CORPS GRAS. — CHANDELLES. — BOUGIES STÉARIQUES
SAVONS
639. On trouve, dans les plantes et dans les animaux, des : matières grasses qui diffèrent par leur consistance et que le
commerce et l’économie domestique distinguent sous ce rapport en cinq groupes principaux :
Les huiles, qui sont liquides à la température ordinaire :
Les beurres, qui sont mous à 18° et fondent à 36° ;
Les graisses ou corps gras, qui proviennent des animaux, et qui sont mous et très-fusibles;
Les suifs ou corps gras de même origine, mais plus solides et ne fondant qu’à 38° ;
Les cires , qui sont dures et cassantes, ne se ramollissent qu’à partir de 35° et ne fondent qu’à partir de 60°.
640. Les corps gras sont des substances neutres, sans odeur ni saveur bien prononcées, insolubles dans 1 eau, onclueuses au toucher, s’enflammant à une température élevée, tachant le papier, c’est-à-dire le rendant transparent, sans qu’il puisse retrouver par l’action de la chaleur son opacité primitive. Les corps gras sont capables de se saponifier, c’est-à-dire de se décomposer, sous l’influence des alcalis, en un corps neutre et en un acide qui reste combiné à l’alcali et forme avec lui un savon. Tous les corps gras ne jouissent pas au même degré de la propriété de se saponifier; aussi les dislingue-t-on :
1 0 En corps gras facilement saponifiables, qui, en se saponifiant, mettent en liberté un corps neutre et sucré, appelé cjhjcérine : tels sont les huiles, les graisses, les suifs et les beurres ;
2° En corps gras difficilement saponifiables, qui engendrent, par la saponification, un corps neutre différent de la glycérine, mais qui paraît en jouer le rôle chimique : tels sont les cires et le
blanc de baleine.