Un chalumeau. — On a souvent besoin, d une
dans l’industrie comme dans les laboratoires, m|K d’augmenter la température des flammes. On y parvient en di-
ngeant un courant d’air sur la flamme à l’aide d’un instrument appelé chalumeau.
Il se compose (flg. 54) d’un tube U dont l’extrémité est placée dans la bouche, d’une partie renflée c qui arrête l’humidité que
le courant d air sortant de la bouche emporte avec lui, d’un ajutage a que l’on appelle le porte-vent, et d’un bout b, qui est percé d un trou dont le diamètre varie.
Les orfèvres, les émailleurs, les bijoulicis, les essayeurs de monnaie font usage
Fig. î>4. — Chalumeau
Fig. Eio. — Action du chalumeau sur la flamme.
du chalumeau toutes les fois qu’ils veulent fondre une petite quantité de métal et d’alliage, faire des soudures de peu d’étendue, etc.
11 faut un peu d habitude pour obtenir, sans se fatiguer, un courant d’air continu. On doit gonfler les joues, respirer par les fosses nasales, et, par le mouvement régulier des muscles des joues, faire sortir d’une manière continue l’air renfermé dans la bouche.
Le chalumeau porte, au milieu de la flamme, une masse d’air qui en change l’aspect. Elle s’incline et prend la disposition que représente la figure 55. Elle offre, dans son centre, un jet bleu a ; l’extrémité de ce jet est le point où se développe la plus haute température ; la combustion y est complète. Cette zône se trouve entourée d’une partie brillante, dans laquelle l’oxygène fait défaut et où les particules charbonneuses incandescentes ne brûlent pas. Enfin la zône externe est pâle, l’oxygène y est en excès et la combustion complète. Si l’on veut simplement faire fondre une substance, on la placera à l’extrémité