‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 114 sur 544 · VI. PRÉPARATlOir · texte numérisé non relu

VI. PRÉPARATlOir

On &it infuser dan$ 8 à lo parties d'eau I p£[rtie de noix de galle réduite en poudre; on filtre l'infusion dans un flacon qui <ne doit en être rempli qu'aux trois quarts ; on le ferme, et on l'abandonne dans un lieu dont la tempérs^ture varie de i5 à 20^ ; il se dépose d'abord un sédiment, que j'ai signalé comme une matière nouvelle en 181 4i et à laquelle M. Braconnot a donné, en 1818, le nom d'acide ellagique ; il se produit des moisissures. Quand on juge la dé-

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composition assez avancée, on expose le flacon à quelques degrés au-dessus de zéro ; il se précipite alors de Tacide gallique du plus beau blanc, on jette le liquide sur un filtre de manière que le sédiment et les moisissures seulement restent dans le flacon ; on recueille l'acide gallique sur un filtre de papier Joseph lavé préalablement à l'acide hydrocblorique; et en le dissolvant dans l'eau, passant la solution dans un filtre pareillement lavé, la faisant évaporer, on obtient des cristaux incolores. ' Je ne connais pas de procédé qui donne un adde gallique aussi pur. J'en ai préparé qui avait la blancheur de l'amidon. J'ai obtenu également un produit assez pur en traitant l'extrait de noix de galle par l'eau seulement.

£n général, la pureté de l'acide gallique se reconnaît à sa blancheur, et aussi ea ce qu'il n'a pas la propriété de troubler la gélatine, ou plutôt la dissolution de colle de poisson; dans ce eus, il retiendrait de la matière astringente.

D'un autre côté, il doit précipiter l'acétate de plomb en flocons blancs. Si le précipité était coloré en. fauve et en jaune, l'acide gallique retiendrait de cette matière que j'ai décrite en

5% 20* LEÇON 1)E CtUMlÉ

i8i49 6t <iu^ j'^ reconnue être le principe to^ lorant jaune de la noix de galle.

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