‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 148 sur 544 · DÉFINITION DU MOT SEL · texte numérisé non relu

DÉFINITION DU MOT SEL

Â. Par les €mciens.

Les anciens chimistes donnaient le nom de sel à toute matière soluble dans Veau^ sapide^ ayant une pesanteur^ une fixité et une solidité moyennes entre celles de la terre et de F eau. Cette définition avait plusieurs inconvéniens graves : elle réunissait dans la même classe des corps acides, alcalins et neutres, tels que les addes sulfurique, nitrique, les protoxides de potassium, de sodium^ les chlorures de ces métaux; elle réunissait en outre des matières d'une composition plus complexe que celle des corps que je viens de nommer, telles que les sulfates , les nitrates de potassç, de soude, etc. ; enfin des composés teb que le sucre, le sucre de lait.

Ajoutons que lorsque la solubilité dans Teau, la sapidité, etc., n'étaient pas très-roarquées , il devenait souvent impossible de prononcer si tel corps était assez soluble, assez sapide, etc. , pour être considéré comme un sel.

B. Par V école de Lwoisier.

Les chimistes de l'école de Lavoisier, en définissant les sels des composés d'un acide et d'une base salifiable dans lesquels les propriétés caractéristiques de V acide et de la base sont plus ou moins neutralisées, ont été plus conséquens aux prinfcipes de la méthode, car les acides et les bases salifiables une fois reconnus ^ il ne peut plus y avoir d'incertitude dans l'application de la définition à un composé donné , puisqu'il s'agit de savoir si ce composé est ou n'est pas le résultat de l'union d'un acide avec une base salifiable.

Malheureusement la limite qui sépare les acides dès corps qui ne rougissent pas le tournesol, et qui ont cependant de l'affinité pour les alcalis, n'étant pas plus établie d'une manière rationnelle que celle qui sépare les bases salifiables des corps neutres (i'* leçon^ pag. 35), il y aura toujours de l'incertitude lorsqu'il s'agira

d'appliquer la définition précédente à des composés dont un au moins des principes immédiats n*est pas décidément acide ou décidément alcalin.

Quoi qu'il en soit, pour ne pas exagérer les difficultés du sujet, et pour satisfaire en même temps aux modifications apportées par les observations nouvelles aux théories de Lavoisier, je consacrerai exclusivement cette quatrième

division de la première partie de mon cours

aux sels proprement dits, que j'examinerai dans

trois sous-divisions.

Première sous-^yision. — Composés formés

d'un acide et d'un oxide salifiable.

Deuxième sous-dimion. — Composés formés

d'un acide et d'ammoniaque.

Troisième souS'diuision. — Composés formés

d'un acide et d'une base salifiable appartenant

à la troisième division.

J'examinerai dans la cinquième division les composés qui paraissent avoir une composition analogue à celle des seb , c'est-à-dire qui paraissant formés d'un corps composé faisant fonction d'adde ou de principe électro-négatif, et d'un corps composé faisant fonction d'alcali ou de principe électro-positil

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