COULEURS D’ANILINE
: [ue l’on retire industriellement du goudron de houille. Nous ■ferons parmi ces couleurs Yindidne ou violet d’aniline, qui iroduit sur la laine et sur la soie des pourpres, des violets et des iilas d’un très-bel éclat; la fuchsine ou rouge d’aniline, qui donne à la laine et à la soie toutes les nuances du rouge, maqenta, solférino, etc....; le violet impénal, le bleu de Lyon, le 'leu de Mulhouse , les verts d’aniline qui sont des dérivés de la uuchsine.
On a éprouvé quelques difficultés à appliquer ces couleurs à a teinture du coton, mais on y est cependant arrivé. Les coueurs d’aniline ont l’inconvénient de ne pas offrir de solidité; il 'établit entre elles et les tissus plutôt une adhérence mécanique qu’une combinaison chimique. Aussi les étoffes teintes avec ;es matières déchargent-elles sur le linge blanc. Toutes les coul eurs d’aniline sont en général très-sensibles à 1 action de la lumière, et beaucoup moins solides que les couleurs de cochenille Bit autres. Elles ne sont préférées à ces dernières qu’à cause de ! eur grande supériorité comme vivacité et comme éclat.
695. Teinture et impressions sur étoffes. — La des- ;ription détaillée des procédés si nombreux et si variés qu’emploie la teinture ne saurait entrer dans les limites de cet ou-
/rage ; nous nous contenterons d’en exposer les traits les plus caillants.
Pour colorer d’une manière durable les fibres textiles, il y i deux méthodes distinctes qui font l’objet de deux industries • lifférentes, celle du teinturier et celle de Y imprimeur sur étoffes , '
Le teinturier se propose de donner à la masse entière des fils du des étoffes une teinte uniforme; l’imprimeur ne colore que certaines parties de l’une des faces d’un tissu, et y dispose les matières colorantes de manière à former des dessins.