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MOYENS DE PRÉSERVER LES MÉTAUX DE L’OXYDATION. 2U

nante de l’oxydation. Le fer, par exemple, qui s’oxyde si facilement dans l’air humide, ne s’oxyde pas dans l’eau privée d’acide carbonique. Il ne s’altère même pas dans l’eau ordinaire, lorsqu elle contient une matière capable de fixer cet acide. On sait que dans les savonneries, les instruments en fer restent parfaitement brillants, parce qu’ils sont ordinairement plongés dans des liquides contenant en dissolution des alcalis qui se combinent à l’acide carbonique.

Les fabricants de glaces, lorsqu’ils ne travaillent pas, préser- \ent les plaques de fonte dont ils se servent dans l’étamage en les recouvrant d’une bouillie de chaux capable d’absorber 1 acide carbonique et de détourner son action.

Pour certains métaux, l’oxydation n’est jamais profonde: tels sont, par exemple, le zinc, le plomb, le cuivre, qui se recouvrent, à l’air humide, d’une couche adhérente de carbonate hydraté de zinc, de cuivre ou de plomb. Cette couche agit alors

orofcmde'1 VerniSprotecteur et les Préserve d’une oxydation plus

Pour le fer, au contraire, non-seulement l’oxyde formé est lermeable, non adhérent et ne protège pas le métal, mais il se ;rée une action secondaire qui fait que l’oxydation, d’abord ente a se produire, se propage avec rapidité dès qu’elle est commencée. L’oxygène de l’air, en présence de l’acide carbo- •ique, oxyde le fer qui tend à se transformer en carbonate de rirotoxyde. Mais ce carbonate se transforme bientôt lui-même n sesquioxyde de fer, ou rouille, qui forme, avec le fer encore aétalhque, un couple voltaïque dans lequel le métal joue le j e de pôle négatif. Ce couple décompose l’eau, dont l’oxvene s unit au fer. Quant à l’hydrogène naissant, il se dégage a se combine avec l’azote pour former de l’ammoniaque. C’est

\qui exPll(ïue la présence de ce dernier corps dans la rouille .11 recouvre le fer.

.2/6. Moyens «le préserver les métaux de l’oxydation. —

i importance et le grand nombre des applications industrielles *s métaux, et surtout du fer, ont fait rechercher les moyens de ; préserver de l’oxydation.

'On recouvre le fer et le cuivre d’une couche d’étain, métal •oins oxydable et moins attaquable par les acides. Le fer reîvcrt d elain est appelé fer-blanc ou ferètamé. Souvent aussi,

le fer est, dans ce but, recouvert de zinc. On l’appelle alors fer galvanisé. Ce dernier est supérieur au fer-blanc, parce que, dans le fer-blanc, le fer et l’étain forment un couple voltaïque dans lequel le fer est l’élément oxydable. Aussi, lorsqu’on coupant une lame de fer-blanc on a mis quelques points du fer en contact avec l’air, on voit ce métal s’altérer rapidement. Le fer galvanisé résiste mieux, parce que, dans le couple voltaïque formé par le fer et le zinc, c’est ce dernier qui est l’élément oxydable.

C’est aussi dans le but de les’ garantir de l’oxydation que l’on recouvre d’émail certains ustensiles de ménage en fer ou en fonte.

277. fi*ropri«*tés «les oxy«les métalliques. — Les oxydes métalliques sont tous solides à la température ordinaire, tous inodores, excepté l’acide osmique; d’une couleur variable, d’une densité plus grande que celle de l’eau, ordinairement insolubles dans l’eau, à l’exception des oxydes des métaux de la première section, de la magnésie, des oxydes de plomb et d’argent.

278. Action «les principaux m étal loï «les. — Quelques oxydes peuvent, lorsqu’on les chauffe au contact de l’air, se

F’g. 113* — Décomposition de l’oxyde de cuivre par 1 hydrogène.

suroxyder avec incandescence: tels sont le protoxyde de fer, qui passe à l’état d’oxyde magnétique; le protoxyde d’étain, qui est brun et qui passe à l’état de bioxyde blanc.

" 279. L’hydrogène décompose les oxydes des métaux des qua-

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