Teinture. — Les procédés de teinture sont très-varia
Ibles :
1° Tantôt on combine directement la matière colorante à la •fibre textile ou au tissu, en les plongeant dans un bain ou solution de la matière colorante porlé à une température suffisant ;ment élevée. Tels sont, par exemple, les procédés de teinture -sur laine et sur soie avec l’orcéine, l’acide sulfo-indigoliquc, U’acide picrique.
2° Tantôt on précipite à la surface de l’étoffe la couleur qui a été faiblement unie à un dissolvant. L’indigo blanc, par exemple, dissous dans l’alcali de la cuve se précipite à la surface de la fibre textile à l’état d’indigo bleu dès que le tissu sort du bain et reçoit l’action oxydante de l’air.
3° Dans d’autres cas on remédie à l’absence d’affinité entre la matière colorante et la fibre, en imprégnant celle-ci d’une substance appelée mordant, capable de former avec elle une combinaison insoluble et douée d’assez d’affinité pour la matière colorante pour former avec elle une combinaison insoluble aussi qui se fixe sur l’étoffe. C’est là le cas général.
Les mordants ne fonctionnent pas toujours comme fixateurs purs et simples, mais sont souvent employés pour modifier la nuance et l’intensité des couleurs. La laine retirée d’une dissolution de cochenille, par exemple, ne présenterait qu’un ton allant du vineux au grenat, tandis qu’avec un sel d’étain qui la mordancerait avant, pendant ou après la teinture, ce ton serait celui de l’écarlate.
4° Certaines couleurs sont aussi produites par le passage de l’étoffe dans des bains successifs contenant des sels, des bases ou des acides capables de réagir les uns sur les autres. C’est ainsi que le coton imprégné d’une décoction de sumac se teint en noirlorsqu’on le passe dans un bain de sel de fer, parce que le tannin du sumac forme avec l’oxyde de fer un tannate noir et insoluble qui se fixe sur l’étoffe. De même, si l’on imprègne de sulfate de protoxyde de fer une étoffe de coton et qu’on l’immerge ensuite dans un bain de potasse, elle prend d’abord une teinte d’un vert sale qui, au contact de l’air, passe à la couleur rouille et se fixe. C’est ainsi qu’on obtient les nuances beurre frais, ventre de biche, nankin , qui sont dues à ce que l’oxygène de l’air transforme en sesquioxyde de fer le protoxyde que la potasse avait précipité sur le coton.
697. Impression sur 6tofTes. — Les procédés employés par l’imprimeur sur étoffes se rapportent tous à quelques .procédés types que nous allons passer en revue.
1° On imprime des mordants convenables sur des points déterminés de la surface des étoffes, que Ton plonge ensuite dans des bains de matière colorante ; celle-ci se fixe seulement aux endroits mordancés : on les revêt ensuite de couleurs qui va-