en revue celles que peut éprouver l’étamine cllc-méme, considérée dans son ensemble, j'entrerai successivement dans quelques détails sur le filet et sur l’anthère; je vous entretiendrai des soudures que l’ou observe souvent dans le vcrticille slaminal, et je vous dirai quelques mots du pollen.

ETAMINES

§ I. — Les étamines considérées dans leur ensemble.

Nombre de# et** Le nombre des étamines varie suivant les espèces , et sur-

tout les genres et les familles, depuis un jusqu’à environ cent j mais, comme il n’a rien de fixe dans une môme espèce, quand il passe une vingtaine, on se contente de dire alors que les étamines sont nombreuses, très-nombreuses ou en nombre indéfini (st. crebra, creberrima, indefinita ).

Lear longueur Elles peuvent être égales on inégales entre elles (st.

œqualta, inœqualia) : élira sont presque toujours, ou peutêtre toujours, plus ou moins inégales, quaud leur nombre est plus considérable que celui des parties de la corolle ou du calice; elles sont égales ou inégales, lorsque leur nombre est le même que celui des pétales ou des folioles calicinales. S’il s’en trouve quatre, dont deux plus grandes que les deux autres, on les appelle didjmames (didynama, f. 293, 294), et on les dit tétradynames (tetradynama, f. 344), lorsqu’élant au nombre de six, quatre d’entre elles sont plus grandes et deux plus petites.

Non-seulement les étamines peuvent être inégales, mais encore elles peuvent présenter dans la même Heur de grandes différences de forme, ainsi que cela arrive dans les Ornithogalum , les Cassia, les Fumaria.

j «Millon Lorsque leur nombre est le même que celui des parties du

ifapeclive. ■ * *

calice et de la corolle, on les trouve toujours placées sur un seul rang ( uniserialia ) ; elles le sont sur deux ou plusieurs rangs, lorsque leur nombre dépasse relui des parties de l’une ou de l'autre enveloppe florale ( bi-multiserialia) ; mais il est à observer que les deux rangs sont quelquefois tellement rapprochés, qu’ils semblent en former un seul. Plus

KTAMIMCS.

lard j’aurai occasion de revenir, el sur l’inégalité des étamines, et sur leur disposition en série simple ou multiple. ( V. le chap. intitulé Symétrie .)

On trouve les étamines généralement étalées (si. patentia), lorsque les enveloppes florales le sont aussi, et d res sées ( erecta ), lorsque ces dernières présentent la même direction, au moins dans une partie de leur longueur. Les étamiues sont étalées dans le Potenlilla verna, comme le calice et comme la corolle; elles sont dressées chez les Dianthus, parce que, dans ces dernières plantes, le calice et les onglets des pétales, dressés eux-mêmes, ne permettent pas aux organes plus intérieurs de s’écarter à droite ou à gauche. D’ailleurs, entre la ligne presque horizontale et la verticale, les étamines peuvent prendre toutes les positions possibles.

Quelquefois, par un défaut de développement dans une partie de leur verlicillc, elles se trouvent placées d’un seul côté de la fleur (sf. unilateralia). Plus souvent le verlicillc est complet; mais toutes s’inclinent du même côté, comme celles des Rescdctj surtout dans la jeunesse de la fleur, ou comme celles des H emerocalis cl du Dictamnus.

Tantôt elles se rapprochent les unes des autres ( approxitnata), et tantôt elles s’éca r t e n t ( dis ta n tia ) : quand elles sont fort nombreuses, on les trouve toujours rapprochées, comme dans les Renoncules, ou même imbriquées, comme dans les Anones et les Magnolia ; mais, lorsqu’elles sont en petit nombre, la distaucc qu’elles laissent entre elles varie suivant les espèces, dépendant de leur propre largeur ou de la forme des enveloppes florales. Dans un tube très-étroit, elles sont nécessairement trôs-rapprochécs ; elles doivent être écartées, lorsqu’elles occupent beaucoup moins de place que les pétales entre lesquels elles sont placées , par exemple, chez le Parnassia palustris. Dans le Pellettera , elles se trouvent

Leur direction.

Distance quVlIr»

offrent cotre rlh*»

Leurs dimensions minpirm » relies «le*, rnreloppcs florales.

Soudure de* rts- ■runes entre elles.

nécessairement distantes, parce qu’elles sont attachées aux pétales, éloignés eux-mémes les uns des autres. Souvent leur extrême rapprochement lient à la forme circulaire du tube auquel elles sont fixées : qu’on examine, par exemple, celles des Pninula, sans altérer les enveloppes florales, elles paraîtront se toucher, et réellement elles se louchent par leurs anthères ; mais, si on ouvre artificiellement le tube de la corolle duquel elles émanent, et qu’on l’étale, on verra qu’eu réalité il y a entre elles une distance assez sensible.

Les étamines ont une longueur moindre ou plus grande que la corolle ou le calice, ou bien encore elles sont égales à ces enveloppes (st. corolla , calyce longiora, hreviora ; st. corollœ , calici œqualia). Quand la corolle ou le calice présente un tube , et que les étamines ne le dépassent pas, on dit qu’elles sont incluses (si. inclusa ); lorsqu'au contraire on les en voit sortir , on les dit cxserlcs (st. exserta).

De même que les folioles calicinales et les pétales se soudent souvent par leurs bords, de même aussi les étamines peuvent se souder entre elles. Il n’y a quelquefois qu’une sorte d’agglutination, comme dans certaines Rutacées américaines ( st. agglutinata , cohœrentia ) ; mais plus souvent la soudure est telle, qu’une séparation ne saurait avoir lient sans déchirement. Quelquefois la soudure s’étend si peu, comme dans VAnagallis arvensis, qu’on l’aperçoit à peine; ailleurs, elle devient plus sensible, et comprend le quart, le tiers des filets, ou même elle les comprend tout entiers. Tantôt chaque filet est soudé avec le filet voisin, et tous ensemble forment ou une couronne ou un tube; tantôt ils ne sont soudés que par groupes ou par phalanges ( phalanges ). Quand tous les filets sont soudés entre eux, on dit que les étamines sont mouadclphes (si. tuonadelpha) ;

ETAMINES.

elles sont diadclpbes , quand elles forment deux phalanges, et polyadelphes (si. diadelpha, polyadelpha ), quand elles en forment davantage. Les étamines des Oxalis (ex. Oxalis confertissima , f. 303), des Linum, des Malvacécs et des Polygnla sont monadclphes; celles des Fumaria sont diadclphcs; la plupart des Papilionacées ont aussi des étamines diadclphcs, car, sur dix, elles en présentent neuf soudées ensemble et une parfaitement libre (ex. Âmicia glandulosa, f. 304); les Melaleuca (ex. M. hyper ici folia, f. 305) , les Ilypericum , les Orangers , offrent des étamines polvadelphes. Pour la commodité des descriptions, on désigne sous le nom A'androphnre ( androphorum) la partie soudée des filets; ainsi l’on dit que l’androphorc est cupuliforme, campanule, tubuleux, etc. (andr. cupub' forme, campanulatum,tubulosum, etc.), suivant qu’il offre la forme d’une coupe, d’une cloche, d’un tube, etc. Il faut considérer comme un androphore le corps orbiculairc et terminé par une languette latérale qui se trouve entre les pétales et l’ovaire chez les Lccylhis, et qui est chargé d’étamines, les unes fertiles et les autres stériles.

Ce n’est pas toujours par les filets que les étamines sont réunies entre elles, elles peuvent l’élre aussi par Icsanlhè res : l’adhérence est faible dans les Violettes, elle est beaucoup plus sensible chez les Composées. On don*» le nom de syngénéscs ou de synantherées aux étamines unies parleurs anthères, et on étend ce nom aux plantes cùez lesquelles se trouvent de telles étamines.

S’il y a des espèces qui offrent des filets soudés, et d’autres dont les anthères présentent ce même caractère , il s’en trouve aussi quelques-unes où la soudure s’est étendue tout à la fois aux filets et aux anthères, telles que les Lobélies (ex. I.obelia fulgens, f. 295) et les Cucurbitacées.

Il serait absolument impossible que, dans les fleurs corn-

AadrO|»l«orc.

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piétés , les étamines se soudassent autrement que par les bords, puisqu’au milieu d’elles se trouvent les organes femelles; mais, dans les fleurs mâles, elles peuvent se souder entièrement. Les deux étamines du Salix monandra semblent former une étamine unique. Dans les Pin Uanthus elles Cissampelos, les quatre étamines n’offrent, au eentre de la fleur, qu’un filet grêle terminé par un disque élargi autour duquel sont rangées quatre anthères uniloculaires. Une Euphorbiacéc du Brésil ( Fragariopsis scandens , ASH. ) m’a offert, dans sa fleur mêle, sept anthères à une loge placées sur un support commun , charnu et arrondi comme une très-petite Iraise. Il faut se donner de garde de prendre, pour une anthère à plus de deux loges, celles des plantes où les étamines sont entièrement soudées.

§ H. — Du filet.

Le filet des étamines (filamentum ) est le plus souvent grêle et menu, cependant il varie beaucoup pour la forme; on le trouve capillaire dans les Graminées et les Plantains , filiforme dans les Dianlhus , subulé dans le Butomus umbellatus, en massue dans le Thalictrum aquil cgi folium (fil. capillare, filiforme, subulatum).

Le plus souvent il est arrondi dans ses contours ( teres ) ; mais aussi il peut s'aplatir et s’élargir plus ou moins : celui des Erodium (ex. E. y c aides , f. 32 V) est plane cl membraneux (planum, membranaceum) -, ceux des Campanules ( Campanula ) et des Asphodelus , dilatés à la base, forment au-dessus de l’ovaire une sorte de voûte (fil. forni-

ETAMINES.

catum) 5 chez VOmithogalum milans , L. , on trouve des filets aplatis et forts dilatés dans toute leur longueur (fil. dilatation), et, par degrés, on arrive à avoir un véritable pétale chargé d’une anthère, comme dans les Canna (ex. C.

Indica , f. 332) et les Marantha (fil. petaloideum).

Quelquefois un filet élargi est divisé au sommet en trois f.icu •

• , |»ointr».

dents ou pointes plus ou moins profondes, dont I intermédiaire porte Panthère, comme chez plusieurs Âllium (fil. trici«pt‘(/tffMm).TanlAl les trois divisions sont à peu près égales, tantôt celle du milieu est beaucoup plus longue, par exemple dans P Altjssum calgcinum ; tantôt, enfin, on ne voit, comme dans VOmithogalum milans, L., que deux dents latérales entre lesquelles est placée Panthère (fil. bifidum), mais alors l’intermédiaire peut être regardé comme extrêmement courte. Dans V Allium salivum , une des dents terminales se prolonge en un filet capillaire qui tend à se tordre comme une vrille délicate (fi. 306 ).

Quand un filet n’est point dilaté, il arrive quelquefois Apptndicr' <!«• que, soit à sa base, soit à son sommet, il donne naissance à 1,1 ' une très-courte branche à peu près de la même épaisseur que lui : dans le premier cas, on dit que le filet est éperon né, ou qu’il est chargé, à sa hase, d’une dent ou d’un processus latéral ( fil. calcaratum , basi appcndiculalum , processu basi instructum), comme dans le Romarin ( Rosmarinus officinalis , f. 307), le Basilic (Ocymum Rasilicum), le Phlomt's lubcrosa-, dans le second cas, on dit qu’il est fourchu , bifurqué (fil. bifiurcum, furcatum), par exemple , dans les Crambc et les Prunclla (ex. Prunella gvandi/lora , f. 308). Bientôt j'aurai occasion de vous faire connaître la nature véritable de ces expansions.

Bientôt aussi je vous dirai ce qu’il faut penser d’un genre d’expansion fort différent qu’on observe chez les étamines de quelques plantes. Une écaille, plus ou moins di-

1 ilc-u c)rou>

ai iiculcs.

laléc sc prolonge, parfaitement nue à l’une de ses surfaces, depuis la base jusqu’au sommet ; mais, de son dos , c’est-àdire le coté tourné vers la corolle, ou de sa face , le cùlé tourné vers le pistil, s’échappe, plus haut ou plus bas, un filet plus ou moins grêle qui porte l’anlliérc à son sommet. Le filet naît du dos de l’anthère chez les Simaba (ex. 5. ferruginea, f. 309), et de la face dans les Borago (ex. Borago o/ficinalis,f. 3 10). Suivant la forme de la production parallèle au véritable filet, les botanistes descripteurs ont dit que celui-ci était chargé d’une écaille, qu’il était ailé , ou bien qu’il était corniculé ou muni d’un bec (fil. squamâ aurtum , fil. alatum, fil. corniculatum , roslralum ) : la première expression, par exemple, a été employée pour les Simaba; la dernière pour les Borago.

Sans aucune expansion, il arrive quelquefois que le filet est, dans toute sa longueur, relevé de petites dents ( demi culatum), ou alternativement renflé et resserré ( nodosum , torulosum ); mais ces caractères sont fort rares.

Certains filets sont incontestablement articulés dans leur longueur (fil. articulation). Mais il faut bien se garder de confondre, avec les filets où un changement de direction dans les tissus forme une articulation évidente, ceux dont la partie supérieure s’inclinerait brusquement, cl qu’il faudrait appeler géniculés (fil. geniculatum). Si l’on prenait pour un simple filet le support tout entier de l’étamine des Euphorbia, il faudrait le dire articulé; mais on sait que, dans ce genre, chaque étamine constitue une fleur , et R. Brown, conduit par d’heureuses analogies, considère la partie inférieure à l’articulation comme un pédoncule, et la partie supérieure comme le filet véritable : dans des plantes très-voisines des Euphorbes, j’ai moi-méme trouvé plusieurs étamines au-dessus de l’articulation, j’ai trouvé aussi immédiatement au-dessus d’elle un calice avec plusieurs étamines ;

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cependant, comme j’ai vu, dans une espèce également Irèsvoisinc, un intervalle fort sensible entre l’articulation et le calice, je crois qu’on est autorisé à penser qu’elle n’indique pas nécessairement la place du calice (1).

Très souvent le filet est parfaitement droit ( rectum, , D!r«iion .w f. 301); dans d’autres cas, il est plus ou moins courbé (curva~ tum ), et tantôt sa courbure se fait de dehorsen dedans (fil. incurvum.f. 304), tantôt elle se fait de dedans en dehors (fil. recurvum ); il peut aussi être flexueux (flexuosum) , comme dans le Cobœa scandens, ou tortu, comme dans VAcanlhus mollis (lortum ); enfin , lorsqu’il est entraîné par le poids de l’anthère , il devient pendant ( pendulum ), ainsi que cela arrive dans les Graminées. Comme le filet forme, en général, la partie la plus considérable de l'étamine, et que, chargé de l’anthère, il détermine souvent, par sa propre direction, celle de celte dernière, on peut appliquer à l’étamine tout entière des caractères qui, en réalité, appartiennent plus particulièrement à lui. Ainsi on dit très-bien des étamines courbées en dedans, des étamines courbées en dehors, des étamines ascendantes (si. incurva , recurca, ascendentia) , quoique ces diverses directions soient seulement celles du filet ; à plus forte raison, dira-t-on des étamines pendantes (si. pendula), puisque le filet ne saurait être pendant sans que l’anthère le soit également.

La longueur des filets varie suivant les genres et les es- i„,,s„,.„r pèccs : ils sont fort longs dans les Lis, les Fuchsia , les y/ manjllis , les Dianlhus , et généralement courts dans les Primulacées, les Borraginécs, les Jasmiuées. Leur petitesse peut même devenir telle, qu'on les aperçoive à peine, et alors, cessant d’en tenir compte, on dit que l’anthère est

(1 ) Ceci explique un passage de l’un de mes écrits, qui a été obscurci par des fautes de copiste. ( V. Piaules usuelles des Brésiliens. )

Sa rûiiirur.

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