Lampe à huile et à double courant d’air. — Les
lampes à huile et à double courant d’air donnent des flammes dont la clarté est plus vive que celle des bougies. Ces lampes présentent une mèche annulaire en coton tressé ; cette mèche plonge dans un réservoir où arrive constamment de l’huile poussée par l’action d’un mécanisme qui varie avec la nature de la lampe. Si l’on enflamme cette mèche, l’huile qui la baigne se décompose, fournit des gaz qui par leur combustion produisent une flamme annulaire, dont les surfaces interne et externe sont en contact avec l’air. La mèche est entourée d’un verre destiné à créer un courant d’air, qui active la combustion de l’huile.
La flamme d’une lampe à l’huile paraît avoir une constitution différente de celle d’une bougie, et cependant elle n’en diffère pas. Elle peut être considérée comme formée par la juxtaposition, suivant le cercLe formé par la mèche, d’une série de flammes identiques à celles d’une bougie, de telle sorte que si l’on fait une coupe dans la flamme par un plan vertical passant suivant un diamètre de la mèche, on obtient la figure 53, qui présente aux deux extrémités de ce diamètre la forme d’une flamme analogue à celle de la bougie.
87. Le gaz d’éclairage donne des flammes d’une nature semblable. Si le jet de gaz s’échappe par une seule ouverture, on a une flamme dont la constitution est la même que celle d’une bougie. Si le gaz s’échappe par une réunion d’ouvertures disposées en cercle et que le bec soit muni d’un verre, la flamme peut être comparée Fig. 83. Com à celle des lampes que nous venons d’étudier. position do u