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PROPRIÉTÉS DE L’ÉTAIN

L étain s altère peu a 1 air à la température ordinaire, mais quand on le chauffe, il s’oxyde avec facilité. Lorsqu’on maintient de 1 étain en lusionà l’air, il «e couvre d’une couche grise,

mélange de protoxyde (SnO) el de bioxyde (SnO*), que les éta meurs appellent crasse. Ces oxydes chauffé. ? ? , se réduisent et régénèrent

tain peut môme s'enflammer. mperature, 1 é-

Le bioxyde d’étain est un acide capable de se nnmw

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dent à des propriétés chimiques différent n°mS COms»0"-

L’étain décompose l’eau au rouge : il se dissout dans les dissolutions concentrées de potasse ou de soude, à cause de l’affinité de ses oxydes pour les alcalis.

« L’acide sulfurique ne l’attaque qu’avec lenteur : l’acide chlorhydrique le dissout rapidement à chaud, mais lentement à froid ; l’acide azotique monohydraté n’agit pas sur lui, mais l’acide azotique du commerce l’oxyde avec énergie et le transforme en acide stannique.

EXTRACTION DE L’ÉTAIN

430. Le nombre des minerais d’étain est très-restreint; le seul

qui donne lieu à des exploitations métallurgiques est le bioxyde d’étain anhydre ou ccissitérite. Il est trèsabondant en Angleterre, en Saxe et aux Indes. Il est ordinairement mélangé avec d’autres minerais trèsdenses, tels que les sulfures et arséniures de fer, de cuivre et de plomb.

Pour détacher une grande partie des gangues, on soumet le minerai à un bocardage ou broyage, puis au lavage.

La matière est ensuite grillée pour brûler et vaporiser l’arsenic, transformer les sulfures de fer et de cuivre en sulfates : on procède ensuite à un nouveau lavage; l’eau dissout les sulfates et entraîne les oxydes de fer et de cuivre qui, plus légers que l’oxyde d’étain, se séparent et laissent ce dernier comme résidu. Le minerai est alors assez riche pour être soumis à un traitement de réduction par le charbon.

Pour cela, on charge le minerai et le charbon par couches alternatives dans le fourneau F (fig. 200). Une machine soufflante lance de l’air par la tuyère engagée dans l’orifice S. L oxyde de carbone produit s’empare de l’oxygène de l’oxyde d étain pour former de l’acide carbonique. Le métal liquide coule dans le

2uü. — Métallurgie de l’étain (Procédé saxonj.

EXTRACTION DE L’ÉTAIN

creuset C avec les scories qui, plus légères, viennent à la surface et sont enlevées. Lorsque le creuset est presque plein, on ' débouche le trou de coulée O pour faire arriver le métal liquide dans un bassin où on l’épure en le brassant avec des morceaux de bois vert : à la température du bain, ceux-ci laissent dégager beaucoup de gaz, et. il se produit un bouillonnement qui entraîne à la surface les impuretés disséminées dans le liquide; il se produit en même temps une réduction de l’oxyde qui s’y trouvait dissous ou suspendu. Le métal liquide est ensuite enlevé avec de grandes cuillères de fer et coulé dans des moules. Les premières levées donnent le métal le plus pur.

Tel est le procédé d extraction employé en Allemagne, dit procédé saxon.

440. En Angleterre, le minerai est grillé dans un four à sole tournante, que représente' la figure 201. Le minerai est chargé par une trémie C qui traverse le plafond du four et roule lenlement sur un plateau conique B en fonte : ce plateau est relié a

F'g. 201. - Métallurgie de l’étain (Procédé anglais).

une série d’engrenages qui lui communiquent un mn,™ tres-Jent de rotation (un tour en quarantes minutes). ^ l u îateau fixe D, qui arrive presque au niveau de la sole in |nanlc, renouvelle les surfaces offertes à l’aclion oxydanle de la flamme qu, part du foyer F el sèche le minerai.

306 LEÇONS DE CflIMIE.

Le minerai grillé est ensuite mélangé avec du charbon et réduit dans des fours à réverbère que représente la figure 202. L’ouvrier brasse la matière, et, lorsque la réduction est faite, lorsque les scories sont enlevées, il abat la cloison d’argile qui

Fig. 202. — Métallurgie de l’étaiu (Procédé anglais).

interceptait la communication entre le fourneau et les bassins de réception JJ, où le métal vient couler.

L’étain, obtenu par les méthodes précédentes, renferme toujours des impuretés dont on peut le débarrasser en le fondant de nouveau sur la “'de inclinée d’un four à réverbère; l’étain pur fond le premier, s’écoule et laisse sur la sole un alliage d'étain et de métaux étrangers.

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