TRIMESTRIELLE
GV.98
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Juin
Juillet. • • •
Septembre. . . .
Octobre ....
Novembre
Décembre
Total
Moyenne du moi-
(1) A. Bobierre, Recherches sur ies eaux pluviales en 1863 ^Annales de la Société académique de Nantes.
Vous voyez, Messieurs, que les chiffres exprimant l'ammoniaque ont subi une décroissance marquée pendant la saison chaude, et qu'ils se relèvent pour les deux stations aux approches de l'hiver. Si l'augmentation de l'ammoniaque est beaucoup plus sensible pendant le dernier semestre dans le quartier bas de Nantes, c'est que les brouillards y ont régné avec intensité. Il y a au surplus — et de nombreuses expériences me l'ont prouvé — une localisation de l'ammoniaque telle, sous l'influence des brumes, que l'on s'explique les chiffres très-différents obtenus par les expérimentateurs; j'en ai fait, il y a quelques années, la remarque dans les conditions suivantes : j'attendais dans une petite ville encaissée le départ d'un train de chemin de fer, l'heure était matinale et le brouillard assez intense. Or, en me promenant aux environs de la ville et m'élevant au-dessus d'un certain niveau, il m'était extrêmement facile de sortir ou de rentrer dans une zone brumeuse où les fumées de la tourbe brûlée dans les fovers étaient condensées et accumulées d'une manière extrêmement marquée. Il me suffisait de marcher quelque temps en fermant les yeux et de consulter l'odeur de l'atmosphère pour savoir à peu près à quelle hauteur je me trouvais. Eh bien, il n'est pas douteux que l'eau pluviale recueillie sur les collines avoisinant la ville eût été très-différente, au point de vue de la richesse en ammoniaque, de celle qu'on eût recueillie dans la partie basse et encaissée.
Gela prouve l'impossibilité de supputer d'après des analyses d'eau de pluie recueillie dans les villes, les quantités d'ammoniaque fournies à la culture par les eaux pluviales de la campagne.
Je résumerai en quelques mots, Messieurs, ce qui est relatif à la richesse des rosées et des brouillards, en ammoniaque. La rosée recueillie au Liebfrauenberg, par M. Boussingault, en 1853, renfermait de 3œro«,l à (>œu,«,2 d'ammoniaque par litre. Celle que cet observateur a obtenue sur une terrasse du Conservatoire des arts et métiers, renfermait par litre 10o,,n8,8. Vous voyez encore ici l'influence très-sensible d'une grande agglomération sur les principes azotés de l'atmosphère.
Les brouillards observés au Liebfrauenberg ont fourni un liquide dont la richesse en ammoniaque a varié de 2mmg,56à
7m,ng,ç>l par litre. Il convient de noter qu'un brouillard de novembre, remarquable par son étendue et son opacité, a fourni jusqu'à 4Dining,71. Cette proportion considérable d'ammoniaque représentait prés de 2 décig. de carbonate d'ammoniaque par litre. C'était un engrais fort efficace.
J'arrive aux eaux courantes et aux eaux de source. Elles renferment très-peu d'ammoniaque, et la proportion de cette substance varie rapidement selon le régime de l'eau ou son contact avec des matières animales. Le tableau que je vous soumets est très-significatif.
L1TIIB.