‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 113 sur 544 · II. NOMENCLATURE · texte numérisé non relu

II. NOMENCLATURE

j^cide gallique cristallisé.

IIL PROPRIÉTJÊS PHYSIQUES.

n est aoûs la forme de petites aiguilles trans*

parentes et absolument incolores , qui passent généralement pour se volatiliser sans altéra'-» tion.

lY. PROPRIÉTÉS CHIMIQUES.

Afc CcLS où il ne s'altère pas.

Suivant Richter, l'acide gallique hydraté exige pour se dissoudre aa parties d'eau froide et 3 parties d'eau bouillante.

Il est plus soluble dans l'alcool : aussi une solution alcoolique concentrée se trouble-t-elle quand on y ajoute de l'eau. '

L'acide gallique précipite l'acétate de plomb en flocons parfaitement blancs.

Lorsqu'on £aît passer sa solution bouillie dans des cloches pleines de mercure, et qu'on y ajoute ensuite, en évitant autant que possi-» ble le contact de l'air, de la potasse, de la soude, de l'ammoniaque , de l'eau de chaux , de l'eau de strontiane, de l'eau de baryte, on obtient avec les trois premières bases des gallates très^ isolubies, et avec les trois dernières des gallates insolubles sous la forme de flocons blancs.

L'acide gallique, versé dans la solution d'un sel de peroxide de fer, développe une couleur bleue .qu'on a attribuée généralement à un

APPLIQUÉE A LA TEIRTURF. ' 4?

gallate de peroxide. Cette opinion est loin d'être prouvée.

L'acide gallique dissout le fer avec efFerves* cence et sans se colorer.

La solution d'acide gallique ne précipite pas la gélatine.

Les acides sulfurique et hydrochlorique £iiblés ne l'altèrent pas.

B. Cas ou tl s'altère profondément

L'acîde sulfurique concentré le décompose.

L'acide nitrique colore la solution d'acide gallique en pourpre, puis en jaune; il se|dégfâge de la vapeur nitreuse ou du gaz nitreux ; l'acide gallique est décomposé.

Lorsqu'on le soumet à la distillation dans une petite cornue , il se fond ; il se dégage de l'eau 9 quelques vapeurs huileuses, et la plus grande partie de l'acide se sublime en aiguilles; il ne reste qu'une trace de charbon , au njioins quand les vapeurs se condensent promptemeni* On considère généralement le sublimé comme de l'acide gallique non altéré ; cependant il m'a paru différer à certains égards de l'acide gallique parfaûtement pur obtenu par la voie humide. -

Si on fait passer de l'acide gallique dans un

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tube rouge, il est décomposé en charbon, en gaz inflammable et en acide carbonique.

La solution aqueuse diacide gallique se décompose spontanément; la solution brunit.

Cet acide éprouve les altérations les plus remarquables lorsqu'il est à la fois en contact avec l'eau, un alcali puissant et le gaz oxigène. Pour s'en convaincre, il suffit de fisdre arriver du gaz oxigène dans des cloches de verre placées sur le mercure, et qui contiennent des gallates alcalins préparés sans le con« tact de Fair, ainsi que je Tai dit plus haut. Voici le résultat de plusieurs expériences que j'ai faites avec quelque soin en 1 8ao :

I centimètre cube d'eau contenant o^'^i d'acide gallique et o^'^i d'hydrate de potasse, absorbèrent assez rapidement 19** de gaz oxigène, et prirent en même temps une couleur verte. Ayant ajouté o''-,a d'hydrate de potasse, la liqueur passa au rouge, et finit par absorber une quantité d'oxigène qui s'éleva à 58^.

I gramme de ^urhydrate de baryte que je fis passer dans 3 centimètres cubes d'eau contenant o''*,ti d'acide gallique, forma un gailate flo&>nneux qui devint ensuite grenu. Cette liqueur absorba dans une heure t7%5 d'oxigène,

APPLIQUÉE A LA TEIATURE. 49

et se colora en rouge ; il se produisit 4*" ?5 d'acide carbonique.

Il résulte de ces expériences et de plusieurs autres que je pe rapporte pas*)

jo Que les galiates d'ammoniaque, de potasse, de soude, de baryte^ de strontiane et de c^ux ne peuvent exister que hors du contact de l'oxigène.

ao Que dès que ces galiates dissous ou très** divisés au milieu de l'eau ont le contact de l'air, ils absorbent l'oxigène ; s'ils sont neutres ou peu alcalins, l'absorption, dans une durée de quelques heures, est au minimum, et la couleur développée est le bleu ou le vert , qui ensuite passe peu à peu au brun jaunâtre , tandis que , s'ils sont avec excès de base , l'absorption est au maximum dans le même temps, et la couleur développée est le rouge , qui passe ensuite peu â peu au jaime fauve.

3^ Dans.pette absorption, il se produit une quantité d'acide carbonique qui est loin de représenter tout l'oxigène absorbé.

* k^ L'acide gallique , en s'altérant autant que possible dans ces circonstances, donne naissance à une matière colorée très-adde, et assez astringente pour précipiter fortement la gélatine.

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C'est cette grande combustibilité de Vsicide gallique qui me fait croire à la possibilité que lorsqu'il développe une couleur bleue avec un sel de peroxide dé fer, celui-ci soit désoxigéné, et l'acide gallique altéré.

Nous verrons qu'un grand nombre de principes colorans solubles dans l'eau se comportent avec les alcalis et l'oxigène à la manière de l'acide gallique ; de sorte que le résultat des expériences dont je viens de parler est susceptible d'être très-généralisé.

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