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MERCURE

Symbole, Hg. — Équivalent, 100.

- te mGrcure

i 3o0°. 11 est blanc et sa densité est 13,590.

A 3a température ordinaire, il s’altère peu à l’air, mais à la longue cependant il se recouvre d’une pellicule grisâtre de protoxyde, qui se dissout en partie dans le métal ; à la température de 'son ébullition, il s’oxyde facilement et se transforme en bioxyde rouge. Les acides étendus sont sans action sur lui : l’acide chlorhydrique concentré ne l’attaque, même pas à chaud; mais l’acide sulfurique et l’acide azotique l’attaquent ; le premier le transforme en sulfate, le second en azotate. Le mercure forme des amalgames avec presque tous les métaux, aussi doiton surtout préserver de son action les objets d’or et d’argent (montres, bagues, etc.). Le fer, le platine et l’aluminium ne s’allient pas au mercure, et résistent à son action.

Les vapeurs mercurielles ont une action lente, mais fort délétère sur l’économie animale, et donnent lieu à des tremblements et à des salivations abondantes chez les hommes qui manient souvent ce métal.

478. Extraction ilu mercure. — Le règne minéral renferme un certain nombre de combinaisons mercurielles; le mercure s’y trouve à l’état métallique, à l’état de chlorure, d’iodure, etc... ; mais le seul minerai exploité est le sulfure de mercure ou cinabre; ce minerai est composé, en proportions variables, de mercure métallique, ou mercure coulant , et de mercure sulfuré. I es mines les plus célèbres sont celles d’Almaden et d’Almadenejos sur les confins de la province de Cordoue, en Espagne; celles d’Idria, en Ulyrie, et du duché de Deux-Ponts, en Ba-

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479 A Almaden et à Idria, on extrait le mercure par grillage et par distillation. Le soufre du cinabre se transforme en acide sulfureux et le mercure distille ; sa vapeur se liquéfié dans des appareils de condensation. Les figures 217 et 218 représentent l’appareil employé à Almaden. 11 comprend deux parties distinctes, l’appareil de grillage et l’appareil de condensation

L’appareil de grillage se compose d’un cylindre en briques LD, coupé aux deux tiers de sa hauteur environ, par une voûte percéé d’ouvertures. Un peu au-dessus de cette voûte s’ouvre une porte D destinée à la charge du minerai, charge que Ion peut achever par l'ouverture située au sommet. Au-dessous île F est le lover C : on J brûle des fagots, dont la flamme chauffe le minerai et produit l'appel d'air nécessaire au grillage.

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