IV. PBOPRlÉTlb ORGANOLEPTIQUES
Il a une légère saveur et une odeur de rance.
Y. PRlÉPARATIOn DES ACIDES ST^ARIQUE , MARGA-
' RIQUE ET OLEIQUE.
11 &ut commencer par se procurer du savon de suif; on y parvient Êicilement en chauffant 4 parties de suif avec 4 pstrties d'eau tenant I partie de potasse caustique en dissolution; on remplace l'eau à mesure 'qu'elle s'évapore. Lorsque le savon est bien fait, ce qu'on reconnaît à ce qu'il est entièrement soluble à chaud , on cesse de chauffer, et on attend qu'il soit bien sépare de son eau - mère , afin de mettre celleci de côté.
7^ 20* LEÇON DE CRflflE
Premier procédé.
(potasse, de potasse ?=^bistéarate de po- ( tasse;
, , • stéarate
Le savon de
suif à base . ratasse,
de potasse— ^^j^pgjjp^j^ ^ pot.=îbimargâratQde.
( potasse; olé,te de pousser {>;„*^;;^
Si on y ajoute une quantité d'eau qui ne soit pas trop grande, il i^absorbe sans se dénaturer; mais le liquide exerce toujours sur la potasse une certaine affinité qui affaiblit celle du bistéa* rate, du bimargarate et du suroléate pour la potasse qui les neutralise. Si on ajoute une plus grande quantité d'eau, qu'on agite bien les nia-> tières, ou, mieux encore,^ si l'on verse dans une grande quantité de ce liquide froid le savon qu'on aura fait dissoudre préalablement dans de l'eau bouillante, il arrivera que peu à peu la plus grande partie du stéarate et du margarate, et une très*faible quantité d'oléate, seront réduites i^ en potasse qui restera en dissQliition avec la plus grande partie de l'oléate, %"" en bistéarate, bimargarate et suroléate qui se précipiteront à l'état d'une matière nacrée. Jamais on ne parvient à obtenir la séparation complète du bistéa-
rate et da bimargarate de potasse que le savon pourrait donner, par la raison que l'oléate de potasse, plus la potasse^ ont une telle affinité pour eux, qu^une portion reste en dissolution. Aussi observe-t-on qu'en neutralisant Texcès de Taicali mis à nu, on favorise le dépôt d^une nouvelle quantité de matière nacrée; mais, encore uine fois, par ce moyen on ne parvient ja* mais à isoler la totalité des acides stéarique et niargarique de l'acide oléique.
le suppose qu'on soit parvenu au point dV voir une liqueur qui ne donne plus de dépik nacré, alors on la fei*a concentrer après l'avoir filtrée j et en y versant de l'acide hydrochlorique, on en séparera les acides stéarique , margarîque et oléique à l'état d'un liquide huileux. En exposant celui-ci à des températures de plus en plus basses, en ayant le soin de séparer chaque fois la partie solide de la partie liquide^ on finira par obtenir de l'acide oléique qui ne se congèle qu'à plusieurs degrés au-dessous de zéro.
Je reprends maintenant le traitement de la matière nacrée formée de bistéarate, de bimargarate et d'une petite quantité de suroléate de potasse. Pour comprendre la séparation de ces
deux corps, il faut/ savoir que ce.bimargarate de potasse, et surtout le suroléate, sont plus solubles dans l'alcool que ne Tesl le bistéarate de potasse. Il en résulte que si vous traitez la matière ruicrée sèche par de l'alcool bouillant]; par exemple si tous faites trois traitemens en employant chaque fois lo parties d'alcool pour une de matière nacrée, vous la dissoudrez toute, ou presque toute; l'alcool,, en se refroidissant, déposera du bistéarate et du bimargarate , mais retiendra la plus grande partie dii suroléate avec un peu de bistéarate et une certaine proportion de bimargarate. £n traitant le dépôt par l'alcool, comme la première fois, on finira par obtenir da bistéarate dont Tacide est fusible à 70^. D'un autre côté, lorsqu'on aura un bimargarate dont l'acide n'éprouvera pas de changement dans sa fusibilité de 60^, après qu'on l'aura eu soumis à plusieurs traitemens alcooliques, on aura le bimargarate pur. Ou obtiendra les acides stéarique et margarique hydratés en décomposant le bistéarate et le bimargarate par l'acide hydrochlorique.
■ Deuxième procédé, — On peut arriver à séparer le stéarate et le margarate de l'oléatç de potasse d'une manière plus expéditive, en
APPLIQUÉE A LA TEIRTURE. 7 5
traitant le savon desséché par de l'alcool d'une densité de 0,83a froid. Celuî-ci dissout beau* coup nciieux Foléate de potasse qu'il ne dissout le margarate et le stéarate ; on fait donc réagir les corps; et lorsque l'alcool est saturé, on le décante, et on le remplace par de nouvel alcool, et cela jusqu'à ce que ce liquide ne dissolve presque plus riin. Alors on à un résidu formé de stéarate et de margarate neutres, et de trèspeu d'oléate également neutre. En le traitant par Valcool bouillant comme la matière nacrée, on isole les sels l'un de l'autre. Quant à la solution qui contient la pins grande partie de l'oléate, on la fait évaporer à sec; et en appliquant de l'alcool au résidu on en sépare une certaine quantité de margarate : en faisant ensuite évaporer la nouvelle solution et traitant'la matière qu'elle a laissée par Ueau et l'acide hydrochlorique , on obtient un acide oléique que l'on expose au froid, comme il a été dit plus haut.
Troisième procédé. — On peut encore, en soumettant à la presse les acides séparés du savon par l'acide hydrochlorique, les réduire 10 en une matière fusible de 5o à 55o environ, composée d'acides stéarique et margarique et d'une très-petite quantité d'acide oléique ; a^ en
une matière liquide formée d'acide oléique et d'uae petite quantité d'acides margarique et stéarique.
REMiUBlQUES.
Le savon de graisse humaine ne contient que de l'oléate et du margarate.
Si l'on voulait se procurer d)s Vacide oléique sans vouloir obtenir d'acide stéarique, il serait préférable d'employer le savon de graisse deporc plutôt que celui de suif.
ACIDE HiaNIQUE.