NECTAR
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RréipifDU «Il nerinr.
gcrs; ainsi, au premier abord, on croirait souvent que c’est le calice, comme dans l’Amandier, ou l’ovaire, comme dans les Ombcllifères , qui sécrète la liqueur sucrée, tandis qu’elle est réellement fournie par le quatrième verlicille de la fleur , c’est-à-dire le disque soudé avec ces mêmes parties.
Il s’en faut bien que le nectar soit constamment sécrété par l’organe tout entier; une faible portion de l’organe est souvent la seule qui soit nectariférc. Ainsi, chez les pièces pourtant fort grandes de l’enveloppe florale des Frilillaircs, il n’y a qu’une fossette qui laisse échapper le nectar : en général, les parties qui le sécrètent sont glanduleuses; aussi est-il le plus souvent fourni par le disque, verlicille qui, ordinairement réduit à la dernière expression, se présente sous la forme d’une ou plusieurs glandes.
Puisqu’une foule d’organes différents ou dcsimples portions d’organes peuvent fournir du nectar, il est clair qu’il doit être fort difficile d’indiquer des caractères applicables à tout appareil nectariférc , si ce n’est la production même de la liqueur sucrée. Cependant on doit dire que les parties qui sécrètent le nectar sont toujours lisses et sans poils, cl, comme vous venez de le voir, on peut ajouter qu’en général elles ont une consistance glanduleuse.
L’organe duquel découle cette liqueur n’est pas toujours, vous le savez déjà , celui où on la trouve, du moins avec le plus d’abondance. Certaines parliesauxquelleson adonné le nom de récipients du nectar (nectarolhvca, receplaculum nectaris) sont destinées à recevoir celte même liqueur, et en sont, pour ainsi dire, les réservoirs; ce sont, en général, les fossettes, les bosses, les éperons que l’on remarque dans une foule decorolles. Assez souvent aussi, la même partie sécrète le nectar et lui sert de récipient.
D’après tout ce qui précède, il est bien clair qu’aurun
XECTAR.
appareil particulier n’est destiné h la sécrétion du nectar; par conséquent, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire (p. 460), il y aurait de l’inconvénient à donner le nom de nectaire ( nectarium ) à tel ou tel vcrticillc floral. Néanmoins, (Jurl m,m oi dans une dissertation spéciale où il ne serait question que du ,rur nectar, on pourrait, à l’exemple de Kurr, appliquer le nom de nectaire à toutes les parties de la fleur qui secrétent une liqueur sucrée, abstraction faite de leur position et de leur véritable nature.
Le nectar n’est point indispensable aux végétaux; car, sur cent quatre-vingt-quatre familles, M. Kurr n’a reconnu la présence d’organes nectarifères que dans quatre-vingtquatre; et, d’ailleurs, une foule de plantes, auxquelles le môme botaniste, ainsi que M. Desvaux, avait enlevé leurs nectaires, n’en ont pas moins porté des semences fertiles. Cependant, comme la sécrétion de la liqueur s’opère, en généra! , dans le voisinage de l’ovaire ; qu’elle commence très rarement avant l’émission du pollen, et assez rarement avant l’épanouissement de la fleur; que chez la plupart des plantes elle se fait avec plus d’abondance pendant la fécon dation, et enfin qu’elle cesse aussitôt que le fruit commence à se développer, il est assez vraisemblable qu’elle a quelques rapports médiats ou immédiats avec le développement des ovaires et des ovules. Les feuilles inférieures de la lige aident à la végétation des supérieures ; ainsi il est bien naturel de croire que chaque verlicillc floral, surtout quand il est d’ûnc consistance glanduleuse, participe au développement du verlicille placé au-dessus de lui , et le quatrième verticille ou disque doit d’autant plus facilement contribuer à la nourriture du vcrticillc voisin, qu’il est généralement gorgé de substance alimentaire.
Malgré quelques observations équivoques , je ne puis croire que le nectar qui s’est déjà échappé des organes flo-
nectar.
raux soit ensuite résorbé pour aller nourrir ou exciter les parties voisines; il serait, ce me semble, plus raisonnable de le considérer, avec M. Dunal, comme une sorte d excrément formé par les matières surabondantes. Ce liquide, ajoute le même auteur, offre des différences selon les espèces de plantes qui le produisent, et il participe 5 leurs propriétés générales. C’est au nectar que nous devons le miel des abeilles, et, comme nous le verrons bientôt, il joue souvent dans la fécondation un rôle important, quoique secondaire.