‹ Lecoņs de chimie appliquée à l'industrieChapitre 190 sur 295 · PRINCIPAUX COMPOSÉS DE L'ARGENT · texte numérisé non relu

PRINCIPAUX COMPOSÉS DE L'ARGENT

principaux composés de l’argent.

403. Azotate d’argent. - Parmi les composés principaux e I argent se trouve l’azotate d’argent, qui est employé en photographie pour donner lieu à la production de chlorure, bro-

îumiôre1 10dUre d argent’ substances sensibles à l’action de la

On peut préparer l’azotate d’argent en dissolvant l’argent pur c ans 1 acide azotique ; la liqueur concentrée donne par le reroidissement des lamelles incolores d’azotate d’argent.

Mms au heu d’employer l’argent pur, on peut se servir de a gent des monnaies, que l’on traite aussi par l’acide azotique ;

I se forme un mélangé d azotate de cuivre et d’azotate d’argent, n évapore la dissolution et l’on calcine le résidu au rouge

i argentifère. 6 aV°nS ™ (457) apP‘iqUer 6n *“d da- * ‘raitemènt du plomb

« Il repose sur la propriété que possèdent les coupelles en cendres d’os Ifie- ooqi

1 de ?e P,as se laisser inhiber par les métaux fondus, et d’ab- (%’ 9)

r ctanffi. f “y * liqUéfl6S Üe C6S mêmeS métaux. Si l’on

?al ia!p DS C0T C de cette nature un P°ids déterminé

lîoxvdfH ! u Pl°mb: l6Pl0mb et le cu*vre s’oxydent,

^tec lui dnP "î di!,S0Utl’0Xydcde cuivreet ^"traîne

• ajee !ui dans les parois de la coupelle: quant à l’argent il

résiste a 1 oxydation, et forme un petit bouton que l’on pèse PPte °pératl?î1> clui représente la quantité d’argentine

ration7'nousPdi rons ÏuEenT quTl'c N°US n’enlverons Pas dans les détails de l’o pèle (orre avant ,, f* ® TP qU.e les couPeIles sont chauffées dans un moufle vase

- 230), fermée à sa partie Z7-

ur-méme U ^ ^ “ — * «

Par coupeUal'011 ne sont jamais' dW ande exactitude ; on leur préfère la méthode par voie humde qui est due a Gay-Lussac. 1

« 2o Méthode par voie humide. -Si, dans la liqueur chenue en dissolvant l’alliage d’argent et de cuivre dans î’a idc azotique on verse une dissolution de' chlorure de soum, 1 argent est précipité à l’état de chlorure d’argent qui ^assembla faclcm.n, au fond du „se>

« On a consRité par l’expérience qu’il fallait 0gr S41 ,1»

récipiler de sa dissolution 1 gramme d’argent. Si donc In f f.6 S°dium Pni'r

issolution normale, contenant 08% 541 de chlorure inr déeil i dlSsolutl°n, dite

; caU,c bqueur pour précipiter 1 gramme d'argent ’ '* faudra 1 décilitre

« Cela posé, supposons qu’on ait dissous dans l’acide Hge qui, s. le titre est exact, doit contenir | gramme dW “f T™11"5 d’alm. lé ti.re és. dé {fa, le p.ld, ,„.it d. 148) , aile jaugée , déeili.,, d. I. ligueur d.„ „ di,so,u,ioi. ^

Fig. 229.

Fig. 230.

sombre; l’azotate de cuivre se décompose et donne de l'oxyde de cuivre insoluble; l’azotate d’argent fond sans se décomposer. Le résidu est repris par l’eau qui dissout l’azotate d’argent seulement; l’évaporation de la liqueur filtrée donne le sel cristallisé.

494. Ce sel fondu et coulé dans une lingolière se fige en cylindres que l’on emploie en médecine sous le nom de pierre infernale pour cautériser et ronger les chairs baveuses.

495. L’azotate d’argent est lentement décomposé par les rayons solaires ; les matières organiques le décomposent rapidement : c’est ce qui le fait employer pour marquer le linge.

l’argent doit être tout entier précipité. Si le titre de l’alliage est supérieur à 10ü0, il restera de l’argent dans la liqueur, et, pour le doser, on ajoutera à la liqueur éclaircie une liqueur salée, dite liqueur décime , contenant dix fois moins de sel, et telle que 1 centimètre cube précipite 1 milligramme d’argent. Le nombre de centi-

mètres cubes que l’on sera obligé de verser pour précipiter tout l’argent indique le nombre de milligrammes d’argent que l’alliage contient en excès.

« Si le premier centimètre cube de liqueur décime ne produisait pas de précipité, c’est que le titre est au plus égal à 897, et l’alliage doit être rejeté. Ou peu», d’ailleurs, connaître son titre exact avec une liqueur décime d’azotate d’argeut, contenant 1 gramme d’argent par litre. »

dw! dt-H " diS, 80111 n P'"'lies d'azolale fondu dans 7 Parties d eau distillée a laquelle on ajoute 1 partie de gomme ara-

ique pour lui donner un peu de viscosité. La partie du linge ou la marque doit être placée est imbibée avec un peu de carbonate de soude; on lui donne de la fermeté et du poli en

précédent^ o ï ensuite aVGC Ia “queur

cachet de h ^ UCn’ °n impnmc Ies caractères au moyen d’un dissoliifi-m 1°1S gfa,Vé en relief préalablement trempé dans la dant ni, ni S° ' argenl' En exPosant Ie linge au soleil pen- W-ÏTir'S'r fai‘ les caractères en noir

biles UC“0n 'iU SeI' Ccs “raclères indélé-

Clilonire, bromure, induré <1 "n r "<■ h , Tes tinic

Ç orps sont insolubles et peuvent être préparés pa^ l'ac, ton s°

zj 'z n a■a^8on,' du ::

uumre, soit de 1 lodure de potassium.

Tous trois sont sensibles à l’action de la lumière et IorsmPnn

■arZSmé,T M,l0n * ! 86 rédui-"‘ Pour donner sJ de roufdotoed^r.’ S° ldeS S0US-Cl’l0rUre> “amure ou

photographie.

-fut pour buY'dfrTphrod„Cir7ertT 7 “7' procédés

»«• d° sobstance^cbimiquement sS 4

rmière. Celte admirable amdiYnfinn i 1 actl0n de la

■ni l'Utilité va chaque jour en augmentait d’ I"'J'Isi'ïuos> céphorc Nicpce 1 età Daguerre 2. ’ ue a Joseph-

.Nous n étudierons que les procédés nn'r. •

iployés. Procédés principaux actuellement

«a ”n isfsz+is! M

PROCÉDÉ AD COLl.ODION HUMIDE.

498. L’appareil dont on se sert pour produire l’image des objets extérieurs est appelé chambre noire. Une boîte CDS(fig.232), : à parois opaques, porte sur sa partie annulaire un tubeO muni

d’une lentille biconvexe.

Dans la coulisse AB peut se fixer un verre dépoli.

Un objet éclairé, placé en avant de l’appareil, envoie des rayons sur la lentille et une image réelle et renversée de cet

Fig. 232. — Chambre noire pour photographie.

objet vient se peindre sur le verre dépoli. A l’aide d’un soufflet S ou d’un tirage, on avance ou on recule AB de manière a placer le verre dépoli exactement à l’endroit où se forme 1 image, c’est-à-dire au foyer conjugué de l’objet. Cette opération s appelle la mise au 'point. .

La figure 233 représente une chambre noire de voyage montée sur son pied.

Avant d’entrer dans le détail des opérations pratiques, nous les indiquerons sommairement en expliquant les phénomènes

chimiques auxquels elles donnent lieu.

Supposons, pour plus de simplicité, que nous voulons reproduire l’image d’une feuille de papier noir au centre de laquelle se trouve un cercle blanc. Nous le placerons en avant de la lentille de la chambre noire, dont nous ferons varier le tirage de manière à avoir sur le verre dépoli l’image aussi nette que pos-

sible Je l’objet. La mise au point étant faite, on fixe à l’aide d’une vis v (fig. 232) la position de AB; on enlève le verre dépoli

Fig. 233. Chambre noire pour photographie.

tt on lui substitue un châssis EGDF (fig. 234) dans lequel se rouxe une plaque de verre chimiquement ensible. I ne porteletle II permell’introducon de la plaque dans le châssis, et lorsqu’il ;t placé, la porteletle II étant en dehors et lentille O de la chambre étant couverte irun diaphragme, on soulève une fenêtre A îi met la plaque à nu dans l’intérieur de la nambre. Le châssis est construit de telle rrte que la plaque occupe exactement la posi- ))n du verre dépoli que l’on a enlevé. Cela fait U découvre la lentille, l'image vient alors se oduire sur la plaquechimiquement sensible.

Fig, 234. —Châssis.

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