MÉTALLIQUES
273. Action de l’oxygène et de l’air sec. — L’oxygène sec n’a d’action, « froid, que sur le potassium; tous les autres métaux résistent à son action comme à celle de l’air. Mais, àunetempérature élevée, tous les métaux s’oxydent, en présence del’oxygène sec ou de l’air sec, à l’exception toutefois de l’or, de 1 argent et du platine.
En général, l’absorption de l’oxygène est accompagnée d’un régagement de chaleur plus ou moins considérable, qui se manifeste quelquefois par une vive incandescence ; tel est le cas du zinc qui, chauffé dans un creuset ouvert, brûle avec flamme ; de l’antimoine qui, coulé dans l’air, rejaillit sur le sol en gouttelettes incandescentes, brûlant avec éclat et produisant des fumées d'oxyde d’antimoine.
Pour que la combustion soit complète, il faut qu il y ait toujours contact entre l’oxygène et le métal, ce qui arrive lorsque celui-ci est volatil, comme le zinc, ou lorsque son oxyde, facilement fusible, se détache de lui-même et met constamment sa surface à nu. Ce dernier cas se présente dans la combustion
vive du fer au milieu de l’oxygène.
274. Action de l’oxygène humide. L oxygène humide n’exerce d’action, à la température ordinaire, que sur les métaux de la première section qui ont la propriété de décomposer l’eau à froid pour se combiner avec son oxygène. 11 n a d action sur les autres métaux que lorsqu’il renferme des acides; la piésence des plus faibles et des plus dilués suffit pour déterminer l’oxydation. Dans ce cas, le métal s’oxyde d’autant plus facilement que l’oxyde qui tend à se former a plus d affinité poui
1 ’acide
273.’ Action de l’air humide. - A l’exception de l’or, de l’argent et du platine, tous les métaux s’oxydent à l’air humide. L’acide carbonique que renferme l’air est la cause détermi-