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scssilc ou sans filet ( anthera sessilis); mais il est si difficile de fixer des limites entre Panthère a court filet et Panthère scssilc, que l’une cl l’autre ont été également attribuées à la Violette.
Ordinairement le filet des étamines est d’un blanc plus ou moins pur; cependant il n’est pas rare non plus qu’on le trouve coloré, et alors sa teinte est celle de la corolle ou du calice, ou au moins d’une partie de ces enveloppes : les filets sont rouges dans le Fuchsia coccinea, bleus dans le Scilla campanulala , jaunes dans le Ranunculus acris , noirâtres dans V Anemone Cornnaria, etc.
§111. — De l’An! hère.
Pour se faire une idée juste de Panthère, il ne faut point l’isoler du filet; il faut les considérer tous les deux comme ne formant qu’un seul tout, et assimiler, comme nous verrons plus tard que les principes de la science l’exigent , l’une à la lanie d’un pétale, l’autre à son onglet. Ainsi, quand je vous parlerai de la manière dont Panthère est attachée au filet , vous ne considérerez ces expressions que comme une sorte de figure destinée h rendre plus facilement ma pensée.
Intermédiaire entre les deux loges de Panthère , le connectif est la partie de cette dernière qui continue le plus immédiatement le filet. Lorsque la continuité est plus ou moins parfaite, et qu'aucun rétrécissement sensible ne s’opère au point Où le filet se dilate pour produire Panthère, celle-ci est nécessairement immobile ( anthera immobilis , continua , conneclivum continuum ) ; elle est, au contraire, mobile ou versatile ( mobilis , versalilis), soit lorsqu’il v a
ET \ Ml. MES.
articulation entre le filet et elle, soit, bien plus souvent Amsi-rr m.,i n,.
encore, lorsque le filet se rétrécit «l’une manière très-sen-
sible au point où il la supporte.
Tantôt l’anthère mobile ou immobile prolonge immédia- ran
temenl te filet qui, par conséquent , est fixé à sa base (anth. *1U,W' basi offira , ex. Davilla flexuosa , f. 311); tantôt il est attaché à son dos ( ex. Carijocar Brasilicnsc , f. 312), soit plus haut, soit plus bas {anth. apice , sub apice , medio , infra medium, supra basim af/ixa). Ici, il faut se mettre eu garde contre une cause d’erreur qui se présente fréquemment : le filet peut réellement être fixé à la base du connectif; mais il n’est pas rare qu’en même temps les loges de l’anthère descendent plus basque te dernier, l’anthère semble alors fendue ou bifide (anth. basi bifida), et si les prolongements des loges sont très-rapprochés, c’est par le dos que l’anthère, au premier abord, semble être attachée. Quelquefois, comme dans la Tulipe et la Qpucinc (ex. Tulipa Gesneriana, f. 313), un trou se forme dans la base du connectif, et le filet, extrêmement aminci à son sommet, va s’y enfoncer.
Lorsque le filet est véritablement fixé au dos de l’anthère, la* connu l if
.. . , « .. prolongé- an-«|r v
ou, si l’on veut, a celui du connectif, ce dernier se prolonge nécessairement au-dessous du point d’attache, et quelquefois même il ne s’arrête pas au point où se terminent les loges de l’anthère (ronn. basi produclum ); ainsi, dans les étamines fertiles du Ticorea febrifuga ( f . 31 i), on le voit descendre au-dessous des loges en un appendice charnu cl en forme de cœur; chez les Mèlaslomées, il y a toujours, au delà de l’anthère, un prolongement plus ou moins sensible; souvent ce prolongement forme un long appendice filiforme, arqué et bilobé à son extrémité, cl le filet tient «à l’appendice et non à l’anthère proprement dite (ex. Melastuma helcrophylla , Desr. , f. 315).
Ce n’est pas toujours de haut en bas que se prolonge le
connectif, il peut aussi se prolonger de bas en haut , et alors il forme, au dessus de Panthère, un appendice plus ou pr„ionp moins sensible ( conn . apice productum). Ce caractère, très-
cii, ,i, i .mhi- commun f sc rencontre principalement chez les anthères sessiles; mais on l’observe sou veut aussi chez celles qui sont pourvues d’un filet. Dans un grand nombre d’Anonacèes, le prolongement terminal du connectif est charnu et tronqué (conn. apice producto truncatum , es. Xylopia grandiflora, f. 316); chez les Violacées, c’est une membrane souvent colorée cl pétaloïdc, quelquefois plus grande que l’anthère elle-même ( Noisellia Iioquefeuillana, f. 317) ; chacune des cinq étamines des Composées présente également, à son sommet, une membrane fournie par l’extrémité du connectif, et, dans la prélloraison , les cinq membranes rapprochées au-dessus du style semblent lui servir d’abri. Mais, d’un autre côté, de même qu’à la base de Panthère le connectif, loin «le se prolonger, s’arrêta souvent avant d’atteindre l’extrémité des loges, de même, au sommet, celles ci restent libres, quand le connectif ne s’est pas étendu aussi loin qu’elles; alors Panthère est ccbancrcc (/". 312) ou bifide au sommet, suivant que le connectif s’est arrêté plus ou moins bas ( anlhcra apice emarginala , bifida). Il peut même arriver qu’il n’atteigne ni le sommet
n atteignant pi ! / \ i °
r"‘ n' base des loges, cl on dit alors que Panthère est échancréeou bifide aux deux extrémités (anth . apice basique cmarginala , bifida ).
Les deux modes de prolongement que je vous ai montrés jusqu’à présent dans le connectif agissent longitudinalement, c’est-à-dire dans le sens du filet. Il en est un autre que je vais vous faire connaître : dans la plupart des anthères, le connectif est plus ou moins étroit et tient les loges peu écartées ; cependant, en suivant une série d’espèces, on le voit par degrés sc raccourcir, devenir plus large cl s’élen-
LTAMINES.
rire a droite et h gauche perpendiculairement au filet, éloignant ainsi de plus en plus les deux loges l’une de l’autre, et devenant plus large que long. Ainsi il les tient déjà assez l'cundint horiécartées chez le Melissn grandi/lora (f. 336), les Stemodia paluslris et gratiolœfolia, le Thymus Patavinus ( f. 337); davantage encore dans les Lacislema ; cl enfin, dans une foule de Sauges(ex. Salvia pratmsis, f. 310), c’est un long filet horizontal qui, articulé sur le filet proprement dit, s’y meut comme une balançoire sur son pivot, offrant , d’un côté, une loge remplie de pollen, et, de l’autre, une loge avortée.
En écartant les loges de l’anthère l’une de l’autre, le connectif ne prend pas toujours une position parfaitement horizontale. Les deux parties qui s’étendent au-dessus du filet se redressent un peu dans le Lacistema pubescem, pour former une espèce d’Y, et la bifurcation est bien plus sensible encore dans \cStemodiatrifoliata (/". 339), parce que les deux porlionsdc connectify sont plus redressées (filet bifurqué,^/. bifurcalum ). Il ne faudrait pourtant pascroire, d’aprèsceci, que, dans le filet bifurqué des Prunella(f. 308), les deux bran- hifuptjo. ches, l’une anlhérifère et l’autre nue, soient les deux parties redressées d’un connectif étendu à droite cl à gauche, car la branche chargée de l’anthère se termine par un véritable connectif en forme de demi-lune, vers le sommet duquel le filet a son point d’attache, et l’anthère elle-même est bien certainement à deux loges, tandis qu’elle ne devrait en avoir qu’une si la branche nue représentait la moitié du connectif. Puisque dans les Mélaslomées(/'. 315) il y a aussi deux loges entre lesquelles passe le connectif avant de produire son long appendice, il est bien clair que celui-ci n’est pas non plus formé, comme l’est celui des Sauges, par une dilatation du connectif dans le sens de sa largeur, et que, par conséquent, l’extrémité de ce même appendice ne représente nullement une loge avortée.
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Avanld’aller plus loin, je dois vous l'aire remarquer qu’il faut bien se donner de garde de confondre les anthères que l’extension de leur connectif rend horizontales, ou, si l’on veut, transversales (antli. horizontales, transversœ), avec celles dont la position naturelle est intervertie |tar la cour* bure ou la torsion plus ou moins sensible du filet. Une foule d’étamines, chez les Scrophularinées, offrent des anthères horizontales ou à peu près telles, parce que leur filet s’est plus ou moins courbé. Les Orobanches oui aussi des anthères transversales, à cause de l'inclinaison du filet : dans un individu où les pétales ne s’étaient point soudés, cette inclinaison avait cessé, et les anthères étaient devenues verticales.
*(„.ronBr. Non-seulement le connectif peut se prolonger de haut en bas ou de bas en haut, et s’étendre dans sa largeur; mais en core celui des deux étamines des Violacées qui répondent au pétale éperonné se prolonge souvent, à son dos, en un appendice plus ou moins long ( connectif éperonné, anthère éperon née , connectivum calcaralum , anthera ralcarata). < -et appendice, cependant, n’émane pas toujours du connectif; celui-ci n’est que la partie de l’étamine qui continue le plus immédiatement le filet, et quelquefois l’appendice nail en même temps de la base du connectif et du sommet du filet, comme aussi quelquefois il naît tout entier de celui ci(f. 317). Il esté remarquer, au reste, qu’à mesure que les fleurs des Violacées se régularisent, et que l’éperon du pétale disparaît, ceux des deux anthères supérieures disparaissent aussi ; ce n’est plus qu’un tubercule placé sur le filet dans YJonidium lanalum , uu simple épaississement dans Vlonidium Ipecacuanha , et on n’en trouve aucune trace dans les Conohoria.
l'orvne du con- Vous savez déjà que le connectif, généralement linéaire
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cl très-étroit, est pourtant susceptible de prendre, en lar-
ETAMINES.
geur, une extension plus ou moins considérable: il peut devenir oblong, ovale, orbiculairc, semi-orbiculairc, prendre la ligure d’un croissant ou cellcd’unc hache ( connect. oblongum, ovatum , orbiculare, semiorbiculare, lunulnlum, securtforme ). Sa forme influe nécessairement sur l'ensemble de l’anthère, et, quand elle n’est pas très-prononcée, on ne fait guère attention qu’à celle de cette dernière.
On a dit que le connectif était nul dans certaines anthères (conn. nullum) : cela peut être vrai, comme nous le verrons des anthères uniloculaires ; mais, dès qu’il y a deux loges, il faut nécessairement qu’elles soient uuios d’une manière quelconque, cl la partie qui en fait un seul tout ne saurait être autre chose que le connectif, quelque mince qu’elle soit, quelque peu d’étendue qu’elle puisse avoir.
Dans les Erica, les deux loges sont entièrement distinctes, si ce n’est tout à fait à leur base, au point oii est attaché le filet : celle faible adhérence ne peut être due qu’à un rudiment de connectif.
Comme cette partie de l'anthère, les loges généralement For». d« s,,-,