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fcST ‘bl'e d°m la na,ure; ses composés y sont Ws-
Il est d’un blanc d’argent, brillant quand il est fraîchement coupé, se ternit à l’air, fond à 90°, distille au rouge. Il est mou à 15° et devient cassant à une basse température. Comme le potassium, il décompose l’eau à la température ordinaire. Il n’y a d’inflammation que si on force le métal à rester immobile à la surface du liquide, ce qui peut sé faire en employant une eau gommeuse. On le conserve dans l’huile de naphte.
337. L’extraction du sodium, devenue tout à fait industrielle depuis les travaux dé M. H. Sainte-Claire Deville, consiste à réduire le carbonate de soude par le charbon. On ajoute au mélange une certaine quantité de craie dont l’effet est d’empêcher la fusion du carbonate de soude qui, une fois fondu, se sépare du charbon et échappe à son action réductrice.
Les appareils de fabrication sont analogues à ceux que nous avons indiqués pour le potassium.
338. BSydrate «le soude. — L’hydrate de soude (NaO,HO) est analogue à l’hydrate de potasse. On l’obtient en traitant le carbonate de soude par la chaux. On distingue aussi la soude à la chaux et la soude à l’alcool.
339. Somles du commerce. — Dans le commerce on désigne sous le nom de soudes des carbonates de soude plus ou moins impurs, que l’on divise en soudes naturelles et en soudes artificielles.
340. Soudes naturelles. — Dans les contrées méridionales, on rencontre sur le bord de la mer certaines plantes qui, comme les barilles, les salicors , absorbent par leurs racines le chlorure de sodium dont le sol est imprégné, élaborent ce composé pendant leur végétation et le transforment partiellement en sels organiques à base de soude. Lorsqu’on fait brûler ces plantes, elles laissent un résidu composé de chlorure de sodium et de carbonate de soude, ce dernier provenant de la calcination des sels organiques à base de soude. La combustion se fait dans des fosses à moitié remplies ; les cendres subissent une demi-fusion, et le produit de l’opération est livré au commerce sous le nom de soudes naturelles. Il constitue une masse brune. L’usage des soudes naturelles, dont les plus estimées sont celles d’Alicarite et de Malaga, qui contiennent 20 à 25 pour 100 de carbonate de soude sec, est maintenant remplacé par celui des soudes artificielles.
SOUDES ARTIFICIELLES. 239
341. Sondes artificielle». - On doit à Leblanc, chimiste rançais, un procédé de fabricalion de soude artificielle qu'il inventa en 1791, à l'époque onia guerre continentale empêcha 1 importation en France des soudes espagnoles Ce procédé consiste à chauffer dans un four à réverbère un : mélangé de sulfate de soude, de craie ou carbonate de chaux et -de charbon. A cette température, les deux premiers corps donnent lieu, par leur contact, à une double décomposition et à la production de carbonate de soude et de sulfate de chaux nui . rédmt lm-méme par le charbon, forme du sulfure de calcium.’ rouie aussi dans la masse une certaine quantité de chaux orovenant de Faction réductrice du charbon sur un excès de «arbonafe de chaux. On a cru longtemps que ces deux corr s a chaux et le sulfure de calcium, étaient combinés enseml lê t formaient un oxysulfure de calcium, mais on n'admeÏÏlus existence de cette combinaison pl
La calcination du mélange se fait dans des fours que rênré onte la ligure 186. La llamme du foyer passe sur L mal«re
Fig. 156. — Fabrication de la soude.
1 est étalée sur la sole du fourneau et qu’un ouvrier peut f'f a aide de râbles introduits par les portes P F { PQrs e la calcination est faite, l’ouvrier sort du four la masse" due et la fait tomber dans un petit chariot en fer C où on la isese refroidir et se solidifier. Cette masse brunâtre constHue K.oude brute que 1 on utilise directement dans certaines intnes (fabrication du verre à bouteilles et des savons)
soudUptbirUle 6St CnSUÜe lGSSiVée’ reau dissûut le carbonate soude et laisse comme résidu la chaux, le sulfure de cal-
m et le charbon. Les lessives sont évaporées, d’abord dans
des cuves D et E (fig. 157) placées au-dessus du four B, puis sur
la sole du four à réverbère B, où des ouvriers remuent la masse et la réduisent en grains. Le produit blanc ainsi obtenu cons-
Fig. 157. — Fabrication de la soude.
titue ce que l’on appelle le sel de soude. 11 contient du sulfate de soude et du chlorure de sodium.
Quant au produit désigné sous le nom de cristaux de soude , et qui est beaucoup plus pur, on l’obtient en dissolvant le sel de soude et en le faisant cristalliser de nouveau L
342. Usages des sels de soude. — Les emplois du carbonate de soude sont très-importants et très-nombreux. Il sert, à l’état brut, aux savonniers, aux blanchisseurs qui le transforment en soude caustique, aux fabriques de verre à bouteilles. Raffiné, il est employé dans la fabrication des glaces, de la verrerie fine, des savons de toilette. La teinture, le blanchissage, 1 impression des tissus, en font aussi uu usage considérable, etc.