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ARGENTURE

520. Les propriétés précieuses de l’argent le font aussi employer pour recouvrir les objets tels que cuillers, fourchettes, dessus de table, etc.

521. Argenture électro-chimique. — Le procédé le plus employé est le procédé électro-chimique, qui est analogue aux opérations de dorure que nous venons de décrire. Les objets, après les préparations nécessaires, sont suspendus au pôle négatif d’une pile dans un bain de cyanure double d’argent et de potassium. Voici comment on peut le préparer : on dissout 200 gr. d aigent dans 60 gr. d acide azotique, et on évapore jusqu’à fusion de l’azotate d’argent formé; on chasse ainsi l’excès d’acide par la calcination, et on transforme en oxyde de cuivre insoluble l’azotate de cuivre provenant de l’action de l’acide azotique sur le cuisre que contient toujours l’argent du commerce; puis on dissout 1 azotate dans 260 gr. d’eau, et on filtre pour séparer l’oxyde de cuivre. On a d’ailleurs fait dissoudre 20 gr. de cyanure de potassium pour 100 gr. d’eau, et on ajoute petit à petit cette solution à la solution d’azotate d’argent ; il se forme alors un précipité de cyanure d’argent; on décante, on lave le précipité, on décante de nouveau, et, après plusieurs lavages et décantations qui ont pour effet d’éliminer l’azotate de potasse formé, on dissout le cyanure d’argent formé dans 20 gr. de cyanure de potassium, et on ajoute de l’eau de manière à former un litre de ce bain.

Au sortir du bain la pièce est mate et passe au brunissage.

522. Argenture au trempé. — Cette méthode n’est employée que pour des objets de peu d’importance. Elle s’effectue à la température de l’ébullition dans un bain de cyanure double de potassium et d’argent contenant 5 gr. d’argent par litre et sur des pièces très-bien décapées.

523. Argenture au pouce. — On se servait autrefois d’un procédé appelé argenture au 'pouce. Après avoir bien décapé les pièces, on frottait leur surface avec un mélange de 1 partie de chlorure d’argent, de 3 parties de crème de tartre, 4 parties de

PLATINE

sel marin et une petite quantité de sulfate de fer qu'on brovait

dans un mortier avec un peu d'eau; on frottait avec le pouce enveloppe d un linge fin. 1

i>24. Dorure et argenture à la feuille. - Les procédés de dorure sur bois, sur plaire ou sur carton-pâte, exigent des préparations que n°us ne ferons qu’indiquer, ces opérations étant plutôt mécaniques que chimiques. Les surfaces bien préparées au blanc et poncées à la prêle sont enduites d’un mordant appelé or en couleur qui détermine l’adhérence des feuilles d’or que Ion applique au moyen d’un pinceau en poil de putois •

z:zT^rrnis gras ou ron b™ii ^ Æ

L’argenture à la feuille est maintenant presque délaissée.

Iaque darSeut* ~ 11 est encore un moyen d’appliquer 1 argent sur le cuivre ; on l’appelle placage . Au moyendu borax e de la chaleur d’un four à moufle, on soude uZTeuiul argent fin sur un lingot de cuivre rouge enduit d’azotate d’ar gent puis on lamine ensemble les deux métaux encore chauds n obtient ainsi des plaques argentées que l’on travaille et avec lesquelles on fait des objets divers. Ce procédé a perdu beau

rc^hLque50^1106 d6PUiS ^ déC0UVei‘te de 1 arSenturë

PLATINE

. m’ É*at natnpel. — Extraction. — Le platiné introduit en Europe que vers la moitié du dix-huitième siècle .es mineurs d Amérique le connaissaient depuis longtemps sous le nom de petit argent (platina). g ps sous

On trouve le platine à l’état métallique dans des sablas „ • on beaucoup d'analogie avec les sables aurifères 7v e , ^ la forme de petits grains associés avec beaucoun rl’n } & sous>

parmi lesquels se trouve l’or. P autres métaux,

.raidir, :ie“Tredtbiarer:L?r,ab,e Par dSS *

l’eau régale concentrée, qui dissout presquTtLue^it^16 ^ une petite quantité des autres métaux oui PIatlneavec

dissolution est traitée par le chlorhydnte d’im mpagnent- La

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3tf4 LEÇONS DE CHIMIE.

moniaque. Ce précipité, lavé et calciné au rouge, se décompose, laisse dégager le chlore et l’ammoniaque qu’il contient, et donne pour résidu la mousse ou éponge de platine, masse spongieuse d’un gris tendre.

Avant les travaux de MM. Henri Sainte-Claire Deville et Debray, on ne connaissait d’autre moyen de donner de la consistance à cette éponge qu’en la comprimant fortement dans un

cylindre creux en fer, puis en la chauffant au rouge blanc et la martelant.

Ce procédé est maintenant remplacé par la fusion du platine, qui s’effectue dans l’appareil très-simple qu’ont imaginé MM. Deville et Debray.

11 se compose d’un petit four en chaux vive formé par la superposition de deux cylindres (fig. 243) en chaux présentant chacun une cavité hémisphérique : le cylindre supérieur est percé d’un trou qui laisse arriver au milieu de la cavité splié-

PLATINE

rique le bec du chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. Le platine est introduit par une rigole latérale c. Grâce à la température développée par le chalumeau à gaz, on peut fondre avec une grande rapidité, dans ce fourneau lui-même infusible, des quantités assez considérables de platine. La chaux dans cette opération joue aussi un rôle chimique : elle sert à l’affinage du métal fondu.

527. I*rop riétcs physiques et chimiques. — Le platine est un métal d’un blanc grisâtre, ductile, très-malléable et trèstenace quand il est pur. Sa densité est 21,15.

Le platine, même obtenu par fusion, devient incandescent au contact du mélange d’oxygène et d’hydrogène qu’il enflamme; ce phénomène se produit plus facilement avec la mousse de platine.

Il n’est oxydable directement à aucune température ; aucun acide simple ne l’attaque; il ne se dissout que dans l’eau régale et à chaud dans les alcalis.

528. Usages. — Les usages du platine sont assez limités par suite de son prix élevé ; il sert à la fabrication des appareils à concentrer l’acide sulfurique ; à cause de son inaltérabilité et de la température élevée qu’il peut supporter sans se fondre, on 1 emploie dans les laboratoires pour faire des creusets, capsules, tubes, cornues, etc.

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