POTERIES A PATE POREUSE
392. Faïences. — On emploie pour la fabrication des faïences une pâte composée d’argile et de quartz. Quand l’argile contient un peu de chaux, la pâte constitue ce que 1 on appelle la terre de pipe. Lorsque les argiles ne renferment pas d oxydes métalliques colorants, lels que les oxydes de fer et de manganèse, la pâte est blanche après la cuisson; alors la couverte qu’elle reçoit est transparente et plombifère. Quand, au contraire, les argiles sont colorées, la couverte est rendue opaque par de l’oxyde d’étain.
Le faïence se façonne comme la porcelaine et se cuit en deux fois : la première cuisson, faite à une haute température, sert à donner de la dureté; la seconde, faite à une température plus basse, sert à la fusion de la couverte.
La faïence va moins bien au feu que la porcelaine; la couverte se fendille par suite du lavage à 1 eau chaude.
393. Poteries communes. — Les poteries communes, employées à la cuisson des aliments, sont faites avec des argiles ferrugineuses auxquelles on ajoute une certaine quantité de chaux à l’état de marne et du sable quartzeux. Leur couverte est- formée par un silicate double d’alumine et d’oxyde de plomb. Il faut éviter de laisser séjourner, dans les poteries, du vinaigre et des corps gras qui dissoudraient peu à peu le vernis plombifère et produiraient un sel vénéneux.
394. Terres cultes. — On comprend sous le nom de terres cuites les briques, les tuiles, les pots à fleur, etc.... Ces objets sont fabriqués avec des argiles tgulines. dégraissées avec du
Sciblô
C Les briques ordinaires sont faites dans des moules et cuites à des températures très-différentes. Dans quelques pays du Midi, on se contente de les sécher au soleil. Quand on les cuit au feu, on le fait quelquefois dans des fours, mais souvent on les dispose sous forme de tas facilement perméables à la flamme, et dans lesquels on ménage des espaces où l’on brûle le com-
Les tuiles et les carreaux de terre cuite sont fabriqués par des procédés analogues.