Acide ulmique analysé par M. Boullay
2. Tourbe de Vulcaire, près Abbeville (Somme); elle se trouve dans un état très-avancé d'altération : l'analyse a été faite sur un échantillon préalablement séché à + 100 degrés. A l'état ordinaire, elle contient 20 pour 100 d'eau hygrométrique. (Annales fies Mines, t. XIÏ, p. 233.)
3. Tourbe du Champ-de-Feu , près Framont (Vosges), analysée par M. Regnault, desséchée à + 100 degrés.
En comparant les compositions qui précèdent à celles du bois non altéré , on trouve que le carbone a beaucoup augmenté , que l'hydrogène se trouve en excès sur la proportion nécessaire pour transformer l'oxygène en eau.
Cendres. - Les cendres de la tourbe sont généralement variables avec la nature du terrain dans lequel ce combustible se dépose. Souvent elles sont calcaires, d'autres fois elles sont argileuses : lorsqu'elles sont calcaires , la chaux carbonatée provient évidemment de la destruction, par le fait de l'incinération du combustible, de l'acide organique en combinaison avec la chaux ; car la tourbe ne fait pas effervescence ave?, les acides.
Les cendres que laisse la tourbe contiennent presque toujours des sels alcalins , mais en bien moins grandes proportions que les
cendres de bois. La nature des cendres varie avec celle des terrains dans lesquels les végétaux qui forment la tourbe se sont développés. On les voit ainsi presque exclusivement composés d'argile et de calcaire dans les terrains argileux et calcaires ; elles sont au contraire sableuses dans les pays granitiques. Ces cendres s'élèvent quelquefois aux 0,20 du poids de la tourbe.
L'action de l'humidité sur la tourbe, au moment de sa formation, a dû nécessairement faire disparaître en grande partie les alcalis solubles que les bois ou les autres végétaux contiennent ordinairement.
Ufag:ef. — La tourbe brûle comme le bois, avec moins de flamme ; on l'emploie pour la cuisson des poteries , et même pour cuire celles qui nécessitent la température la plus élevée, comme les porcelaines dures : elle laisse une quantité considérable de cendres contre lesquelles il faut se tenir en garde. Elle demande des foyers plus spacieux que le bois , mais elle donne presque partout une chaleur beaucoup plus économique. Sous ce rapport elle se rapproche des combustibles fossiles.
On donne ce nom ou celui de combustible minéral à trois variétés qu'on confondait autrefois sous le nom de charbon de terre. On distingue aujourd'hui, le lignite y la Iwuille et \ anthracite,
LIGIVITES.
Les combustibles fossiles des terrains tertiaires, c'est-à-dire des terrains qui sont de formation postérieure à la craie, se trouvent dans l'argile plastique et dans les calcaires d'eau douce ; ils diffèrent considérablement les uns des autres. Les principales variétés sont le bois fossile, le bois bitumineux et le lignite commun.
Boif foMUe. — Le bois fossile a l'aspect du bois intact, mais il est plus ou moins brun; il se rapproche beaucoup de la tourbe.
Ziigrnite commun. — Les lignites communs ont une couleur brune et luisante, on les nomme alors ya/ef; ils offrent la texture du bois.
On a réuni dans le tableau suivant les analyses de plusieurs lignites. Ces analyses ont été faites par M. Regnault ; elles sont extraites d'un travail très-important sur la composition des combustibles minéraux, publié dans les Annales des Mines ^ 3® série, tome XII, page 161.
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